Forum Caritas 2022 : (In) égalité : la pauvreté féminine

 

Galerie de photos

 
Caritas-Forum 2022
Le nombre de participantes et participants n’a jamais été aussi élevé : la grande affluence au Forum 2022 a mis en évidence l’urgence de la question de la pauvreté des femmes.
Caritas-Forum 2022
Accueil et enregistrement des participants au Forum (c) Toutes les photos : Nique Nager
Caritas-Forum 2022
« Dans la réalité, l’égalité présente de nombreuses lacunes » : Gisèle Girgis, membre du Présidium de Caritas Suisse, lors de son allocution de bienvenue.
Caritas-Forum 2022
« Il est temps de mettre en place un système d’assurance sociale indépendant du sexe et de l’état civil. » : Andrea Gisler, avocate.
Caritas-Forum 2022
« Il est impératif d’améliorer les conditions de travail dans les professions fortement féminisées » : Morgane Kuehni, professeure de sociologie du travail.
Caritas-Forum 2022
Le Forum 2022 de Caritas Suisse s’est tenu à guichets fermés.
Caritas-Forum 2022
Le dessinateur et caricaturiste Jonas Raeber a enthousiasmé le public avec son humour pointu.
Caritas-Forum 2022
Le professeur d’économie politique Mathias Binswanger a expliqué pourquoi ce sont précisément les activités de soins qui sont mal rémunérées.
Caritas-Forum 2022
« Avec la pandémie, on constate une fois de plus que les femmes sont les premières perdantes dans les crises » : Ueli Mäder, professeur émérite de sociologie.
Caritas-Forum 2022
« Il ne doit plus y avoir de dépendance entre l’aide sociale et le droit des étrangers » : Lelia Hunziker, Secrétaire générale du FIZ
Caritas-Forum 2022
« La politique suisse de l’égalité modifie les comportements plutôt que les conditions » : Markus Theunert, secrétaire général de « männer. ch » et « MenCare Schweiz ».
Caritas-Forum 2022
La sociologue et chercheuse sur le genre Franziska Schutzbach (à gauche) en interview avec Manuela Specker, modératrice et responsable du programme du Forum.
Caritas-Forum 2022
Parallèlement au forum, nous publions l’Almanach social 2022, également consacré à la pauvreté des femmes.
Caritas-Forum 2022
Le Forum 2022 de Caritas Suisse a enregistré un record d’affluence avec plus de 300 participants.
Caritas-Forum 2022
« Il faut rompre le lien juridique entre le statut de séjour et la garantie du minimum vital » : Marianne Hochuli, membre de la Direction de Caritas Suisse.
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Le nombre de participantes et participants n’a jamais été aussi élevé : la grande affluence au Forum 2022 a mis en évidence l’urgence de la question de la pauvreté des femmes.
Accueil et enregistrement des participants au Forum (c) Toutes les photos : Nique Nager
« Dans la réalité, l’égalité présente de nombreuses lacunes » : Gisèle Girgis, membre du Présidium de Caritas Suisse, lors de son allocution de bienvenue.
« Il est temps de mettre en place un système d’assurance sociale indépendant du sexe et de l’état civil. » : Andrea Gisler, avocate.
« Il est impératif d’améliorer les conditions de travail dans les professions fortement féminisées » : Morgane Kuehni, professeure de sociologie du travail.
Le Forum 2022 de Caritas Suisse s’est tenu à guichets fermés.
Le dessinateur et caricaturiste Jonas Raeber a enthousiasmé le public avec son humour pointu.
Le professeur d’économie politique Mathias Binswanger a expliqué pourquoi ce sont précisément les activités de soins qui sont mal rémunérées.
« Avec la pandémie, on constate une fois de plus que les femmes sont les premières perdantes dans les crises » : Ueli Mäder, professeur émérite de sociologie.
« Il ne doit plus y avoir de dépendance entre l’aide sociale et le droit des étrangers » : Lelia Hunziker, Secrétaire générale du FIZ
« La politique suisse de l’égalité modifie les comportements plutôt que les conditions » : Markus Theunert, secrétaire général de « männer. ch » et « MenCare Schweiz ».
La sociologue et chercheuse sur le genre Franziska Schutzbach (à gauche) en interview avec Manuela Specker, modératrice et responsable du programme du Forum.
Parallèlement au forum, nous publions l’Almanach social 2022, également consacré à la pauvreté des femmes.
Le Forum 2022 de Caritas Suisse a enregistré un record d’affluence avec plus de 300 participants.
« Il faut rompre le lien juridique entre le statut de séjour et la garantie du minimum vital » : Marianne Hochuli, membre de la Direction de Caritas Suisse.
 

 

Photos : Nique Nager/Caritas Suisse

 

Documentation

  • Dossier
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    Forum de Caritas 2022 : programme Download
  • Factsheet 2022
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    Download
  • Forum 2022 : « La pauvreté à visage féminin »
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    Programme Download
 

Pourquoi les femmes sont plus exposées à la pauvreté

Non seulement les femmes travaillent plus souvent dans des conditions précaires, mais elles sont également désavantagées en matière de protection sociale, car celle-ci s’oriente vers une activité professionnelle à plein temps sans « trous » et vers un modèle familial traditionnel. Malgré l’égalité juridique, les femmes sont donc plus touchées par la pauvreté que les hommes. Ce thème a rassemblé plus de 300 participants au Forum Caritas. C’est un record. 

Dans son mot de bienvenue au Forum de politique sociale, Gisèle Girgis-Musy, membre de la présidence de Caritas Suisse, a relevé que l’égalité, pourtant ancrée dans la Constitution suisse, n’est en réalité pas acquise dans de nombreux domaines. Cela concerne aussi la question de savoir quel travail est rémunéré et quel travail ne l’est pas, ou insuffisamment : « Penser que les femmes ont aujourd’hui les mêmes possibilités que les hommes, c’est ignorer les causes structurelles de la pauvreté des femmes. Les représentations traditionnelles des rôles ont des répercussions aujourd’hui encore. »

Andrea Gisler, avocate et spécialiste du droit de la famille, a montré comment la sécurité sociale empêchait les femmes, qui continuent d’assumer une grande partie du travail de soins, de se constituer une prévoyance vieillesse adéquate. À cela s’ajoute le fait que de nombreuses femmes sont sous-employées, sous-payées et surexploitées — et donc souvent pauvres malgré le fait qu’elles travaillent, comme l’a souligné Morgane Kuehni, professeure à la Haute école de travail social et de la santé de Lausanne. Le travail à temps partiel non-volontaire est surtout en vigueur dans les secteurs des soins et des services qui comptent une proportion très élevée de femmes.  

Pourquoi précisément les activités de soins, essentielles au bon fonctionnement de la vie quotidienne, sont-elles plus mal rémunérées ? Le professeur d’économie Mathias Binswanger, en prenant pour exemple le système de santé, apporte une réponse inconfortable à cette question : la tertiarisation et la croyance aveugle dans les diplômes et les qualifications qui en découle ont créé de nombreux nouveaux emplois qui alimentent une bureaucratie croissante et qui se sont éloignés de l’activité principale d’importance systémique. Cette évolution a renforcé la pression salariale sur les aides-soignantes — c’est-à-dire précisément sur les personnes effectuant les tâches fortement en lien avec les patients, ces personnes qui sont également sous pression parce qu’elles échappent à la logique économique du profit et dont le travail ne peut être automatisé et rationalisé. Elles sont donc exposées à une concurrence mondiale de plus en plus rude de la part d’une main-d’œuvre bon marché.

La vulnérabilité de l’économie face à la crise renforce la pression à faire des économies, notamment au détriment des services à la personne. Ueli Mäder, professeur émérite de sociologie, a expliqué pourquoi les femmes sont plus touchées par les crises et doivent assumer un risque de pauvreté plus élevé que la moyenne. De plus, en temps de crise, les rôles traditionnels ont tendance à se renforcer. 

Lelia Hunziker, secrétaire générale du FIZ — Centre d’assistance aux migrantes et aux victimes de la traite des femmes, a relevé qu’il fallait commencer par comprendre l’imbrication des différentes formes de discrimination. Les femmes seraient en effet particulièrement exposées à la simultanéité de différentes discriminations : Les migrantes, dont le statut de séjour dépend de leur mari ou de leur employeur, ne peuvent pas se défendre contre la violence sans craindre d’être expulsées. 

Markus Theunert, secrétaire général de la faîtière des organisations suisses d’hommes et de pères « männer. ch » a relevé les aspects cachés de la politique suisse de l’égalité. « Il s’agit d’une politique orientée vers la classe moyenne destinée aux personnes déjà privilégiées, qui dissocie les questions de genre et de justice au lieu de les intégrer systématiquement », a-t-il critiqué.

Lors de la dernière table ronde avec Manuela Specker, responsable et modératrice du programme du forum, la sociologue et chercheuse sur le genre Franziska Schutzbach a ausculté les promesses de liberté de l’émancipation : la participation croissante des femmes au marché du travail ne s’accompagne toujours pas d’une répartition égale du travail de soins. Ce sont encore principalement les femmes qui effectuent ces travaux gratuitement ou pour un salaire peu élevé. Cette répartition des rôles est l’une des principales raisons, à la fois de l’augmentation du risque de pauvreté pour les femmes, et du risque d’épuisement qui les concerne au premier chef. 

 

Almanach social 2022: «(In)égalité: la pauvreté féminine »

L'annuaire de Caritas sur la situation sociale en Suisse, tendences, analyses et faits.

Almanach social 2022

 
Akkordeon Forum Archiv FR
 

Le risque d’exclusion des personnes pauvres a fortement augmenté ces dernières années. En cause : l’insécurité de plus en plus marquée sur le marché du travail et la nouvelle conception de l’État-providence – qui s’oriente désormais sur les principes de la compétence et de la capitalisation et ne tient pas compte de la réalité du marché du travail. La tendance ne va pas s’inverser ; avec la crise du Covid-19, de plus en plus de personnes risquent de vivre une exclusion due  
à la pauvreté

 

L’aide sociale est sous pression. Dans certains cantons, des initiatives visant à réduire le forfait d’entretien ont été lancées. Comment en sommes-nous arrivés là ? Et surtout : comment redonner sa légitimité à l’aide sociale en Suisse ? Le Forum 2020 de politique sociale de Caritas Suisse se consacre à cette évolution dans le contexte de la lutte contre la pauvreté ; il s’interroge aussi sur les faiblesses du système actuel et émet des propositions de réforme.

 

 

Forum 2019 : La numérisation et ses conséquences sociales

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la numérisation. Les transformations du marché du travail sont à l'origine de grandes incertitudes et remettent en cause le système de sécurité sociale. La numérisation influence aussi la manière dont une société fonctionne et l’importance que l’on attribue à la solidarité et à l’équité.

Concrètement, l’être humain lui-même devient de plus en plus un objet de mesures. La progression des algorithmes, qui interviennent de plus en plus invisiblement dans nos vies et nos décisions institutionnelles, provoque d'autres mécanismes d'exclusion. Cette évolution crée de nouvelles hiérarchies, renforce les inégalités existantes et discrimine les personnes touchées par la pauvreté. C’est pourquoi le Forum 2019 a été consacré à la numérisation et à ses conséquences sur la société.

 

Forum 2018 : Nationalisme - approches sociopolitiques

Dans tous les pays industrialisés, on observe un repli des citoyennes et citoyens autour de l’idée d’une nation forte et barricadée derrière ses frontières. Les positions populistes de droite font florès et trouvent leur moyen d’expression dans les partis et groupes d’intérêt nationalistes et isolationnistes qui s’étendent partout en Europe. On veut désormais un État national qui manifeste clairement sa méfiance vis-à-vis des solutions internationales et du multilatéralisme. Ce souhait s’exprime particulièrement dans le débat qui fait rage un peu partout autour des politiques migratoires et le renforcement des mesures restrictives dans ce domaine.

Le retour de la nation et de la communauté nationale, l’exclusion de l’autre, l’autoritarisme, la résistance contre ce qui est étranger qui prend des allures de xénophobie : toutes ces caractéristiques du nationalisme reflètent une méfiance de plus en plus ouverte à l’égard de la capacité des processus démocratiques, en ce qui concerne la formation de l’opinion et la prise de décision, de proposer une réponse adéquate aux problèmes sociétaux et politiques d’aujourd’hui.

Dans ce contexte, le nationalisme enterre les fondements de la solidarité et de la participation sociales et favorise l’exclusion et la marginalisation de certains groupes et de certaines classes sociales. Le Forum 2018 de Caritas Suisse s'est penché sur les différents aspects du nationalisme, ses origines, ses causes et ses effets sur la société. 

 

Forum 2017 : Droit au travail

Forum 2017 : Droit au travail

En Suisse, 570 000 personnes vivent dans la pauvreté. Parmi elles, 145 000 ont pourtant une activité professionnelle : beaucoup travaillent même à plus de 100 %. Mais le revenu réalisé n’assure pas leur subsistance.

La Suisse traverse un profond changement structurel. Le progrès technologique entraîne la disparition de certaines tâches dans les branches à fort potentiel de production. Des domaines d’activité entiers sont délocalisés et, comme il en apparaît simultanément de nouveaux, les exigences posées aux employés se transforment. Le risque de chômage, d’insécurité à l’embauche, de bas salaires et d’occupation précaire augmente à mesure que le changement s’accélère. Ces péjorations ne privent pas seulement les intéressés de leurs moyens de subsistance, mais sapent aussi leur intégration sociale.

Le changement structurel enterre-t-il le droit au travail ? Le travail protège-t-il toujours contre la pauvreté et l’exclusion – et que faut-il faire pour qu’il conserve son rôle intégratif ?

Le Forum 2017, qui a eu lieu le 27 janvier 2017 à Berne, a abordé à partir de différentes perspectives le thème du droit au travail. La discussion a porté aussi bien sur les développements économiques que sociaux sur le marché du travail. Les approches et les limites de l’intégration professionnelle étaient présentées à travers des exemples concrets. Enfin le Forum a aussi soulèvé la question de savoir comment la société du travail qui prévaut en Suisse peut prévenir la pauvreté et la désintégration qui en résulte.

 

Forum 2016 : La famille n’est pas un luxe

En Suisse, 223 000 parents et enfants vivent dans la pauvreté. Élever des enfants constitue l’un des plus grands risques de pauvreté dans notre pays. C’est un scandale, car la famille et les communautés familiales représentent toujours une institution fondamentale de notre société. La famille est le lieu où les enfants grandissent, où les jeunes développent leurs capacités et leurs potentiels, où les malades sont soignés et les aînés pris en charge. La qualité de la vie de famille se répercute sur la santé de ses membres. La famille est un lieu de régénération privée où s’accomplissent de nombreuses tâches et prestations au profit de l’ensemble de la société.

Pourtant la Suisse investit peu dans les familles. Même en comparaison internationale : d’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la politique familiale suisse ne permet pas suffisamment de concilier travail et vie de famille, les frais de prise en charge extrascolaire sont trop élevés et les enfants de familles socialement défavorisées ne bénéficient pas d’une couverture financière suffisante.

Le Forum Caritas qui s’est déroulé le 29 janvier 2016 a réuni plus de 200 professionnels qui ont discuté de la question sous différentes perspectives.

En complément au Forum, Caritas Suisse publie l’Almanach social 2016 sous le titre « La famille n’est pas un luxe ».

 

Forum 2015 : Immigration

La Suisse est un pays d’immigration. Avec le Luxembourg, c’est le pays de l’OCDE qui a reçu en 2011 le plus grand nombre d’immigrés proportionnellement à sa population. En 2011, ces migrants ont rapporté à l’État 11 milliards de francs de recette nette. En bref : les immigrants contribuent considérablement au bien-être de la Suisse.

Malgré ce fait, on parle beaucoup de politique de la migration en Suisse, et la discussion porte sur les moyens de limiter l’immigration. On rend les immigrés responsables des problèmes structurels de la Suisse, par exemple la pénurie d’appartements. On leur impute la responsabilité des déficits des assurances sociales ou de l’augmentation du chômage.

Le Forum 2015 a saisi l’occasion de jeter un regard nouveau sur l’immigration. Des perspectives et des arguments inattendus, inspirés, irritants ou audacieux ont été au programme de la conférence sociopolitique de Caritas Suisse.

Les orateurs suivants se sont exprimés: Mariangela Wallimann Bornatico, présidente de Caritas Suisse; Catherine Wihtol de Wenden, Centre CERI-Sciences Po, Paris; Andy Tschümperlin, conseiller national socialiste du canton de Schwyz; Sandro Cattacin, Université de Genève; Mark Terkessidis, journaliste; Ylfete Fanaj, chargée de l’intégration dans le canton de Nidwald; Florian Wettstein, Université de Saint-Gall et Hugo Fasel, directeur de Caritas Suisse.

 

Forum 2014 : Habitat

En Suisse, de plus en plus de personnes ont du mal à trouver des logements à un prix abordable, bien que beaucoup de nouveaux logements ont été créés ces dernières années. On investit surtout dans l’habitat assurant un rendement élevé. Les développements actuels du marché du logement frappent le plus durement les personnes à faible revenu. Qu’est-ce qu’une politique du logement sociale et durable ?

Ce sont les sujets abordés au Forum de Caritas «Habitat» qui se déroule à Berne en présence de 200 personnes de la politique, de l’économie et du domaine social.

Les orateurs: Mariangela Wallimann Bornatico, présidente de Caritas Suisse, Ariane Widmer Pham, directrice du Bureau du Schéma directeur de l’Ouest lausannois dans le cadre du programme fédéral « Projets urbains », Fredy Hasenmaile, responsable du secteur Real Estate Research du Crédit Suisse, Ernst Hauri, directeur de l’Office fédéral du logement, Philippe Thalmann, professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, Rudi Meier, ancien directeur des affaires sociales de la ville de Lucerne et Hugo Fasel, directeur de Caritas Suisse.

Parallèlement au Forum, Caritas Suisse consacre également l’Almanach social 2014 au thème central de l’« Habitat » (en allemand).

 

Forum 2013 : Quelle formation contre la pauvreté?

Une formation lacunaire représente un risque de pauvreté. Particulièrement dans une société du savoir comme celle de la Suisse, la formation est la clé qui ouvre l’accès à l’autonomie économique et à la participation sociale. Mais précisément en Suisse, le niveau de formation atteint par l’individu est fortement déterminé par son origine sociale. L’accès à la formation n’est toujours pas encore assuré de la même manière pour tous. Les chiffres sont éloquents : environ 800 000 personnes en Suisse souffrent d’illettrisme. Près de deux tiers des bénéficiaires de l’aide sociale n’ont suivi aucune formation après l’école obligatoire. Au quotidien, ces chiffres signifient que les possibilités professionnelles et de participation sociale de ces personnes sont fortement restreintes.

Lors du forum que Caritas a organisé à Berne, des mesures allant de la promotion précoce à la formation en cours d’emploi ont été évoquées. La conférence sociopolitique a réuni 250 spécialistes de la classe politique, des milieux économiques et de l’action sociale.

Les orateurs: Walther Ch. Zimmerli, professeur de philosophie et directeur du groupe de travail « Une éducation pour la Suisse du futur », Regine Aeppli, conseillère d’État et directrice du Département de l’instruction publique du canton de Zurich, Pierre-Yves Maillard, conseiller d’État et chef du Département de la santé et de l’action sociale du canton de Vaud, Rudolf Strahm, président de la Fédération suisse pour la formation continue, Thomas Baumeler, responsable de secteur à l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie, et Hugo Fasel, directeur de Caritas Suisse.

Parallèlement au Forum, Caritas Suisse consacre également l’Almanach social 2013 à ce thème (en allemand).

 

 

 

Forum 2012 : Enfants pauvres

En matière de revenu et de fortune, les inégalités se renforcent. Les familles, en particulier les familles monoparentales et les familles nombreuses, sont plus souvent que la moyenne confrontées à la pauvreté. Une réalité choquante dans un pays aussi riche que la Suisse. Car la pauvreté laisse des traces dans le parcours de vie des enfants concernés. Comment faut-il aménager la politique familiale pour qu’elle ait un effet préventif sur la pauvreté? Tel est l’objet de la discussion qui rassemble 250 représentants de la classe politique, des milieux économiques et du secteur social au forum de Caritas à Berne.

Les orateurs: Heidi Simoni, responsable de l’Institut Marie Meierhofer pour l’enfance, Walter Schmid, président de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS), Isabelle Chassot, présidente de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP), Jacqueline Fehr, présidente de la Fondation Suisse pour la Protection de l’Enfant, Yves Rossier, directeur de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) et Hugo Fasel, directeur de Caritas Suisse.

Programme

 

Forum 2011 : Soins aux personnes âgées: une affaire privée?

L’écart entre riches et pauvres s’élargit avec l’âge. En Suisse, les personnes âgées font partie du groupe social le plus menacé par la pauvreté – ce qui a des conséquences sur les personnes touchées, mais aussi sur leurs proches. Et le nombre de personnes du 4e âge augmente. Que représente cette évolution en terme de cohésion sociale? Et comment faut-il concevoir la prise en charge des personnes âgées de manière socialement équitable? Ce sont les sujets abordés au Forum de Caritas qui se déroule à Berne en présence de 200 personnes de la politique, de l’économie et du domaine social.

Les orateurs: Otto Piller, président Curaviva Suisse, Katharina Amacker, responsable de communication d’entreprise chez Swisscom, Pierre-Yves Maillard, conseiller d’État vaudois, Département de la santé et des affaires sociales et Martin Mezger, ancien directeur de Pro Senectute Suisse et consultant indépendant.

 

 

Forum 2010 : Pauvre Suisse riche!

Une personne sur dix est touchée par la pauvreté. Or, la plupart des personnes concernées ne parviennent pas à sortir de cette spirale leur vie durant, même dans un pays riche comme la Suisse. On constate que la pauvreté est héréditaire, alors qu’il est tout à fait possible de briser cette fatalité. Quelque 250 spécialistes du monde politique, économique et social ont discuté de ces questions à Berne, lors du Forum de Caritas. Ils ont réfléchi à des stratégies concrètes qui devraient être mises en place pour combattre la pauvreté, ainsi qu’à des mesures politiques et sociales qui devraient empêcher que la pauvreté apparaisse.

Les orateurs:: Carlo Knöpfel, responsable secteur Inland und Netz, membre de la direction de Caritas Suisse, Ludwig Gärtner, vice-directeur de l’OFSP et membre du groupe d’experts stratégie contre la pauvreté, Ilona Kickbusch, Kickbush Health Consult, Christophe Dunand, entrepreneur social, professeur à la HES Genève et représentant du Conseil Romand des Entreprises d’Insertion (CREI) et Annemarie Sancar, déléguée aux questions de genre à la DDC.

Programme