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Migrations : vers un été chaud à Côme

Malgré la pression du nombre, Caritas veut tout faire pour que ces individus en fuite conservent leur dignité

A Côme, l’afflux des migrants n’est pas aussi soudain et spectaculaire qu’à l’été 2016. La ville lombarde de 85'000 habitants héberge pourtant plus de 1000 migrants actuellement, et il en arrive toutes les semaines des dizaines. Caritas Suisse répète cette année le soutien financier apporté en 2016 à Caritas Côme dans son rôle d’accueil et d’encadrement des migrants.

 

La situation est aujourd’hui mieux sous contrôle qu’à l’été 2016. Tous les acteurs de l’accueil des migrants dans la province et la ville de Côme se coordonnent pour éviter la répétition de l’occupation sauvage du parc situé devant la principale gare de la ville.

La pression du nombre augmente de semaine en semaine. Il est quasiment certain que les semaines à venir vont signifier un dépassement du nombre maximum (très théorique) de migrants attribués à chaque région et province. Celle de Côme comptait fin mai 1735 migrants attribués officiellement par le Ministère de l’Intérieur. Ils étaient 1303 officiellement en juin 2016. La préfecture de Côme prévoit à moyen terme jusqu’à 2100 requérants d’asile dans la province. Il faut rajouter à ces chiffres officiels une marge de 10 à 20% de migrants qui ne sont pas monter du Sud par les transports organisés par l’Etat. Ils sont néanmoins pour la plupart enregistrés dans les grands hubs du Sud, au terme de leur traversée de la Méditerranée, mais ils sortent du cursus normal pour tenter leur chance, vers le Nord, autrement.

Le camp d’Etat ouvert durant l’été 2016 à Côme (pour vider le parc de la gare) dépasse déjà les 300 occupants. Il pourra en contenir au maximum 400, mais les conditions deviendront très difficiles. Caritas Côme encadre aujourd’hui quelque 212 personnes (pour dormir, les repas, l’hygiène, les soins, des cours de langues, de l’information sur les procédures et sur leurs droits, etc.)

Parmi les plus jeunes, gagner de l’argent en vendant de la drogue ou en se prostituant peut apparaître comme la bonne solution. « C’est le plus grand danger pour certains, explique Roberto Bernasconi, directeur de Caritas Côme. Nous leur expliquons que ça ne les mènera nulle part. C’est pour cela qu’il est important de les encadrer. De leur permettre de conserver leur dignité. »

Comme en 2016, Caritas Suisse apporte à nouveau cette année un soutien financier à Caritas Côme dans son rôle d’accueil et d’encadrement des migrants.

 
 

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