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La raison à la place d’économies illusoires

Le Conseil national renonce à des coupes trop drastiques dans la coopération au développement. Mais les dépenses de développement de la Suisse sont réduites d’un peu plus de 0.5% du revenu national brut à 0.48%. Des demandes pour détourner l’aide au développement de son but en faveur de la politique d’asile n’ont pas trouvé de majorité dans la votation d’aujourd’hui.

 

Le Conseil national a traité aujourd’hui, en tant que premier conseil, le message et les crédits-cadre de la coopération internationale de la Suisse pour 2017 – 2020. Plusieurs demandes d’augmentation, mais aussi de diminution des dépenses de développement, ont été discutées. Pour Alliance Sud, la communauté de travail de politique de développement des œuvres d’entraide suisses, la raison a fini par l’emporter. Les propositions drastiques de réduction de l’UDC et du PLR auraient entraîné la suppression de nombreux projets suisses de développement qui ont fait leurs preuves. 

Il est regrettable que le Conseil national n’ait pas pu s’imposer pour continuer à allouer 0.5% du revenu national brut (RNB) à la coopération internationale. Au lieu de cela, il a suivi la proposition du Conseil fédéral d’appuyer, à l’avenir, les pays pauvres et leurs populations seulement avec 0.48% du RNB. Dans différentes conférences internationales, la Suisse a promis à plusieurs reprises d’y consacrer 0.7%. Cela irait aussi dans le sens attendu par les citoyens suisses: ces dernières semaines, plus de 36'000 personnes ont signé un appel correspondant (Appel contre la faim et la pauvreté) de plus de 75 organisations.

Le Conseil national a discuté aujourd’hui de plusieurs demandes de renvoi. Elles n’avaient aucune chance car le Conseil fédéral aurait dû présenter, dans un laps de temps très court, une stratégie complètement différente pour la coopération au développement de la Suisse. Une demande de limiter la coopération au développement et l’aide humanitaire aux pays qui acceptent de conclure des partenariats migratoires et des accords de réadmission avec la Suisse a été rejetée de peu. Par contre, le Conseil national a accepté une proposition d’intégrer autant que cela est possible les éléments de la politique migratoire dans les programmes et les projets de la coopération au développement.

En réalité, la coopération au développement de la Suisse contribue déjà aujourd’hui à créer de nouvelles perspectives dans les pays pauvres et les zones de conflit. Elle aide ainsi aussi à diminuer la pression migratoire dans ces pays et à empêcher les jeunes de sombrer dans la violence. Mais la coopération au développement ne doit pas être utilisée comme moyen de pression politique pour imposer des contre-exigences en matière de migration. Alliance Sud salue donc le renoncement du Conseil national à ce détournement des fonds. 

 
 

Lutte contre la pauvreté

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