Tchad

Développement Inclusif des Zones d’Accueil (DIZA-Sud)

Au Tchad, les tensions économiques et sociales sont fortes : difficile accès aux services de base, insuffisance des infrastructures publiques, manque d’opportunités économiques, notamment pour les jeunes. À ces facteurs internes s’ajoute une instabilité régionale persistante qui génère des flux de réfugiés et de retournés. C’est dans ce contexte que Caritas, a travers le projet DIZA-Sud, vise à coordonner des actions qui s’inscrivent dans le cadre du nexus humanitaire et développement, pour soutenir l’accès aux services de base, renforcer la création d’opportunités économiques et d’emplois, et améliorer les mécanismes de concertation locale. 

 

Pays / région / lieu
Tchad, Moyen-Chari, Mandoul et Logone Oriental


Groupe cible
Direct : 111 400, Indirect : 320 000


Budget nécessaire
10 084 463 Schweizer Franken


Durée du projet
01.11.2018 bis 31.10.2023


Numéro du projet
P180072 


Objectif du projet
Améliorer les conditions de vie des autochtones, réfugiés et retournés

 
 

De quoi s’agit-il?

Le Tchad est le plus grand pays sans accès à la mer du continent africain. Selon l'Indice de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Tchad se classait 186ème sur 189 pays en 2018, 187ème en 2020, ce qui en fait l'un des pays les plus pauvres du monde. L'économie dépend de l'industrie pétrolière, la chute des prix comprimant les dépenses publiques et augmentant la dette. Cependant, la grande majorité de la population travaille dans l'agriculture. La situation centrale du Tchad le rend structurellement vulnérable à l'insécurité alimentaire et à des pénuries d'eau. En même temps, c'est un refuge potentiel pour les migrants des pays voisins peu sûrs. Selon les données 2015 de l'UNESCO, seulement 26% de la population du pays savent lire et écrire, et la moitié seulement a accès à l'eau potable (WHO, 2020). À cela s'ajoute l'inégalité entre les sexes. Les femmes font l'objet d'une grave discrimination.

Malgré le grand potentiel agricole au sud du pays, ces dernières années la région a de plus en plus souffert des effets du changement climatique, de la dégradation des sols et des nombreuses crises qui ont frappé la République centrafricaine voisine. Les groupes les plus pauvres de la population locale ont de grandes difficultés à s'adapter à l'évolution constante des circonstances. L'accès aux services de base pour couvrir les besoins essentiels (eau, santé, éducation et alimentation) n'est pas garanti pour une grande partie de la population ou provoque de grandes difficultés. Pour les jeunes surtout, les difficultés économiques sont considérables. Leurs chances de trouver un emploi régulier dans le secteur formel sont faibles et le chômage élevé. Les centres de formation locaux sont rares, ont peu de capacité et ne sont souvent ni physiquement ni financièrement accessibles aux personnes intéressées.

Afin de lutter contre les causes profondes de la vulnérabilité, de la fragilité et des conflits, le Tchad est un pays pilote pour « l’approche nexus » qui vise à fusionner les actions humanitaires et de développement, de plus en plus en intégrant la paix (triple nexus), tout en répondant aux besoins humanitaires et en renforçant la résilience. À ce titre, le projet représente une initiative nexus phare pour le pays, et s'appuie sur la longue expérience de Caritas en matière d'action humanitaire et de coopération au développement dans le pays depuis les années 70, ainsi que sur son expertise développée grâce à son approche dans la promotion de l’utilisation durable des ressources naturelles et le développement économique local dans les zones rurales.

 

Que faisons-nous?

Le programme Développement Inclusif des Zones d’Accueil (DIZA), cofinancé par l'Union européenne (UE) et l'Agence française de développement (AFD), est implanté à l'est (DIZA-Est) du pays dans les provinces de Sila, Ouaddaï, et du Salamat, et au sud (DIZA-Sud), dans les provinces du Logone Oriental, du Mandoul et du Moyen Chari. Les deux projets sont mis en œuvre par deux consortiums d'ONG distincts, dont Cartias Suisse est le chef de file pour DIZA-Sud. Avec un mandat de cinq ans (2018-2023), les autres membres du consortium DIZA-Sud sont Caritas Sarh, Initiative Humanitaire pour le Développement Local (IHDL), Solidarités International (SI), et Swisscontact.

Dans un contexte de chevauchement de crises, la dégradation des conditions de vie touche à la fois populations hôtes, réfugiées et retournées. Ces populations ne disposent pas des mêmes capacités à faire face aux événements. Les groupes particulièrement ciblés par ce projet sont ceux qui disposent de caractéristiques reflétant une plus faible capacité à affronter et s’adapter à ces différents chocs, avec une incapacité à couvrir l’ensemble de leurs besoins de base. Afin de minimiser les facteurs contribuant aux tensions entre communautés, à l'insécurité et au risque d'accroissement des déplacements forcés et de conflits, l'objectif global du programme est d'améliorer les conditions de vie des populations hôtes, des réfugiés et des retournés dans les zones d'accueil à travers un appui au développement local inclusif.

S'appuyant sur l'expérience et les résultats obtenus par les projets SODEFIKA et FORMI, deux projets mandatés par la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) et également mis en œuvre par Caritas Suisse au Tchad, le projet s'inscrit dans les spécificités du contexte et du lieu et englobe trois objectifs spécifiques qui font le lien entre les activités humanitaires et de développement grâce à l'expertise spécifique de ses partenaires du consortium et en étroite coordination avec les acteurs étatiques.

Le premier objectif spécifique vise à soutenir l'accès aux services de base et aux mécanismes de protection sociale et veille à ce que les besoins fondamentaux en matière de sécurité alimentaire soient satisfaits grâce à des activités telles que l'argent contre travail ou l'argent inconditionnel et la création et le soutien de groupements, tels que les associations villageoises d'épargne et de crédit (AVEC). Ces activités visent à diminuer le poids financier du ménage, permettant ainsi à ses membres la possibilité de participer aux autres activités du projet. Le deuxième objectif renforce la création d'opportunités économiques et d'emplois afin de donner aux populations les moyens pour parvenir à l'autosuffisance économique et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. A ce titre, le projet renforce les chaînes de valeur des filières karité, arachide, sésame et courge en accompagnant 20 coopératives cantonales ; il met en œuvre des formations professionnelles mobiles dans des métiers pertinents pour le contexte suivi d'un appui aux lauréats dans la création de leurs activités génératrices de revenus ; et il met en œuvre des sensibilisations et des formations en éducation financière permettant un meilleur accès aux services financiers. Le troisième et dernier objectif spécifique renforce les mécanismes de concertation locale entre les acteurs à travers l'élaboration ou la mise à jour de plans de développement locaux ainsi que des activités de cohésion sociale. 

Le projet coordonne étroitement avec les autres acteurs de la zone de mise en œuvre (acteurs étatiques, HCR, ONG) afin d'éviter les doublons. Dans la phase finale d'implémentation du projet, l'accent sera mis sur la durabilité à travers l'appropriation par la communauté et parties prenantes.
 

 

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