Respecter le droit de vivre en famille

Prise de position de Caritas sur le regroupement familia

En posant des règles trop rigides enmatière de regroupement familial, la Suisse refuseà de nombreuses personnes le droit de faire venirleurs proches et de pouvoir vivre en famille. D’ailleurs,les personnes ayant la nationalité suisse quiont des proches venant de pays extraeuropéenssont elles aussi moins bien traitées dans ce domaineque les citoyens de l’Union européenne. Etlorsqu’il s’agit de personnes au bénéfice d’un permisde séjour ou du statut de personnes provisoirementadmises, le regroupement familial, mêmede la famille très proche, s’avère pratiquementimpossible, car il est soumis à des critères économiqueset des temps d’attente trop difficiles àremplir. Caritas demande que ces discriminationsdu droit des étrangers soient abolies. Pour celleset ceux qui ont un emploi ou qui en cherchent un,il faut renoncer au critère des conditions financières.Les critères de regroupement et les tempsd’attente spécifiques aux statuts de personnesprovisoirement admises doivent être levés. Enlieu et place, il faut proposer à ces personnesdes possibilités d’acquérir des qualifications etd’améliorer leur situation économique. La Suissedoit prendre plus de responsabilités en matièrede regroupement familial, notamment en ce quiconcerne l’asile et les réfugiés. La Suisse doit égalemententrer en matière sur les demandes d’asiledes mineurs non accompagnés et des personnesdont la famille est dispersée, et offrir des visashumanitaires à leurs proches.

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«Il faut penser autrement la question du
regroupement familial en matière
de politique de migration et d’asile:
les membres de la famille qui arrivent ne
représentent pas une charge à limiter au
maximum. Au contraire, ils représentent
une ressource qui serait utile à la société
suisse.»

Respecter le droit de vivre en famille

«Il faut penser autrement la question du regroupement familial en matière de politique de migration et d’asile: les membres de la famille qui arrivent ne représentent pas une charge à limiter au maximum. Au contraire, ils représentent une ressource qui serait utile à la société suisse.»

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Michael Egli

Responsable du service Politique migratoire

+41 41 419 22 03megli@caritas.ch

Photo de couverture: © Thomas Plain