Causes et risques

Ce qui alimente la pauvreté en Suisse

La pauvreté est un problème non pas individuel, mais structurel. Elle résulte généralement de circonstances sociales sur lesquelles les personnes concernées n’ont guère d’influence. L’interaction de différents facteurs détermine le risque de pauvreté d’une personne.

Premières années de vie décisives

Les enfants doivent pouvoir essayer, découvrir et bouger. Mais les logements des familles défavorisées sont souvent beaucoup trop petits, situés dans un environnement dangereux, et les parents manquent de temps et d’argent pour accompagner leurs enfants de manière adéquate. Ainsi, ces enfants ont déjà de moins bonnes chances de départ lorsqu’ils entrent à l’école enfantine. Cela a de graves conséquences, car le manque d’éducation augmente considérablement le risque de pauvreté.

Un enfant sur cinq est pauvre en Suisse

En 2020, cela représentait 133’000 enfants.

Emplois précaires

Les personnes qui ne disposent pas d’une formation reconnue ont moins de chances d’obtenir un revenu qui permet de vivre décemment et occupent généralement des emplois précaires, pour un faible salaire et à des taux d’occupation peu élevés. Ces salaires ne suffisent souvent pas à subvenir aux besoins de la personne et de sa famille, cela diminue la reconnaissance sociale et engendre une faible pension à la retraite. Dans de nombreux emplois précaires, comme le travail rémunéré à l’heure, la protection sociale est insuffisante. Rares sont les personnes qui peuvent se permettre de suivre une formation continue pour augmenter leurs chances de trouver un bon emploi.

Une bonne santé, ça coûte cher

Les primes d’assurance-maladie augmentent depuis des années; elles sont difficilement supportables pour les ménages à bas revenus. La franchise de 10% dépasse déjà leurs possibilités financières. Ainsi, beaucoup choisissent une franchise élevée pour économiser sur les primes. Avec des conséquences dramatiques: ces personnes renoncent aux consultations médicales et aux médicaments nécessaires, faute de pouvoir payer elles-mêmes les frais. Ou elles s’endettent.

Une franchise élevée mène au piège de l’endettement

Le coût des primes d’assurance-maladie est un thème récurrent dans les consultations sociales de Caritas. Elles comptent parmi les plus grandes préoccupations des personnes disposant de faibles moyens financiers.

Risque de pauvreté pour les familles

Les enfants représentent un risque de pauvreté. De nombreux parents - surtout des mères - réduisent leur taux d’activité parce que les offres de garde d’enfants sont beaucoup trop chères ou ne représentent pas une solution adéquate, dans le cas par exemple du travail par roulement. Cette réduction signifie des revenus plus bas et conduit plus tard, à la retraite, à des rentes minimales.

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Photo de couverture: Familienarmut ist auch in der Schweiz ein Thema © Dominic Wenger