Caritas approuve les nouvelles règles pour la collecte de textiles avec une réserve

Réponse à la procédure de consultation relative à l’adaptation de l’ordonnance fédérale sur les déchets (OLED)

Le Conseil fédéral souhaite modifier la réglementation de la collecte de textiles dans le cadre de l’ordonnance sur les déchets. Caritas salue la réglementation fédérale, tout en mettant en garde contre le risque de prétériter les organisations d’utilité publique.

Avec sa Centrale de vêtements à Emmen et les Caritas régionales, Caritas s’implique depuis 1970 dans la collecte de vêtements de seconde main, ce qui lui permet de combiner geste écologique et engagement social. Les habits collectés sont destinés aux personnes en situation de pauvreté et aux requérants d’asile dans le cadre de l’aide vestimentaire et du secours d’hiver ou vendus dans des boutiques de seconde main. La Centrale de vêtements propose en outre des offres d’intégration professionnelle.

En tant qu'organisation à but non lucratif, il est donc très important pour Caritas que la présente ordonnance simplifie les procédures pour les organismes à but non lucratif et les organisations caritatives du secteur textile et n'entrave pas leurs activités actuelles.

Un pas important pour l’économie circulaire

Caritas approuve en principe l’assouplissement prévu des monopoles cantonaux sur les déchets urbains. Désormais, les fournisseurs privés de textiles usagés n’auront plus besoin de concession pour pouvoir collecter dans toute la Suisse. Un recyclage efficace des textiles dans une logique d’économie circulaire ménage les ressources naturelles et évite que trop de textiles usagés soient exportés dans les pays du Sud où ils peuvent peser sur les marchés locaux et causer des problèmes de recyclage.

Il ne faut pas prétériter les organisations d’utilité publique

Caritas demande toutefois que la nouvelle réglementation ne fasse pas peser une charge disproportionnée sur les organisations d’utilité publique. Une procédure d’autorisation simplifiée pour les œuvres d’entraide dont il est établi que leur collecte sert en premier lieu à la réutilisation serait indiquée, tout comme une autorisation collective pour les organisations faîtières.

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Photo de couverture: © Annette Boutellier