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Tadjikistan

Prévenir les dangers naturels

La population montagnarde du sud-ouest du Tadjikistan est exposée à des dangers naturels particulièrement nombreux. Avec la population, Caritas élabore des plans de prévention des catastrophes. La stabilisation de pentes et des cours d’eau ou l’introduction d’une gestion des pâturages font partie des mesures préventives mises en place.

 

Pays/région:
Tadjikistan, région de Khatlon


Groupe cible

Au moins 15 620 personnes (dont 360 enfants en âge scolaire) vivant dans 50 villages exposés à un risque élevé de glissements de terrain, de laves torrentielles et de crues soudaines provoqués par de fortes précipitations. Au moins 66 organisations communautaires et 54 institutions aux plans communal, régional et national. 


Budget nécessaire
1 026 746 francs


Durée du projet
du 01.09.2017 au 31.12.2018 


Numéro du projet
P170046


Objectif du projet
Accroître la résilience de la population locale face aux dangers naturels et réduire les pertes et les dommages.


Responsable du projet
Martina Weber, Tél : +41 41 419 24 56, mwebernot shown@caritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Asie/Europe

 
 

De quoi s’agit-il?

Glissements de terrain, crues et laves torrentielles ne sont que quelques-uns des dangers naturels auxquels sont exposés les habitants de la région de montagne de Khatlon, dans le sud-ouest du Tadjikistan. Chaque année, les districts particulièrement touchés subissent des pertes grevant la moitié de leur budget annuel. Les possibilités de développement de ces régions de montagne comptant parmi les plus pauvres du pays en sont fortement restreintes. Les crues du printemps 2012 ont été des événements dramatiques témoignant de cette problématique. Plusieurs centaines de personnes ont perdu la vie lors des crues ; de nombreuses maisons et infrastructures ont été détruites. Au printemps 2017 également, deux villages ont à nouveau été dévastés.

En plus des facteurs climatiques, les activités des habitants contribuent toujours davantage à accroître le degré de risque : surexploitation des peuplements forestiers en zones de pente, surpâturage et techniques culturales inadaptées sont la cause des sols fortement dégradés, désormais plus aptes à servir de protection naturelle contre des événements soudains.

Le risque élevé de catastrophes dans la région de Khatlon peut être sensiblement réduit moyennant une protection efficace des ressources naturelles et leur gestion améliorée. S’il est impossible de modifier les conditions topographiques et climatiques, une incidence peut en revanche être exercée sur l’ampleur avec laquelle elles impactent la vie des populations touchées. Des mesures préventives présentant simultanément une utilité économique peuvent réduire durablement les risques, à moindres coûts, et contribuer en parallèle à lutter contre la pauvreté.

Au cours de ses nombreuses années d’activité sur place, Caritas Suisse a élaboré des instruments visant à une gestion améliorée des surfaces exposées à l’érosion. En plus de ces mesures préventives, Caritas a réuni un savoir-faire local permettant de réduire sensiblement l’ampleur des dégâts dus aux crues dans les zones inondables par de petits ouvrages de protection et leur entretien régulier. Le présent projet tire parti de ces connaissances et des instruments élaborés. 

 

Que faisons-nous?

Il s’agit de considérer les causes des catastrophes naturelles dans une optique globale. Dans le présent projet, Caritas Suisse applique une approche systémique de la gestion des risques, allant de la gestion des ressources à la protection de la population contre les dommages et les pertes, en passant par des activités préventives. Dans cette approche, dite Eco-DRR (Disaster Risk Reduction, soit réduction des risques de catastrophes), l’être humain se conçoit comme une partie et un acteur de l’écosystème afin de pouvoir réduire durablement les risques naturels. Cette approche a été testée avec succès dans le cadre d'une première phase du projet et continue actuellement d'être améliorée. Elle est étendue à d'autres zones de la région. Le projet concerne maintenant plus de 50 villages dans trois districts.

À la faveur d’une première étape, les communautés locales se forgent une conscience plus aigüe des risques concrets dans leur zone et de la manière de les contrer par leurs propres activités. Des méthodes participatives d'analyse et de sensibilisation interviennent à ce niveau.

Partant de la grande expertise de Caritas Suisse dans la région, les autorités et acteurs locaux apprennent, dans une deuxième phase, à assumer la responsabilité de l’élaboration de leurs propres plans de protection contre les catastrophes. Ces derniers sont conçus en concertation avec la population locale et incluent une liste de propositions pour des mesures de protection et de prévention simples et écologiques - tels des dispositifs de protection naturelle pour stabiliser les pentes et les cours d’eau ou l’introduction d’une gestion des pâturages mieux en phase avec les conditions écologiques.

Dans une troisième phase, Caritas Suisse accompagne les communautés villageoises dans la mise en œuvre des mesures prévues, avec leurs propres moyens. Un éventail de cours transmet les techniques et méthodes de travail pertinentes. Des solutions durables se caractérisent toujours par le fait qu’elles peuvent aussi dégager un revenu complémentaire. Par exemple, certaines essences ligneuses plantées pour prévenir l’érosion fournissent également du fourrage animal, du bois de feu ou des fruits commercialisables sur le marché.

La collaboration s’étend à plus de 66 organisations villageoises et 54 institutions qui renforcent leurs connaissances et leurs compétences en matière de réduction des risques. Près de 15 600 habitants des groupes de population les plus démunis et fragiles de 50 villages de montagne des districts de Muminobod et Shurobod profitent d’une meilleure protection. Le projet est soutenu par des habitants bénévoles (en particulier des enfants en âge scolaire) qui réalisent des activités de sensibilisation dans ce que l'on appelle des "brigades vertes".

Le développement commun du système local de suivi et d’alerte précoce, lequel sera étroitement rattaché au réseau national de prévention des catastrophes du Tadjikistan, confère au projet la perspective à long terme nécessaire pour briser la spirale de la surexploitation des ressources naturelles et des catastrophes.

 

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