Mali

Exploiter durablement les régions humides et améliorer la sécurité alimentaire

La zone du Sahel est particulièrement touchée par les changements climatiques. Ceux-ci engendrent des pénuries d’eau et mettent en danger la sécurité alimentaire des habitants qui, pour la plupart, travaillent dans l’agriculture. Avec ce projet, Caritas protège les ressources disponibles en eau. Elle crée des incitations pour que les petits paysans exploitent l’eau de manière plus efficace, augmentent leurs récoltes et puissent ainsi couvrir leurs besoins alimentaires.

 

Pays / région / lieu
Mali


Groupe cible
6000 personnes directement et 32 000 bénéficiaires indirects


Budget nécessaire
2'721'592 francs suisses


Durée du projet
Du 01.07.2019 au 31.08.2023


Numéro du projet
P190029


Objectif du projet
La sécurité alimentaire est améliorée par la promotion de l’utilisation durable de l’eau et des systèmes agricoles dans les zones lacustres et les zones humides.


Responsable du projet
Margaux Tharin, Tél : 041 419 22 36, mtharinnot shown@caritasto make life hard for spam bots.ch

 
 

De quoi s’agit-il?

Dans la zone du Sahel tout comme dans la Corne de l’Afrique, la sécurité alimentaire est un défi central de lutte contre la pauvreté et pour le développement de toute la région. La population de ces régions est particulièrement touchée par les changements des conditions climatiques. La variabilité du climat, associée à une utilisation intensive et inefficace de l’eau dans l’agriculture, entraîne une pénurie d’eau et menace la sécurité alimentaire. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la sécurité alimentaire de près de 20 millions de personnes n’est pas assurée. 

Selon l’Indicateur de Développement Humain du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Mali était classé 182e sur 189 en 2018, ce qui en fait l’un des pays les plus pauvres du monde. On estime que 50 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Plus de 60 % des personnes actives travaillent dans le secteur primaire et sont donc directement touchées par l’évolution des conditions climatiques. L’accès à des services de conseils en matière agricole est limité, ce qui rend difficile l’adaptation de l’utilisation de l’eau et des méthodes de culture aux nouvelles conditions.

Ces dernières années, un grand nombre de projets ont été axés sur l’augmentation de la productivité par le biais de systèmes d’irrigation industriels pour les surfaces cultivables des régions arides. Ces systèmes ont puisé dans des lacs et des zones humides intactes, qui ont perdu leur équilibre en raison de la croissance démographique et de l’utilisation non réglementée des ressources existantes. 

Le projet est lancé dans deux régions humides du Mali classées selon le standard Ramsar et une région en Éthiopie ( plus d’informations sur ce projet en Éthiopie ). Ces régions sont comparables en termes de disponibilité en eau, d’intensité agricole, de menaces sur les écosystèmes et de situation du marché, et elles présentent des dynamiques sociales similaires. Les moyens d’existence de la population locale sont gravement compromis par la forte pression et l’utilisation massive de produits agrochimiques. L’environnement des lacs et des régions humides présente un potentiel de développement économique, mais les niveaux d’eau sont en baisse et risquent de s’assécher bientôt en raison d’une utilisation inappropriée.

 

Que faisons-nous?

Avec ce projet, Caritas Suisse encourage l’utilisation durable de l’eau et les systèmes de culture qui augmenteront la productivité agricole et permettront de préserver à long terme un écosystème menacé. La conversion à des méthodes de culture adaptées stabilise les marchés locaux et renforce la résilience (résistance) des petits paysans.

Le projet se concentre sur la stabilisation et la protection des ressources disponibles en eau. Il crée des incitations pour que les petits agriculteurs, les organisations du secteur privé et les services gouvernementaux utilisent l’eau de manière plus durable pour l’agriculture. Caritas Suisse va promouvoir des méthodes visant à augmenter l’efficacité des systèmes d’irrigation. Ces mesures visent à renforcer l’idée que les moyens de subsistance de la population locale ne peuvent se maintenir qu’avec des instruments efficaces et durables. Les activités visent à encourager également les grands utilisateurs d’eau que sont les entreprises de l’industrie agricole locale et de l’industrie de transformation, à adopter des techniques d’utilisation durable de l’eau. 

Afin de maintenir le potentiel de production et la fertilité des sols, le projet promeut des mesures agroécologiques économes en eau ; par exemple, on plante des variétés résistantes à la sécheresse. On encourage les paysans à s’organiser en coopératives et à obtenir par là de meilleures conditions de marché. Outre une meilleure utilisation de l’eau, cette approche permet également aux petits exploitants locaux d’augmenter leurs rendements et de mieux répondre à leurs besoins alimentaires. Les nouvelles technologies de production, de stockage et de préservation des produits améliorent l’efficacité énergétique et réduisent la pression sur le bois en tant que ressource naturelle, et donc sur l’écosystème. Le soutien technique dans la préparation et la mise en œuvre du plan local de développement et d’utilisation de l’eau, fourni par Caritas Suisse en collaboration avec divers partenaires locaux, représente également un aspect important du projet.

Le bassin du Sourou au Mali souffre déjà d’une pénurie chronique d’eau. Les communautés nomades et sédentaires sont fortement impliquées dans la mise en œuvre des nouveaux systèmes d’utilisation et d’irrigation. Afin de préserver l’écosystème fragile, la quantité et la qualité de l’eau, on encourage les méthodes de culture agroécologiques. On met en place des systèmes de microfinance innovants qui visent à améliorer l’accès des femmes aux marchés et constituent la base des investissements dans l’agriculture, la pêche et l’élevage.

Les modalités d’utilisation de l’eau sont en cours d’élaboration au niveau institutionnel. On élabore des plans de gestion de l’eau réglementant les quantités utilisées par les différents groupes d’utilisateurs en coopération avec les autorités locales. Et un tarif fixe par m3 basé sur des compteurs d’eau est facturé à chaque utilisateur. Les revenus peuvent être utilisés pour financer les services gouvernementaux locaux et pour faire respecter sur le long terme les règles et les normes qui ont été établies.

 

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