«Inside Caritas» avec Claudius Luterbacher, président de Caritas Suisse

« Ma passion, c’est d’aider les gens à sortir de la pauvreté »

Sans ses partenaires locaux, Caritas Suisse ne pourrait pas réaliser ses projets de coopération internationale. Ce sont souvent eux qui les mettent en œuvre. Ils connaissent le mieux la situation sur place, ont le savoir-faire pour trouver des solutions et disposent d’un bon réseau. Moses Okwonga, collaborateur d’AFARD, dirige la mise en œuvre d’un projet de réduction durable de la pauvreté dans le nord de l’Ouganda.

 

Une surexploitation des sols en raison de la croissance démographique galopante et de l’afflux des réfugiés sud-soudanais, la crise climatique, dont les conséquences réduisent ou annulent les récoltes : Moses Okwonga connaît bien les défis qui se posent aux habitants du district de Yumbe, dans la région du Nil-Occidental.  Il les a en partie vécus lui-même. « C’est maintenant ma passion d’aider les personnes vulnérables et marginalisées à sortir de la pauvreté », dit-il.

Chaque organisation apporte sa propre expertise

Depuis un an, Moses Okwonga travaille pour l’organisation AFARD, ancrée dans le nord du pays, partenaire de Caritas Suisse pour plusieurs projets. Avec un troisième partenaire, AFARD et Caritas Suisse mènent un projet de lutte durable contre la pauvreté dans le district de Yumbe qui vise à empêcher les enfants de vivre dans la rue. Chaque organisation y apporte son savoir-faire spécifique. Ainsi, les trois piliers de ce projet — renforcement des droits de l’enfant, garantie des moyens de subsistance et gestion durable des ressources naturelles — sont mis en œuvre de manière optimale et intégrée. Dans la vidéo, Moses explique un aspect important : la lutte contre la malnutrition grâce à des jardins et au transfert de connaissances.

 

Dans le village d’Uniganga. En arrière-plan, un collègue de Moses, Milton Asizu, parle à Never Zuleka, une mère de 35 ans bénéficiaire du projet

 

AFARD possède une longue expérience dans la lutte contre la pauvreté dans la région du Nil-Occidental et connaît parfaitement le contexte politique et social de la région. « J’apprécie beaucoup l’approche d’AFARD qui est orientée vers les résultats. Et l’organisation tient à la transparence, y compris dans la gestion des dons », explique Moses lorsqu’on lui demande pourquoi il a choisi cet employeur.

 
 

Adapter rapidement le projet aux nouvelles circonstances

Le domaine d’expertise de Moses est la Graduation Approach (« le modèle de progression », voir l’encadré) appliquée dans ce projet, et qui permet aux personnes de sortir graduellement de la pauvreté. En spécialiste de cette approche, Moses dirige ce projet. « L’une de mes tâches consiste à détecter les risques et les problèmes au cours du projet et à identifier les propositions d’amélioration. Je parle régulièrement avec l’équipe de projet et j’observe quotidiennement son avancement. » Les activités peuvent ainsi être adaptées en permanence aux nouveaux défis de l'environnement. « Pour ce travail, il faut des compétences de leadership. Il faut savoir travailler en équipe. Et les compétences organisationnelles et de communication sont également importantes. »

Une approche prometteuse

Si tout se passe bien, le projet aidera 450 familles à sortir de l’extrême pauvreté, dont 2250 enfants et adolescents. « Graduate them out of poverty », comme le dit Moses : les faire sortir graduellement de la pauvreté. Moses espère qu’avec cette approche, l’AFARD pourra jouer un rôle de pionnier dans la région. « De nombreuses organisations observent de près l’efficacité de notre modèle de lutte contre la pauvreté, afin d’éventuellement l’adopter. » Et pour Moses, ce serait un pas important dans la bonne direction.

 

Le modèle de progression dans la lutte contre la pauvreté — qu’est-ce que c’est ?

Développée en 2002 au Bangladesh par l’organisation internationale BRAC, le modèle de progression aide les familles à construire progressivement des moyens de subsistance durables et à sortir de l’extrême pauvreté. Pendant une période limitée, en général entre 18 et 36 mois, différentes mesures sont mises en œuvre de manière coordonnée : 

  • Proposer un coaching, qui permet d’élaborer des plans individuels pour sortir concrètement de la pauvreté. Car la situation de chaque famille est différente.
  • Fournir de l’argent liquide ou des prestations en nature pour couvrir les besoins de base. Les familles peuvent ainsi se concentrer sur leur projet.
  • Promouvoir l’éducation financière et l’accès à l’épargne.
  • Offrir une formation sur des sujets tels que les droits et obligations juridiques, les questions de genre, l’alimentation. Ces compétences sont importantes pour la mise en place de moyens de subsistance durables.
  • Offrir des formations techniques et professionnelles pour que les personnes puissent ensuite gérer des prestations en nature, gérer un commerce ou démarrer une activité.
  • Doter les personnes d’un capital de départ.

Ce modèle prend de plus en plus d’importance. De nombreuses ONG internationales, organisations de l’ONU et gouvernements misent avec ce succès sur ces techniques de progression.

Dossier thématique : le Modèle de Progression dans les contextes migratoires

 
 
 
 
 

  

 

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