

«Maintenant, je peux bien m’occuper de mon bébé»
Yassa est devenue maman à seulement 17 ans. Sa famille ne pouvant pas l’aider, elle a trouvé refuge dans un centre d’accueil soutenu par Caritas à Bamako. Aujourd’hui, elle retrouve espoir. Grâce à la formation qu’elle reçoit, elle croit en son rêve : ouvrir son propre salon de coiffure.
Son bébé sur le dos, Yassa prépare le repas dans la cour du foyer où elle a trouvé refuge. Elle est arrivée ici il y a un an avec sa petite fille âgée alors de quatre mois. Ce havre de paix lui permet d’offrir à son enfant un cocon de sécurité et de chaleur après une période très difficile.

Je suis tombée enceinte lorsque j’étais en classe de terminale, raconte la jeune fille. Par crainte des réactions, j’ai quitté la maison de ma mère pour Nioro, chez ma grand-mère maternelle.Yassa
Malheureusement, elle est décédée une vingtaine de jours après mon accouchement. «Après son décès, j’ai rencontré des difficultés avec deux de ses enfants, ce qui m’a contrainte à retourner à Bamako. J’ai alors été hébergée par une amie dans un premier temps, mais c’était difficile. C’est alors que j’ai pu venir dans ce foyer.»
Yassa était malade lorsqu’elle est arrivée dans ce centre d’accueil du BNCE (Bureau national catholique de l’enfance), une association qui aide les jeunes filles victimes de violence ou en situation de vulnérabilité. «J’étais alors incapable de prendre soin de moi et de mon enfant», dit-elle. Avec l’aide de Caritas, Yassa et son bébé ont pu recevoir des soins médicaux et ont retrouvé la santé. «Maintenant, je peux bien m’occuper de mon bébé», se réjouit-elle.
Construire son avenir
L’objectif de Yassa est désormais de se créer un avenir plus stable. La jeune fille est déterminée: «Aujourd’hui mon projet est de lancer mon propre salon de coiffure. J’ai d’ailleurs déjà suivi une formation à la maison de la femme de Bamako. Je pourrais aussi vendre dans ce salon des produits féminins, des chaussures, des sacs, des pagnes, des colliers, des parfums…» Prochaine étape: chercher le lieu idéal pour ce salon, non loin du quartier de sa tante chez qui elle pourra bientôt loger. Petit à petit, Yassa construit son avenir, et celui de sa fille, avec détermination, force et optimisme.

Plus de 200'000 enfants sont déplacés au Mali. Les raisons sont multiples: climat, conflits, instabilité politique, problèmes économiques. Le projet de Caritas «Protection, promotion et respect des droits des enfants en situation de mobilité» (PRISM) identifie les enfants dont les droits sont menacés, leur fournit une protection et soutient les acteurs étatiques et non-étatiques dans l’application les droits des enfants. Il est mené en partenariat avec le Conseil danois pour les réfugiés (CDR), deux ONG locales et l’Organisation internationale pour les migrations.
- Avec 40 francs, vous assurez l’assistance d’un enfant en besoin de protection : accompagnement psychosocial, couverture des besoins de base.
- Avec 100 francs, vous contribuez à la prise en charge de besoins spécifiques d’enfants en extrême vulnérabilité (accouchement, opération, maladie grave).
- Avec 125 francs, vous contribuez au fonctionnement des centres d’accueil (formation de psychologues, matériel.)
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Photo de couverture: Yassa partage un moment de calme avec sa petite fille. Malgré toutes les difficultés, elle trouve toujours en elle une source d'espoir. © John Kalapo