Navigation mit Access Keys

 

La Suisse a besoin d’un bureau humanitaire à Damas

La guerre en Syrie dégrade massivement la situation de la population et les relations politiques au Proche-Orient sont devenues encore plus instables. Comme les besoins en matière d’aide humanitaire sont de plus en plus pressants, Caritas estime que la Suisse doit impérativement ouvrir un bureau humanitaire à Damas. 

 

Quand la guerre a éclaté en Syrie, la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a rappelé l’ambassadeur de Suisse à Berne. Puis l'ambassade a été fermée en février 2012, de même que le bureau de la DDC. Par ces mesures diplomatiques, le Département fédéral des Affaires étrangères envoyait un signal clair contre la politique de Bashar-el-Assad et son mépris des droits humains.

Depuis la situation de la population en Syrie s’est constamment dégradée et les besoins en matière d’aide humanitaire sont devenus de plus en plus pressants. Ainsi, 13,5 millions de personnes dépendent de l'aide d‘urgence. Caritas et d’autres oeuvres d’entraide ont sans cesse demandé à la communauté internationale de s‘engager pour atténuer la souffrance de ces millions de personnes. Avec ses institutions diplomatiques, la Suisse doit aussi faire tout son possible pour créer en Syrie des espaces placés par exemple sous la protection de l’ONU, afin que les personnes en détresse aient accès à l’aide humanitaire.

La Suisse tente, par le biais d’un dialogue trilatéral avec la Syrie et l’Iran, d’améliorer l‘aide humanitaire et l’accès aux régions les plus coupées du monde. Elle a obtenu quelques succès. Notre pays est en outre représenté par  plusieurs spécialistes dans l’équipe de Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie.

Caritas soutient clairement cet engagement de la Suisse, mais estime, au vu de l’urgence de la situation, qu’il faut élargir ces activités. Notamment en ouvrant un bureau humanitaire à Damas, comme il en est question depuis longtemps au sein du DFAE. Enfin, la Suisse doit doubler son aide humanitaire en faveur des victimes de la guerre en Syrie et la porter à 100 millions de francs par année. Le caractère prioritaire de l‘aide humanitaire sur place fait l’objet d’un consensus dans la classe politique suisse.


 
 

Aide d'urgence de Caritas en Syrie

Contenu de replacement