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Tadjikistan

Technologies de chauffage et de cuisson économes en énergie

Le bois est l’une des principales sources d’énergie des ménages du Tadjikistan. Suite à un abattage de bois incontrôlé, le pays a perdu au cours des dernières décennies d’immenses surfaces de forêt. Or, le déboisement a un gros effet négatif sur l’écosystème qui se répercute finalement aussi sur la sécurité alimentaire de la population. Faute de source d’énergie alternative, le projet mise sur le développement et l’utilisation de fours à bois économes en énergie qui abaissent jusqu’à 30 % la consommation de combustibles et réduisent les émissions.

 

Pays/région
Districts de Muminabad, Khovaling, Kulob et Shamsiddin Shohin dans la province de Khatlon


Groupe cible
Population rurale et péri-rurale, forgerons


Budget nécessaire
300'000 francs


Durée du projet
du 1.03.2016 au 31.03.2019


Numéro du projet
p160063


Objectif du projet
Développement, fabrication et vente de fours économes en énergie


Responsable du projet
Martina Weber, Tél.: 041 419 24 56, mwebernot shown@caritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Asie/Europe

 
 

De quoi s’agit-il?

Le Tadjikistan est l’un des pays les plus fortement touchés par le changement climatique. Il souffre d’ores et déjà de phénomènes comme la hausse des températures, la fonte des glaciers qui alimentent les fleuves, et la baisse des précipitations. Sans compter que ces dernières s’abattent souvent sous forme de pluies diluviennes et torrentielles. Cela provoque des catastrophes telles que des inondations, des avalanches de boue et des glissements de terrain qui mettent en danger la vie des gens et endommagent ou détruisent les infrastructures. L’agriculture s’en trouve aussi lourdement prétéritée. Or elle représente le moyen de subsistance d’environ 70 % de la population. Le pays le plus pauvre d’Asie centrale n’a pas les moyens de prendre des mesures pour s’adapter au changement climatique et pour en réduire les répercussions. Au contraire, le manque d’infrastructure et la mauvaise situation économique obligent la population à des pratiques qui endommagent encore davantage les écosystèmes et renforcent ainsi les répercussions du changement climatique.

Outre l’énergie hydraulique, le Tadjikistan dépend essentiellement du bois. Les autres solutions énergétiques telles que le photovoltaïque sont chères et la longueur des hivers en limite l’utilisation. Pourtant, l’alimentation électrique n’est pas fiable, en particulier dans les régions rurales où, en hiver précisément, elle n’est garantie que quelques heures par jour. C’est pourquoi, près de 70 % de la population du Tadjikistan – qui totalise environ cinq millions d’habitants – utilisent avant tout le bois comme source d’énergie. Le manque d’efficacité des fours utilisés pour la cuisson et le chauffage entraînent une consommation accrue de bois de chauffe. Les émanations de gaz de combustion portent en outre préjudice à la santé des femmes chargées de la préparation des repas et entraînent une pollution générale de l’air.

En raison de l’abattage incontrôlé de bois, la forêt ne recouvre aujourd’hui plus que 3 % de la superficie. Le déboisement a de lourdes conséquences sur les écosystèmes et les systèmes d’exploitation de la terre au Tadjikistan. Au lieu de s’infiltrer dans le sol et d’alimenter continuellement la nappe phréatique et les cours d’eau, l’eau de pluie s’écoule rapidement et emporte les couches fertiles. Ce phénomène réduit la capacité de rétention d’eau des sols, de sorte qu’il y a moins d’eau à disposition pour la croissance des plantes et l’irrigation des cultures durant la saison sèche. Les rendements agricoles s’en trouvent diminués, avec un impact négatif sur la sécurité alimentaire et le revenu des ménages de paysans.

Si des contre-mesures ne sont pas résolument engagées, on pronostique une aggravation de ces évolutions négatives. Les actions qui stoppent le déboisement revêtent beaucoup d’importance, car les forêts jouent un rôle essentiel dans la régulation de l’équilibre hydrique et la protection des sols. Elles absorbent aussi le CO2 et agissent ainsi comme régulateurs climatiques. Les forêts servent aussi de filtre biologique pour les polluants contenus dans les émissions et de protection mécanique pour les agglomérations, les infrastructures et le terrain agricole. Elles rendent encore d’autres services à l’écosystème. Leur préservation, complétée par des mesures de réduction des émissions de CO2, réduit ainsi les répercussions du changement climatique et aide la population à mieux s’y adapter.

 

Que faisons-nous?

Le présent projet s’inscrit dans la continuité d’un projet antérieur couronné de succès : un four à bois en métal économe en énergie avait été mis au point et introduit sur le marché dans le district de Muminabad. Ce four abaisse jusqu’à 30 % la consommation de combustibles et réduit les émissions, y compris celles de CO2, diminuant ainsi de façon novatrice la pollution de l’air ambiant dans les foyers et à l’extérieur. L’actuel projet consiste à introduire ce four dans les districts voisins. Pour ce faire, il s’agit d’abord d’améliorer encore une série de prototypes développés pour répondre à diverses exigences dans le cadre du projet antérieur, par rapport à l’efficacité énergétique, aux émissions et à la convivialité pour les utilisateurs.

Dans un deuxième temps, l’idée est de constituer, puis d’optimiser la chaîne de création de plus-value pour les fours économes en énergie. Équipé de machines modernes, l’atelier de forgerons de Muminabad qui a déjà collaboré avec Caritas lors de deux projets précédents fournira des pièces préfabriquées aux ateliers de forgerons intéressés des districts voisins. Ces derniers assembleront les pièces pour former des fours économes en énergie, ce qui constitue pour eux une nouvelle source de revenu. Une telle division du travail permet des coûts d’investissement relativement bas. Elle accroît la productivité, de sorte que les fours peuvent être proposés à des prix plus avantageux. Cela étend en même temps la portée du projet et renforce donc son impact sur l’environnement.

Pour garantir la durabilité du projet, la production et la vente de fours économes en énergie se basent sur des critères commerciaux. Cela signifie que les ateliers ne sont pas subventionnés par le projet, mais travaillent pour leur propre compte. De même, le projet ne va pas constituer sa propre structure de promotion et de vente, mais confier la vente à des commerçants. Le projet se charge de mettre les divers acteurs de la chaîne de création de plus-value en lien les uns avec les autres, de les conseiller pour les négociations contractuelles et d’intervenir comme médiateur en cas de problèmes. Il aide en outre les forgerons pour les aspects relatifs à la gestion d’entreprise tels que le calcul des prix, l’élaboration de plans d’activité et leur utilisation en tant qu’instrument de gestion et subventionne dans une modeste mesure les investissements nécessaires. Le projet organise et finance en outre la formation technique des forgerons qui rejoignent le projet. Dans la mesure où le projet se concentre sur un rôle de conseil et de soutien, les forgerons sont habilités à aborder et à maîtriser les nouveaux défis de façon autonome.

Pour assurer le bon fonctionnement de la chaîne de création de plus-value, les fournisseurs, les entreprises de transport et les commerçants impliqués dans le projet sont traités selon les mêmes principes que les producteurs. Quelques mesures de promotion ciblées telles que l’émission de spots publicitaires et d’un film publicitaire à la télévision nationale, ainsi que la mise à disposition de matériel d’information, complètent le travail des commerçants et renforcent le succès de la vente.

Pour permettre aussi aux ménages pauvres d’acquérir un four économe en combustible, le projet les met en lien avec des organisations qui allouent des prêts sans intérêts pour des objectifs spécifiques dans les communes.

Les expériences réalisées dans le cadre de ce projet doivent à moyen terme être prises en considération dans un grand projet supranational qui propagera encore d’autres mesures d’économie d’énergie telles que l’isolation des maisons.

 

 

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