Éthiopie

Renforcer les petits paysans

En Éthiopie, un grand nombre de personnes vivent dans la pauvreté, et l’accès à l’eau représente un énorme défi. Ce projet améliore les conditions d’existence des populations de onze communes. On construit des systèmes d’irrigation à énergie solaire et on promeut les compétences d’utilisation des personnes concernées. La jeune génération apprend à utiliser différentes mesures pour optimiser l’utilisation de l’eau. Les paysans doivent d’abord être en mesure de couvrir leurs propres besoins alimentaires avant de bénéficier d’un meilleur accès au marché.

 

Pays/région:
District de Meda Walabu à Bale, districts de Wadera et Gorodola à Guji, région d’Oromia, sud de l’Éthiopie


Groupe cible
14'040 petits paysans, 7000 élèves, 120 personnes particulièrement pauvres et indirectement la population de la région cible (44 398 personnes)


Budget nécessaire
Environ 404'500 francs suisses par an


Durée du projet
Parrainage d’enfants à long terme


Numéro du projet
P170097


Objectif du projet
Les petits paysans renforcent leurs moyens de subsistance grâce à l’amélioration de l’irrigation, l’accès aux marchés locaux et à la diversification de leurs revenus.


Responsable du projet
Noemi Grossen, Tél : +41 41 419 23 27, ngrossennot shown@caritasto make life hard for spam bots.ch

 
 

De quoi s’agit-il?

L’Éthiopie, avec ses 100 millions d’habitants, est l’un des pays d’Afrique les plus peuplés. Malgré une forte croissance économique ces dernières années, plus d’un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté absolue avec moins de deux dollars par jour. Les plus vulnérables sont les populations rurales, surtout les familles de petits paysans. Ces derniers sont également les plus touchés par les changements climatiques et les catastrophes naturelles. Comme d’autres pays de la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie est soumise à des conditions climatiques très variables et imprévisibles ; et les sécheresses représentent un problème récurrent.

La région du projet dans les zones de Bale et de Guji, à Oromia dans le sud de l’Éthiopie, fait partie de la ceinture sèche de l’Éthiopie, où l’accès à l’eau, tant pour l’usage humain que pour l’agriculture, est l’un des grands défis. Selon le Ministère éthiopien de l’eau, des minéraux et de l’énergie, 52 % de la population de la zone de Guji seulement a accès à l’eau potable, soit 14 % de moins que la moyenne nationale.

Le secteur de l’agriculture est le plus important d’Éthiopie et, formant la base de l’existence d’une grande partie de la population, il compte pour beaucoup dans la sécurité alimentaire. En effet, quelque 12 millions de familles paysannes cultivent 95 % de la production agricole du pays. Ces agriculteurs dépendent presque exclusivement de l’agriculture pluviale et ont bien de la peine à couvrir leurs besoins alimentaires. En période de sécheresse, ils sont touchés de plein fouet par l’insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition. Ceux qui pratiquent uniquement une agriculture de subsistance sont les plus vulnérables. 

Pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie de la population rurale, le projet vise à renforcer les structures d’irrigation, offrir un meilleur accès aux marchés et proposer une diversification des possibilités de revenus. Ces mesures servent également à augmenter la résistance des petits paysans face à la sécheresse.

 

Que faisons-nous?

Le projet vise à améliorer les moyens de subsistance de la population dans onze kebeles (équivalant approximativement à une commune) dans les woredas (équivalant approximativement à un district) de Wadera, Meda Welabu et Gorodola. Il s’appuie sur des projets antérieurs dans le cadre desquels Caritas Suisse a construit des systèmes d’irrigation à l’énergie solaire pour trois coopératives.

Dans cette phase du projet, on construit deux nouvelles installations, et les capacités d’irrigation des coopératives existantes sont améliorées. On se concentre sur une approche participative. Au cours de diverses rencontres, les utilisateurs des installations doivent identifier leurs propres besoins et approches afin de pouvoir continuer plus tard à bénéficier de leurs investissements de manière durable et indépendante. Les coopératives et les fonctionnaires du gouvernement sont également impliqués dans les études sur l’utilisation des terres. Sur la base de ces études, on développe des solutions pour éviter les conflits d’utilisation, optimiser l’utilisation des terres et contrer la surutilisation. Les coopératives sont également habilitées à utiliser leurs propres moyens pour protéger les terres contre l’érosion et augmenter la fertilité des sols. En outre, on améliore l’agriculture d’irrigation en introduisant des pesticides naturels et des séquences de culture.

Comme dans les projets précédents, la jeune génération est fortement impliquée dans les activités. Dans plusieurs écoles, Caritas Suisse a déjà planté des jardins et construit des systèmes d’irrigation en collaboration avec les bénéficiaires. Cela fait partie du concept Blue-School, qui comprend diverses mesures pour une utilisation optimale de l’eau (irrigation et hygiène) dans les écoles. Dans cette phase du projet, le concept est introduit dans cinq autres écoles. Les Blue-Schools existantes et les nouvelles écoles rassembleront et échangeront des expériences d’apprentissage. Un concours visant à promouvoir les pratiques innovantes en matière de jardinage scolaire est prévu. Au total, 7000 élèves bénéficient du projet.

Afin d’améliorer l’accès au marché des agriculteurs, on mène une étude de marché sur le potentiel de divers produits agricoles, axée notamment sur le potentiel de vente des produits sur les marchés locaux et régionaux, mais aussi sur l’étude approfondie des besoins des familles d’agriculteurs au niveau des ménages. Il faut en effet que les familles paysannes puissent satisfaire leurs propres besoins alimentaires (en termes de quantité et de qualité) avant de vendre leurs produits sur le marché. C’est précisément grâce aux cultures irriguées que les bénéficiaires peuvent désormais cultiver de nouveaux légumes intéressants du point de vue nutritionnel. Souvent, ces produits sont inconnus de la population et il faut donc rendre acceptables leur consommation et leur préparation, ce que l’on fait grâce à une formation.

Souvent, c’est aussi l’insuffisance des infrastructures, comme le manque de routes ou l’insuffisance des installations de stockage, qui rendent l’accès au marché plus difficile. Par conséquent, nous effectuerons d’abord une évaluation des besoins pour améliorer les infrastructures. Il faut aussi impliquer le gouvernement local dans la planification de nouvelles infrastructures afin d’assurer leur développement durable. Divers réunions et échanges de planification sont organisés à cette fin.
Toutefois, en période d’extrême sécheresse, on ne peut pas garantir les moyens de subsistance des familles de petits paysans touchés par la pauvreté seulement par un encouragement de l’agriculture. C’est pourquoi le projet aide 120 personnes particulièrement vulnérables à diversifier leurs possibilités de revenus. Sur la base de leurs propres idées, elles apprennent à concevoir des plans d’affaires et des budgets simples. Caritas Suisse les aide à la mise en œuvre de leurs idées par le biais d’ateliers, ou en mettant à leur disposition le matériel adéquat.

 

Vidéo du projet : Des écoliers en meilleure santé grâce à l’hygiène et l’eau potable (en anglais)

 
 
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