Aide aux réfugiés de Syrie

Aide aux réfugiés de Syrie

Plus de onze millions de Syriens sont en fuite, dont la moitié sont des enfants. Caritas Suisse assure depuis 2012 une aide d’urgence et un soutien à long terme pour un montant de 18 millions de francs en Jordanie, en Syrie, au Liban et au nord de l'Irak.

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Prix Caritas

Depuis 2003, Caritas Suisse décerne chaque année le Prix Caritas en juin. Ce prix honore des personnalités pour leur engagement admirable et leur travail remarquable dans les domaines de de la coopération au développement, de l’entente interculturelle ou dans le secteur social. Les lauréats se distinguent par un engagement novateur sur le long terme et ont besoin du soutien de la société et de la classe politique.

Le Prix Caritas va à une pédagogue ougandaise

Hugo Fasel, Mariangela Wallimann- Bornatico, Andrea Broggini, Alice Achan, Mgr Felix Gmür et Iwona Swietlik. photo: Priska Ketterer, Caritas Suisse

Le Prix Caritas 2016 a été décerné à Lucerne à la pédagogue et directrice d’école ougandaise Alice Achan. Andrea Broggini, président de l’administration de la Fédération des Coopératives Migros, a rendu hommage à l’engagement de la lauréate, qui travaille depuis plus de quinze ans en faveur de l’éducation et la formation des jeunes filles et des très jeunes mères.

Alice Achan est originaire du nord de l’Ouganda. Durant de longues années, de 1991 à 2006, cette région a été le théâtre d’une guerre entre l’armée ougandaise et l’organisation fondamentaliste Lord’s Resistance Army (LRA), l’Armée de résistance du Seigneur. Les premières victimes de ce mouvement paramilitaire ont été les enfants, recrutés de force comme enfants-soldats ou, pour les jeunes filles, réduites en esclavage sexuel pour les commandants de la LRA.

C’est dans ce contexte qu’Alice Achan a mené un combat infatigable pour redonner de l’espoir et des perspectives de vie aux jeunes filles mariées beaucoup trop tôt et qui deviennent mères alors qu’elles entrent à peine dans l’adolescence. Alice Achan a fondé les Girls Academies, deux écoles et instituts de formation pour les jeunes filles et les jeunes mères, et depuis lors, elle a étendu et développé constamment ces instituts. Depuis huit ans, elle a permis à plus de 2000 jeunes filles de suivre une formation.

Lors de la remise du Prix Caritas à Lucerne, Alice Achan a expliqué que la pauvreté et le faible niveau d’éducation sont souvent la raison du mariage forcé des filles, parce que leurs parents espèrent que leur dot viendra compléter le revenu familial. « Très souvent, les jeunes filles sont abandonnées par leur mari lorsqu’elles sont enceintes, et elles sont également exclues de l’école. J’ai au moins réussi à faire en sorte que les jeunes filles enceintes et les très jeunes mères d’Ouganda puissent retourner à l’école. »

L’éducation est la pierre angulaire d’un développement plus équitable

Andrea Broggini, président de l’administration des Fédérations des Coopératives Migros, a souligné quant à lui la vision de la lauréate qui considère que l’éducation des jeunes filles est la pierre angulaire d’un développement social plus équitable. « L’aspect le plus remarquable de l’engagement d’Alice Achan en faveur de l’éducation des jeunes filles est que ces dernières ne se perçoivent plus comme des objets et qu’elles peuvent devenir des femmes dotées d’une saine conscience d’elles-mêmes. »

Le prix est remis chaque année à des personnalités ayant accompli quelque chose de remarquable dans le domaine social, de la coopération au développement ou de la compréhension interculturelle. Il est doté d’une somme de 10 000 francs permettant à la lauréate de poursuivre son engagement. 


 

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Prix Caritas 2016

Prix Caritas 2015+-

Le Prix Caritas 2015 est décerné à un journaliste italien

Le Prix Caritas 2015 a été décerné aujourd’hui à Lucerne au journaliste, auteur, réalisateur et blogueur italien Gabriele del Grande. Monseigneur Felix Gmür, évêque de Bâle, a fait l’éloge du lauréat, qui s’engage publiquement depuis plus de dix ans en faveur des migrants échouant aux portes de l’Europe.

Gabriele del Grande, 33 ans, raconte dans ses livres et ses articles le destin tragique des nombreux migrants qui frappent aux portes de l’Europe. Il a constaté très tôt qu’il n’existait pratiquement aucune statistique sur les migrants et réfugiés. Il a donc intensifié ses recherches et les a publiées sur son blog « Fortress Europe » (La Forteresse Europe), depuis lors traduit en 21 langues. « Quelque 200 000 migrants et réfugiés arrivent chaque année par la Méditerranée. Comparativement aux 507 millions d’habitants de l’Union européenne, c’est très peu, cela représente 0,5 pour mille. L’Europe pourrait supporter cette charge sans aucun problème », constate Gabriele del Grande.

Comme l’a rappelé Monseigneur Felix Gmür dans son éloge, Gabriele del Grande mérite le respect et la reconnaissance pour son regard critique et cohérent sur la politique migratoire de l’Europe. Cette dernière est empoisonnée par l’obsession à la fois lourde de conséquences sociales et inefficace de dissuader les migrants : « Ils viennent quand même. Ils ne se laissent pas dissuader. Lorsqu’on fuit la violence, la guerre, l’oppression politique ou l’absence de perspectives et de chance, des frontières fermées ne sont pas dissuasives. »

Les réfugiés dont l’Europe ne veut pas sont des personnes comme vous et moi, a rappelé l’évêque. Ces personnes ont une dignité qu’il s’agit de respecter et de protéger sans condition. La dignité d’un être humain est inaliénable, elle n’est pas liée à un statut de séjour, elle fait partie de son humanité. « C’est pourquoi, dans notre politique envers les réfugiés et les migrants, nous devrions montrer plus de sympathie au lieu d’exclusion, plus de générosité au lieu d’indifférence, plus d’altruisme au lieu de mépris. », dit Monseigneur Felix Gmür. C’est aussi valable pour celles et ceux qui prennent les décisions politiques.


 

Prix Caritas 2014+-

Le Prix Caritas 2014 va au Proche-Orient

Photo: Priska Ketterer, Caritas Suisse

Le Jésuite Nawras Sammour, d’Alep, et le Jordanien Wael Suleiman se sont vus décerner à Lucerne le Prix Caritas 2014. Roger de Weck, directeur général de la SSR/SRG, a fait l’éloge des lauréats qui s’engagent depuis le début de la guerre pour les personnes déplacées en Syrie et en Jordanie voisine. Ils ont aidé d’innombrables personnes à survivre et à préserver leur dignité.

En tant que responsable du Service jésuite des réfugiés (JRS) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Nawras Sammour, lui-même natif de Syrie, a la charge de l’aide humanitaire de cette organisation en Syrie, notamment dans les villes de Damas et d’Alep. Wael Suleiman, directeur de Caritas Jordanie, s’occupe avec d’innombrables assistants professionnels et bénévoles des personnes syriennes déplacées par la guerre ayant trouvé refuge en Jordanie voisine.

Grâce à l’engagement des deux lauréats, des dizaines de milliers de familles syriennes ont pu survivre aux violences de la guerre. Les deux hommes ont mis à leur disposition nourriture, eau potable, vêtements, médicaments et logement.

Comme l’a relevé le directeur général de la SSR/SRG dans son éloge, Nawras Sammour et Wael Suleiman ne se sont pas contentés de venir en aide à d’innombrables personnes déplacées : bien plus, ils ont permis à ces réfugiés de retrouver un peu de leur dignité humaine et – peut-être – de sauver un peu d’espoir en un avenir meilleur.

Par la force et l’importance de leur engagement, les deux lauréats donnent un signe important. Leur action naît de leur conviction profonde que « tout un chacun a droit à une aide, indépendamment de son appartenance ethnique et de ses convictions politiques et idéologiques ». Selon Roger de Weck : « Ils témoignent d’une Syrie de culture et d’histoire. Grâce à ces hommes, cette Syrie-là ne disparaît pas. La guerre n’est pas parvenue à l’effacer. Cette Syrie est présente dans leur action, comme un rappel d’un avenir possible. »


 

Prix Caritas 2013+-

Le Prix Caritas récompense un projet en Irak

Simonetta Sommaruga, Rachel Newton et Hugo Fasel. Photo: Priska Ketterer, Caritas Suisse

Le Prix Caritas 2013 a été décerné à la Britannique Rachel Newton. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a souligné l’engagement de cette femme qui œuvre pour les droits et la protection des enfants dans la région kurde autonome au nord de l’Irak depuis 1998. Grâce à son engagement, plus de 7500 enfants des rues ont déjà trouvé un toit et la protection dans son centre drop-in.

Dans son discours de louange, Simonetta Sommaruga précise que Rachel Newton a permis à des milliers d’enfants de trouver la sécurité, de se ravitailler et d’obtenir des soins médicaux, et qu’elle a également accompli un travail important de sensibilisation et de prévention en intégrant dans ses activités l’environnement social des enfants, notamment les autorités et l’école. Le Prix Caritas récompense un travail de longue haleine et encourage aussi Rachel Newton et ses collaborateurs à poursuivre leurs efforts.

Madame Sommaruga a rappelé que, contrairement à ce que l’on imagine souvent, les gens veulent vivre « chez eux, près de leurs proches, de leur famille, de leurs amis. Ils veulent vivre dans un lieu où ils comprennent la vie ». Les migrants cherchent des perspectives d’avenir avant tout dans leur propre pays, et ne le quittent pas volontiers. C’est donc « une tâche fondamentale du monde politique de tout faire pour que les gens puissent vivre dignement dans leur pays ».

C’est pourquoi l’aide humanitaire et la coopération au développement ont une telle importance. Les États doivent aussi collaborer avec la société civile, ajoute Madame Sommaruga : « c’est là qu’entrent en jeu les organisations non gouvernementales et les œuvres d’entraide comme Caritas ».

On voit bien en Irak à quel point les guerres détruisent les structures de l’État, qui n’est plus en mesure de remplir ses tâches les plus fondamentales – la sécurité, la protection des plus vulnérables, l’approvisionnement de la population dans ses besoins les plus élémentaires. La conseillère fédérale a rappelé que la Suisse devait renforcer son engagement dans le cadre de la coopération internationale dans les États fragiles, notamment le Soudan du Sud, la Corne de l’Afrique et l’Irak. « La Suisse, pays neutre et sans passé colonial, réunit de bonnes conditions pour cet engagement ».


 

Prix Caritas 2012+-

Le Prix Caritas 2012 va au Guatemala

José María Romero s’est vu décerner le Prix Caritas 2012 à Lucerne. Le conseiller fédéral Alain Berset a fait l’éloge du lauréat qui, en sa qualité de coordinateur d’une association de petits paysans indiens, s’engage pour le droit à la propriété foncière. Grâce à cet engagement, plus de 2000 familles ont pu accéder à un lopin de terre – qu’ils ont désormais contractuellement le droit d’exploiter – ces dernières années.

Comme l’a dit le conseiller fédéral Alain Berset dans son hommage, l’engagement de José María Romero est exemplaire et laisse espérer un avenir pacifique pour le Guatemala et une répartition plus équitable des terres. Le Prix Caritas illustre et reconnaît cet engagement qui dure depuis des années. En outre, l’association de paysans «Instancia Tierra Norte» et José Maria Romero sont ainsi encouragés à poursuivre sur cette voie: «Car ils garantissent des droits humains fondamentaux – au nom d’une population indigène marginalisée et défavorisée.»

Alain Berset a indiqué par là que des œuvres d’entraide privées, mais également la Suisse officielle, s’engagent au Guatemala pour le soutien des droits politiques et sociaux. La Confédération a en effet mis des experts à disposition du Guatemala pour traiter et numériser des archives policières longtemps considérées comme disparues ou cachées. Ces informations sont également conservées dans les archives fédérales de la Suisse. Selon Alain Berset, «cette contribution de la Suisse est une profession de foi contre l’oubli. C’est en effet une manière de garder en mémoire les violences étatiques des années noires de la dictature au Guatemala.»

La référence à la notion de solidarité est primordiale, a souligné le ministre des Affaires sociales. La tragédie du Guatemala doit nous rappeler l’importance d’un État social fonctionnel et fort: «lorsque cet État social n’existe pas, d’autres idéologies se répandent – et c’est au détriment de la majorité, et de la démocratie. La solidarité doit être l’idée maîtresse de la constitution d’une société. C’est la raison pour laquelle il est inscrit dans la Constitution fédérale de la Suisse que la force d’une société se mesure au bien-être de ses membres les plus faibles.»


 

Prix Caritas 2011+-

Le Prix Caritas 2011 va aux Philippines

Bild Prix Caritas 2012

Cecilia Flores-Oebanda a reçu le Prix Caritas 2011 à Lucerne. L’ambassadeur Martin Dahinden, directeur de la DDC, a rendu hommage à l’engagement de la lauréate pour les femmes et les jeunes filles, les victimes du trafic d’êtres humains, contre l’exploitation sexuelle et les autres formes de violence. Le Prix d’une valeur de 10 000 francs profitera à sa fondation Visayan Forum qui offre une aide concrète aux victimes et réalise un travail de prévention sociale et politique pour empêcher toute forme d’esclavagisme et d’exploitation sexuelle. 

Martin Dahinden a souligné, dans son discours de remise du Prix, que Cecilia Flores-Oebanda s’est engagée depuis 20 ans pour les droits des femmes précarisées et des enfants. Depuis ses débuts, elle a aidé plus de 40 000 enfants et adolescents défavorisés et leur a donné une chance de se construire un avenir meilleur. C’est pourquoi, elle a plus que mérité ce Prix Caritas pour l’humanité.

Avec l’organisation Visayan Forum, la lauréate du Prix fournit, dans des centres de l’espoir dans plus de 20 villes du pays, une aide concrète aux enfants des rues, aux travailleurs domestiques, ainsi qu'aux femmes et aux enfants victimes de trafic. Elle leur offre un abri pour se protéger avec des mesures d’hygiène et de santé ainsi que de l’aide alimentaire de base. Le Visayan Forum leur offre également une assistance juridique ainsi qu’une formation scolaire ou professionnelle. 


Cecilia Flores soutient également les mouvements et les forces de la société civile des Philippines qui luttent pour rendre publics l’exploitation et les abus, pour qu’ils soient poursuivis juridiquement et que leurs causes soient combattues. Dans ce but, elle travaille avec le gouvernement et des entreprises, notamment des entreprises aériennes, des opérateurs touristiques ou des agences de voyage. Elle entretient également un réseau international pour l’abolition du trafic d’êtres humains et de l’esclavage.


 

Prix Caritas 2010+-

Le Prix Caritas 2010 va en Haïti

Le Prix Caritas 2010 pour l’humanité a été décerné à Lucerne à Soeur Vicenzina Dallai et au Père Gérard Dorméville. Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a rendu hommage à l’engagement des lauréats en faveur de la formation des enfants socialement défavorisés et des jeunes aux Gonaïves. Le montant du Prix de 10 000 francs va en faveur de l’école «La Sainte Famille» où 1300 enfants du bidonville «Trou Sable» sont scolarisés.

Les deux lauréats s’engagent depuis des décennies dans l’éducation et la formation d’enfants issus de milieux défavorisés. Ce qui a essentiellement fait le succès durable de l’école des Gonaïves, est le fait que les parents sont intégrés en tant que bénévoles dans la marche de l’école.

Grâce à la persévérance des deux lauréats, ce n’est pas seulement le nombre des enfants scolarisés qui a augmenté mais aussi l’offre de l’école qui a pu être étendue, du jardin d’enfants à l’école primaire en passant par l’école secondaire et les cours de formation professionnelle.


 

Prix Caritas 2009+-

Le Prix Caritas 2009 va au Bangladesh

Ibrahim Muhammad est le lauréat du Prix Caritas 2009 pour l’humanité. Dans son allocution, la conseillère nationale Barbara Schmid-Federer a rendu hommage à l‘engagement de plusieurs dizaines d'années du lauréat en faveur de la formation des enfants et des jeunes défavorisés. Ibrahim Muhammad va investir le montant du Prix s’élevant à 10 000 francs dans un projet de formation professionnelle.

Le docteur en physique, qui enseigne également à l’Université de Dacca, est président de la Société pour l’énergie solaire du Bangladesh, mais aussi un expert auprès d’organisations internationales onusiennes comme le Programme alimentaire mondial ou l’UNESCO. Le scientifique a été primé pour son engagement pionnier qu’il mène depuis 30 ans avec son organisation active dans la formation „Centre for Mass Education and Science“ (CMES).

Ibrahim Muhammad a développé un système de formation adapté aux enfants qui se trouvent dans des conditions sociales difficiles. Ainsi, la formation et les compétences professionnelles sont acquises de manière simultanée et complémentaire. Tout en étant encouragés à développer leur personnalité, les élèves reçoivent une formation scolaire de base et une formation professionnelle qui leur permet de devenir des entrepreneurs indépendants. Près de 30'000 élèves fréquentent aujourd’hui les centres fondés par Ibrahim Muhammad.

La conseillère nationale Barbara Schmid-Federer a souligné que le Prix Caritas était une distinction méritée pour Ibrahim Muhammad. Il n’a pas seulement concrétisé le droit à la formation, mais il s’est aussi engagé pour une aide au développement basée sur l’équité sociale et la durabilité.


 

Prix Caritas 2008+-

Le Prix Caritas va à la République dominicaine

Cette année, le Prix Caritas va à la République dominicaine : la pédagogue curative Jacinta Torres a fondé, il y a 20 ans, la première école de République dominicaine pour les enfants handicapés mentaux et physiques. Elle a commencé avec une classe de cinq enfants. Elle a pu montrer aux parents les progrès réalisés par leurs enfants et comment ils pouvaient être soutenus dans leur développement physique et mental. Grâce à un concept pédagogique convaincant, la petite école s’est développée très rapidement. Aujourd’hui, 260 enfants fréquentent „Rayo de Sol“ (rayon de soleil).

Le conseiller national Christophe Darbellay a salué devant 700 invités présents au KKL de Lucerne, l’engagement de plusieurs dizaines d’années de la lauréate au profit des enfants handicapés issus de familles pauvres. Jacinta a décidé d’investir la totalité de la somme du Prix, soit 10 000 francs, pour son projet d’école „Rayo de Sol“ en République dominicaine.

"Ce „Prix Caritas“ est pour moi un encouragement à continuer; il peut motiver d’autres personnes à s’engager et être solidaires ainsi que celles et ceux qui sont déjà solidaires de le rester car les personnes avec une limitation mentale ont besoin de nous tous", a précisé Jacinta Torres à la remise du Prix, mercredi soir au KKL de Lucerne. Elle a également remercié toutes ses collaboratrices et collaborateurs.


 

Prix Caritas 2007+-

Le Prix Caritas 2007 va à Genève

Le Prix Caritas 2007 a récompensé l’engagement du Père Jean-Marie Viénat et de Soeur Anne Féser. Le conseiller fédéral Pascal Couchepin a souligné dans son allocution leur engagement depuis des dizaines d’années au service des plus pauvres et des exclus de notre société. Les lauréats destinent le Prix au développement d’une garderie d’enfants à l’intérieur du Centre le C.A.R.E. à Genève.

Le Jurassien Jean-Marie Viénat n’est pas seulement prêtre mais aussi travailleur social et éducateur de rue. Depuis 30 ans, il dirige la réalisation sociale le C.A.R.E. à Genève avec Soeur Anne Féser qui l’accompagne depuis 1989. Le C.A.R.E. accueille chaque jour plus de 150 personnes qui se trouvent en marge de la société. Le centre représente pour eux un lieu de rencontre. Ils reçoivent chaque après-midi un repas chaud et peuvent s’adonner à de nombreuses activités créatrices.

Soutenus par une petite équipe de travailleurs sociaux fixes et par environ 60 bénévoles, Jean-Marie Viénat et Anne Féser ont accompli un énorme travail : dans les trente dernières années, le C.A.R.E. a permis de partager près d’un million de repas chauds dont près de 65 000 seulement cette année. Durant ces trente dernières années, environ 15 000 personnes ont fréquenté les divers ateliers proposés par le C.A.R.E. Ils ont la possibilité d’y dessiner, de réaliser de la vannerie, des réparer des vélos ainsi que de jardiner. Ils peuvent également se doucher et profiter des services d’un coiffeur.

Le conseiller fédéral Pascal Couchepin qui a remis le Prix Caritas à Lucerne, a souligné que les lauréats „ont donné une leçon de partage et d’entraide“. Jean-Marie Viénat et Anne Féser ont apporté un signe prophétique à ceux qui sont en marge de la société : „Comme tous les prophètes, ils nous renvoient une image de la réalité de notre société. Notre pays a besoin pour son développement de tels témoignages de vie. Pour cela, je les remercie du fond du coeur.“


 

Prix Caritas 2006+-

Le Prix Caritas 2006 va à la Colombie

Le photographe et journaliste Jesús Abad Colorado a reçu à Lucerne le Prix Caritas 2006 pour les valeurs humaines. Caritas récompense ainsi son engagement pour la paix et la justice en Colombie.

Depuis plusieurs années, Jesús Abad rend compte de la guerre en Colombie avec ses images prises sous l’angle des victimes. En tant que journaliste libre, il publie ses photographies dans des journaux et magazines colombiens, ainsi que dans le cadre de reportages pour la presse internationale. De plus en plus souvent, son travail fait l’objet d’expositions à l’étranger, ainsi au Canada, aux Etats-Unis, à Cuba, en Argentine, en Espagne et en Allemagne. En Suisse, son exposition „Memoria – une guerre oubliée en Colombie“ a été présentée pendant deux ans dans plus de 40 lieux.

Dans son allocution, Walter Fust, ambassadeur de la manifestation et directeur de la Direction du développement et de la coopération (DDC), a souligné que le Prix Caritas 2006 honorait Jesús Abad pour son engagement conséquent et courageux en faveur d’une Colombie sans violence. Le Prix est aussi un hommage aux victimes de la guerre et de la violence. Enfin, c’est un journalisme critique et motivé par l’éthique qui se trouve ainsi récompensé.

Le conflit armé entre les militaires, les guérillas et les escadrons de la mort paramilitaires met la Colombie à feu et à sang depuis quarante ans: „On dénombre des dizaines de milliers de morts, bien plus de deux millions de personnes chassées de leur région à cause de la guerre, et des millions de Colombiens qui sont contraints de refaire leur vie à l’étranger.“

Comme d’innombrables compatriotes, Jesús Abad s’oppose fermement à cette violence, a ajouté Walter Fust. Pour le photographe, c’est très clair: la guerre doit s’achever grâce à une solution politique et non militaire. Par le biais de ses images, Jesús Abad veut montrer la réalité de la société colombienne et également témoigner de sa solidarité envers les victimes de la violence et de l’injustice sociale.

Dans son message de remerciement, Jesús Abad a déclaré qu’il aimerait être un photographe de la vie, plutôt que de la mort et de la souffrance. Avec ses photos, il souhaite rendre aux victimes leur dignité. Il ne photographie pas seulement les morts, les expatriés et les gens en deuil, mais aussi les personnes qui s’interposent courageusement entre les parties en guerre.

Le directeur de Caritas, Jürg Krummenacher, a ajouté que les œuvres d’entraide suisses, en collaboration avec le Département fédéral des Affaires étrangères, soutiennent les efforts de paix en Colombie de façon systématique depuis 2001. Leurs actions sont motivées par les mêmes principes que ceux de Jesús Abad: „Nous sommes aussi convaincus qu’il existe en Colombie des solutions politiques et sociales. Les représentants militaires ne doivent pas être les seuls à être intégrés au processus de paix. La population dans son ensemble, la société civile, doivent aussi prendre la parole.“ L’objectif des efforts pour la paix fournis à partir de la Suisse est ainsi de renforcer les organisations luttant pour les droits humains, les mouvements syndicaux ainsi que les organisations prenant la défense des femmes et des Indiens.


 

Prix Caritas 2005+-

Le Prix Caritas 2005 va au Sud-Soudan

L’évêque soudanais Paride Taban a reçu mercredi à Lucerne le Prix Caritas 2005 pour les valeurs humaines. Caritas récompense ainsi son engagement de plusieurs décennies pour la paix et la justice au Sud-Soudan.L’évêque soudanais Paride Taban a reçu mercredi à Lucerne le Prix Caritas 2005 pour les valeurs humaines. Caritas récompense ainsi son engagement de plusieurs décennies pour la paix et la justice au Sud-Soudan.

Cet évêque de 67 ans était jusqu’à récemment à la tête du diocèse de Torit, qui regroupe 400 000 catholiques. Même dans les moments les plus difficiles, durant la deuxième guerre civile de 1983 à 2005, il n’a jamais abandonné son diocèse. L’homme d’Eglise s’engage depuis plusieurs années – aussi auprès de l’opinion publique européenne – pour la paix au Soudan. A cause de son engagement, Paride Taban fut jeté en prison, survécut à des bombardements, à des attaques de militaires en pleine rue et même à un attentat.

Dans son allocution, la conseillère nationale Doris Leuthard a fait remarquer que Paride Taban vivait son engagement pour la paix et la justice de manière concrète et pratique: «Pour les populations qui souffrent, il a revendiqué le droit à la nourriture, à disposer d’un toit, à la formation. Pendant les années de guerre et de sécheresse, il s’est battu pour la survie de la population civile sans défense. Il a aussi bâti des écoles dans lesquelles les jeunes gens apprennent à vivre ensemble, pacifiquement.» Et d’ajouter: «Il s’est imposé comme le porte-voix de ceux qui n’ont pas droit à la parole. Cela lui a assuré le respect du monde entier. Mais, dans son propre pays, il a surtout connu des désagréments et maintes persécutions.»

Dans son message de remerciement, Paride Taban a relevé qu’il avait vécu la guerre pendant cinquante années de sa vie. «Depuis le retour de la paix en janvier 2005, le Sud-Soudan entame une nouvelle phase de son histoire. Le chemin a certes été long et parsemé d’embûches.» L’homme d’Eglise n’a jamais cessé de fonder son espoir sur la population, qui en avait assez de la guerre et souhaitait ardemment la réconciliation.

Avec ce prix de 10 000 francs, Caritas soutient le village de la paix de Paride Taban. 80 familles de différentes origines ethniques y vivent et cultivent ensemble la terre. En outre, une école pour 170 enfants est en préparation.


 

Prix Caritas 2004+-

Le Prix Caritas 2004 va au Tadjikistan

Au Centre de culture et de congrès de Lucerne, l’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss a remis aujourd’hui, 25 juin 2004, le deuxième Prix Caritas. Le prix a été attribué à deux femmes médecins du Tadjikistan, Rosiamo Ashurova et Saodat Kamalova.

Dès l’éclatement de l’Union soviétique, les deux femmes médecins ont mis sur pied à Douchanbé le projet social «Odamiyat» (humanité). Par cette action, elles voulaient soutenir des personnes âgées sans revenus et ne possédant plus de famille. Entre-temps, un centre pour personnes âgées a pu être créé dans ce cadre. Il est fréquenté régulièrement par 2500 personnes. Le prix, une somme de 10 000 francs, est destiné aux activités du centre social «Odamiyat».

Dans son allocution, l’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss a relevé l’engagement des deux femmes pour la dignité humaine dans une société en crise. Le prix n’est pas seulement destiné à couronner leur action exemplaire en faveur des personnes âgées démunies. Selon l’ancienne conseillère fédérale, il récompense également l’engagement politique de Rosiamo Ashurova et Saodat Kamalova, en particulier en faveur de la mise en œuvre de la convention sur la protection des enfants, pour un système de santé social et le combat courageux des deux femmes contre la corruption et les abus de pouvoir.

Le Prix Caritas est remis chaque année. Il récompense des personnalités des domaines social, de la coopération au développement ou s’engageant en faveur d’une meilleure entente entre les cultures.


 

Prix Caritas 2003+-

Le premier Prix Caritas va aux Philippines

Caritas Suisse a attribué ce jeudi 10 juillet le premier Prix Caritas. La cérémonie s'est déroulée au Centre de culture et de congrès de Lucerne. Ce premier prix est attribué au prêtre irlandais Shay Cullen. Depuis 1969, ce dernier s'engage contre la trafic d'êtres humains et la prostitution enfantine aux Philippines. Shay Cullen a fondé un centre accueillant les jeunes filles victimes d'abus sexuels. Grâce à ce centre, les enfants peuvent recevoir une thérapie adaptée aux traumatismes résultant de leur situation et une formation leur donnant de nouvelles chances d'avenir. Le prix, une somme de 10'000 francs, est attribué au centre thérapeutique de Shay Cullen. Le père Cullen a également été nominé pour le Prix Nobel de la paix 2003.

La conseillère nationale Rosmarie Zapfl a relevé, dans son intervention, la nécessité de soutenir le combat politique en faveur des droits de l'enfant que mène Shay Cullen. Le Prix Caritas honore cet engagement politique ainsi que l'aide directe octroyée aux enfants.

Le Prix Caritas sera remis chaque année à des personnes se distinguant par leur engagement exceptionnel dans les domaines social, de la coopération au développement ou de la compréhension interculturelle.