Navigation mit Access Keys

 
Guerre en Syrie

Garantir aux organisations d’aide un accès illimité

La situation humanitaire en Syrie se dégrade terriblement. Rien que ces dernières semaines, 300'000 habitants d’Alep et près de 60'000 habitants de la région de Manbidj ont été coupés de l’aide d’urgence. Par la voix des ministres des Affaires étrangères de Russie et des États-Unis, le groupe de soutien international à la Syrie (ISSG) a promis voici déjà six mois d’assurer aux organisations d’aide l’accès à la population civile. Dans le contexte d’une nouvelle rencontre de l’ISSG à Genève, Caritas Suisse, Oxfam, Care et d’autres organisations d’aide actives en Syrie rappellent avec insistance cette promesse.

 

Le 7 juillet, l’armée syrienne a bloqué le dernier accès à une zone d’Alep contrôlée par les rebelles. Les organisations d’aide n’ont plus aucun moyen de passer. Dans les quartiers concernés, les vivres seront probablement épuisés la semaine prochaine. La destruction de près de 10'000 paquets de nourriture lors du bombardement d’un entrepôt aggrave encore la situation. En même temps, le carburant nécessaire pour l’exploitation de l’infrastructure médicale et des pompes à eau est dangereusement proche de la rupture de stock.

Même dans la ville de Manbidj au nord de la Syrie, des milliers de personnes ont été coupées de l’aide d’urgence et chassées par l’avancée du front de lutte.

À Idlib, au nord-ouest de la Syrie, les attaques aériennes se sont multipliées ces dernières semaines. Les maisons et les infrastructures civiles ont été détruites et quelque 3'500 familles ont été forcées de fuir dans les régions voisines.

Le 11 juillet, l’armée syrienne et des alliés fidèles au gouvernement ont avancé en direction de la ville de Daraya, au sud-ouest du pays. Quatre mille personnes ont ainsi été privées d’accès direct à l’eau et aux terres agricoles. Or, la population locale de Daraya, assiégée depuis plus de quatre ans, dépend de ces surfaces agricoles. « Cette avancée de l’armée implique pour la population civile la perte de la seule source de nourriture fiable », déclare le délégué de Caritas Lukas Voborsky. « Les gens souffrent déjà de malnutrition aiguë. La situation risque d’aboutir à un autre Madaya. » À Madaya, au moins 86 personnes étaient mortes de faim en décembre dernier à cause du siège.

Les gens risquent de mourir de faim

« Les Syriennes et les Syriens d’Alep, de Manbidj, d’Idlib, de Daraya et de l’ensemble du pays souffrent maintenant de la faim et du manque de soins médicaux », souligne Lukas Voborsky. « Les réserves s’épuisent rapidement. Les gens risquent de mourir de faim, si on n’oblige pas les parties adverses à ouvrir des routes d’accès. Plus on laisse agir longtemps les parties responsables de cet état de non droit, plus elles se sentent confortées dans leur comportement. »

Le groupe de soutien international à la Syrie (ISSG) est composé de l’ONU, de l’UE, de la Ligue Arabe et de 17 États. Depuis qu’il a été créé, l’ONU a pu assurer l’accès à toutes les régions assiégées. Le 11 février 2016, l’ISSG a toutefois annoncé que ce n’était que « le premier pas vers un accès garanti à long terme et étendu à l’ensemble du territoire. »

Rouvrir les frontières et octroyer une protection

« Nous rappelons à leur devoir tous les États impliqués, en particulier les États-Unis et la Russie : en tant que co-présidents de l’ISSG , ils doivent surveiller la mise en application immédiate de la Résolution 2258 de l’ONU qui réclame un accès illimité pour l’aide humanitaire dans toute la Syrie », soulignent les organisations membres du groupe de soutien. « Nous avons besoin de trêves pour pouvoir approvisionner la population civile. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit demander des comptes à tous ceux qui bafouent le droit international. Il doit garantir la répression des crimes de guerre et autres graves violations du droit pour mettre fin au massacre dans le vide juridique et la culture d’impunité qui prédominent. Les pays voisins doivent en même temps rouvrir leurs frontières et octroyer aux personnes en fuite la protection dont elles ont si impérativement besoin. »

Une prise de position de 24 organisations humanitaires engagées en Syrie (27. 7. 2016). Organisations signataires:

  • BINAA (Binaa Organization for Development)
  • CARE International
  • Caritas Suisse
  • Christian Aid
  • Finn Church Aid
  • Global Communities
  • Ihsan
  • iMMAP
  • International Rescue Committee
  • ISWA (International Supporting Women Association)
  • Maram Foundation
  • Mercy Corps
  • Khayr
  • Norwegian Refugee Council
  • Oxfam
  • People in Need
  • Save the Children
  • SEMA (Syrian Expatriate Medical Association)
  • SOLIDARITES INTERNATIONAL
  • Syria Relief
  • Syria Relief and Development
  • WATAN
  • Welthungerhilfe (WHH)
  • World Vision

Contenu de replacement

 
 
[Übersetzen auf Français] Ersatzinhalt-Startseite-Standard-DE
 
 

Caritas Suisse
Adligenswilerstrasse 15
Case postale
CH-6002 Lucerne

 

PC 60-7000-4
IBAN CH69 0900 0000 6000 7000 4
Les dons peuvent être déduits des taxes.

 

Dons

Prenez contact avec nous. Nous vous conseillons volontiers personnellement.

PLUS