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Rwanda

Des enfants des rues sont intégrés dans la société

Au Rwanda, beaucoup d’enfants sont jetés dans la rue par la pauvreté. Le partenaire de Caritas, l’organisation Abadacogora-Intwari, accueille les enfants des rues dans ses trois centres offrant une prise en charge médicale, des conseils et une formation. Les enfants mangent et jouent dans un environnement sûr, prennent part aux activités de loisir et reçoivent un peu d’attention et de chaleur.

 

Pays / région / lieu
Rwanda, Kigali


Groupe cible
780 enfants des rues


Budget nécessaire
Environ 278 000 francs par année


Durée du projet
Parrainages d'enfants à long terme


Numéro du projet
P170031


Objectif du projet
Des enfants des rues sont réintégrés dans un environnement familial, scolaire et professionnel.


Responsable du projet
Kathrin Wyss, tél.: 041 419 22 39, kwyssto make life hard for spam bots@to make life hard for spam botscaritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Afrique / Amérique latine

 
 

De quoi s’agit-il?

Le contexte économique, social et politique du Rwanda est complexe et marqué par de grands changements. Le gouvernement rwandais est peu démocratique, et la situation des droits de l’homme reste très problématique. Les ONG ne peuvent pas agir librement, elles travaillent sur une base très restrictive et aucune opposition n’est admise. Le parti au gouvernement et l’armée sont politiquement scindés.

Le Rwanda a fait beaucoup pour assumer le génocide, aussi bien par des tribunaux internationaux que nationaux, et par les tribunaux que l’on nomme Gacaca. Les tribunaux Gacaca sont l’expression d’un système juridique traditionnel rwandais présidé par les anciens du village. Actuellement les tribunaux Gacaca, qui se penchent sur le passé du génocide, sont complétés par des éléments de la jurisprudence moderne. Environ 820 000 auteurs de crimes ont été jugés.

Sur le plan économique, le gouvernement s’engage dans le domaine des nouvelles technologies, des investissements étrangers et de l’intégration régionale. Dans le développement rural, on promeut la formation de coopératives ainsi que la construction de terrassements pour intensifier l’agriculture. Les régions rurales ne profitent presque pas de la croissance économique du pays (env. 6 %); 80 % de la population vit de l’agriculture qui montre une croissance négative. Selon les chiffres du rapport de l’ONU de 2010, plus des trois quarts de la population vivent avec moins de 1,25 dollar par jour. 

Le développement politique et économique du Rwanda a également des effets sur le phénomène des enfants des rues: pour beaucoup d’enfants, depuis le génocide, il n’existe plus de réseau social et la situation économique difficile engendre une augmentation du nombre de ces enfants des rues. Beau-coup d’entre eux proviennent de familles très pauvres et même de très jeunes enfants sont forcés de se débrouiller seuls pour survivre. Une grande partie de ces enfants passent leur vie dans la rue alors qu’ils ont encore de la famille ou des proches chez qui ils peuvent se rendre de temps en temps. À Kigali, la pression a augmenté sur les enfants des rues depuis qu’on ne les tolère plus dans le centre et qu’ils sont déplacés en dehors de la ville. L’encouragement d’investissements étrangers au Rwanda a pour conséquence que beaucoup d’investisseurs étatiques ou privés achètent des terrains dans le cen-tre de Kigali, au prix de nombreuses expropriations. Cette politique a un effet direct sur les familles pauvres qui doivent partir s'installer dans les faubourgs de la ville.

Caritas Suisse s’engage depuis les années 80 pour les enfants des rues et a contribué à permettre à des centaines d’enfants et de jeunes de suivre une formation scolaire ou professionnelle.

 

Que faisons-nous?

Le projet d’enfants des rues soutenu par Caritas, Abadacogora-Intwari,  travaille dans trois centres qui prennent en charge environ 500 enfants et jeunes de six à quinze ans. Le but du projet est la réinsertion des enfants dans la société, au plan familial, scolaire et professionnel. Durant la journée, les enfants sont présents dans les centres pour des périodes plus ou moins longues. Ils prennent part à différentes activités, cours de langues étrangères, cours d’alphabétisation, repas en commun et loisirs. Ils sont soutenus psychologiquement et médicalement, et on les sensibilise aux questions d’hygiène et de santé.

Les trois centres contribuent à ce que les enfants puissent aller à l’école publique. L’un des grands défis du projet est d’éviter à long terme que les enfants ne retournent dans la rue. Le projet intègre les enfants dans les écoles et fournit aux jeunes des apprentissages dans de petites entreprises. Grâce au soutien de Caritas Suisse, beaucoup de jeunes ont réussi à apprendre un métier et à trouver du travail.

Le but du projet est d’offrir aux enfants et aux jeunes un environnement stable et de meilleures conditions de vie et perspectives d’avenir. Outre l’accent sur l’intégration sociale et économique des enfants et des jeunes dans le contexte familial et social, l’organisation se concentre sur la collaboration avec les paroisses et les communautés locales pour faire de la prévention et protéger les enfants du risque de vivre dans la rue.

 

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