Pauvreté en Suisse

En Haïti, la pauvreté, c’est de ne pas avoir de toit et pas d’argent pour assurer sa subsistance. En Suisse, on est pauvre lorsqu’on ne gagne pas un revenu suffisant pour entretenir sa famille, lorsqu’on n’arrive pas à payer l'assurance-maladie ou disposer d’un logement décent, ou lorsqu’une visite chez le dentiste est hors de prix. La pauvreté en Suisse est synonyme d’absence de contacts avec les autres, d’exclusion de la société et d’absence de perspectives. Elle est souvent cachée. 

 

En 2017, 675 000 personnes étaient touchées par la pauvreté en Suisse. Parmi elles, on compte un nombre supérieur à la moyenne de familles monoparentales et de personnes qui ont une formation réduite et qui ne peuvent pas trouver un nouveau travail après la perte de leur emploi. De plus, 160 000 hommes et femmes sont pauvres malgré un emploi rémunéré, ce sont les working poor. Plus d'un million de personnes (1,24 million) sont menacées de pauvreté, c'est-à-dire que leur revenu est nettement inférieur à celui de l'ensemble de la population (moins de 60% du revenu moyen). Parmi elles, on compte un nombre supérieur à la moyenne de familles avec trois enfants ou plus. La pauvreté n'est pas un phénomène marginal en Suisse.

En Suisse, une personne seule en situation de pauvreté dispose au plus de 2600 francs par mois. Après déduction des frais de logement et d’assurance-maladie, il lui reste 986 francs. Pour une famille monoparentale de deux enfants, le montant résiduel est de 1834 francs, et de 2110 francs par mois pour une famille biparentale de deux enfants. Ces sommes doivent payer l’alimentation, l’habillement, les moyens de communication, l’énergie, l’entretien courant du ménage, les soins de santé, les déplacements, les divertissements et la formation, les soins corporels ainsi que les cotisations à des associations et les loisirs. 

 

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