Très peu d’articles de secours parviennent toujours à Gaza, et leur distribution reste extrêmement difficile.
Très peu d’articles de secours parviennent toujours à Gaza, et leur distribution reste extrêmement difficile.

Des obstacles importants limitent l’aide humanitaire à Gaza

La Suisse doit tout faire pour que l'aide arrive à destination

La situation humanitaire à Gaza ne s'est que peu améliorée depuis le cessez-le-feu et la résolution de l'ONU. La quantité de matériel de secours qui parvient jusqu’à Gaza est encore bien trop faible pour couvrir les besoins. La Suisse doit agir pour que la situation s’améliore.

Actuellement, l'aide continue d'arriver à Gaza, mais l'approvisionnement de la population civile est fortement limité. Selon le consortium international d'ONG AIDA, des biens humanitaires d'une valeur d'environ 50 millions de dollars sont actuellement bloqués aux postes frontières et dans des entrepôts, et ne peuvent pas être acheminés jusqu’à Gaza. Il s'agit de denrées alimentaires, de produits médicaux et hygiéniques et de matériel pour des abris provisoires.

Cela va à l'encontre de l'intention de l'accord de cessez-le-feu, qui fixe notamment l'objectif d'améliorer la situation catastrophique d'approvisionnement de la population. Avec l'arrivée imminente de l'hiver, il est extrêmement important que le plus grand nombre possible de biens puisse être acheminé à Gaza afin de subvenir aux besoins de la population dans le besoin. Pourtant, c'est précisément maintenant que les autorités israéliennes demandent aux ONG de se réenregistrer. Cela entrave leur travail, car cet enregistrement est un processus long et restrictif. Certains biens humanitaires ne peuvent pas être importés, comme les matériaux pour les abris temporaires ou les produits pour l'hygiène. Le nombre limité d'accès et de routes vers Gaza constitue également un obstacle majeur.  

Caritas salue le fait que la Suisse augmente sa contribution à l'aide humanitaire à Gaza. Elle attend également du gouvernement suisse qu'il demande clairement à Israël de permettre l'approvisionnement humanitaire et de ne plus entraver l’accès à Gaza.

Voici ce qui est demandé:

  • L'ouverture de points de passage et d'itinéraires supplémentaires, ainsi que des horaires plus souples pour le transport de l'aide à travers les zones contrôlées par l'armée israélienne.
  • Une augmentation significative du nombre de transports humanitaires autorisés.
  • Une autorisation des articles interdits pour le moment, tels que les latrines préfabriquées, les tentes, les chariots élévateurs et les camions.
  • L'autorisation de remettre en état les installations d'eau et d'hygiène dans les zones densément peuplées de Gaza.
  • La mise en pause du nouveau processus d'enregistrement, qui limite fortement le travail des ONG internationales. 

Il est urgent que le travail des ONG internationales ait autant d’impact que possible. Elles ont la capacité de mener des actions de secours vitales, à condition de ne pas en être empêchées, comme c'est le cas actuellement.

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Photo de couverture: Très peu d’articles de secours parviennent toujours à Gaza, et leur distribution reste extrêmement difficile. © CRS