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Palestine

Aide aux enfants de Gaza

Avec le soutien des parrainages d’enfants de Caritas, l’organisation d’entraide locale YEC ( Youth Empowerment Center ) aide avec succès les enfants et les jeunes de Gaza depuis 2008. Ses activités principales consistent dans la prise en charge psychosociale, des programmes de santé publique pour enfants et l’élargissement de l’offre de formations. L’organisation est basée en ville de Gaza et possède trois centres au nord.

 

Pays / région / lieu
Palestine: Gaza


Groupe cible
1080 enfants entre six et douze ans et 432 parents


Budget nécessaire
Environ 230 000 francs par année


Durée du projet
Parrainages d'enfants à long terme


Numéro du projet
P170044


Objectif du projet
Les enfants traumatisés dans le nord de Gaza apprennent à vivre dans les conditions difficiles provoquées par le blocus et l'occupation. Réduction et dépassement des conséquences traumatiques de la violence exercée par les adultes, en apprenant des techniques individuelles de gestion du stress.


Responsable du projet
Marion Schröder, mschroederto make life hard for spam bots@to make life hard for spam botscaritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Asie / Europe

 
 

De quoi s’agit-il?

Les territoires palestiniens sont occupés par Israël depuis 1967. Israël s’est retiré partiellement de la bande de Gaza depuis 2005, mais elle continue de la contrôler et reste une puissance d’occupation selon les critères du droit international. Depuis la chute du président égyptien Morsi, les tunnels creusés dans le Sinaï ont été fermés. Ils étaient d’importance primordiale pour l’économie de Gaza, car les biens de toutes sortes y étaient importés par ce biais. Depuis lors, le chômage a encore dramatiquement augmenté. La violence domestique et la dépression chronique sont des faits quotidiens. Conséquence parmi d’autres, les enfants sont souvent laissés à eux-mêmes tout en étant soumis à une très grande pression sociale.

En décembre 2008, l’armée israélienne a bombardé la bande de Gaza durant trois semaines et des troupes au sol y ont pénétré. Un nouveau bombardement a eu lieu en novembre 2012 pour répondre aux tirs du Hamas sur les colonies israéliennes. La population a été fortement touchée et beaucoup de gens ont développé de sérieux troubles post-traumatiques, crises d’anxiété, énurésie, maux de tête, vomissements, mais aussi agressions et automutilation. Les symptômes de traumatismes aigus ont été par la suite moins perceptibles, mais les sentiments d’impuissance, de frustration et d’agression face aux attaques militaires qui peuvent avoir lieu en tout temps et aux sanctions économi-ques drastiques demeurent et sont encore activés par les attaques de l’été 2014.

Le Hamas a réagi à cette situation par une propagande et une rhétorique antiisraélienne qu’il développe jusque dans les écoles. Depuis 2013, la discipline Jihad est obligatoire dans toutes les écoles publiques et privées. Les enfants grandissent donc dans un environnement complètement pollué par le conflit. Le stress, la pression des parents et l’insécurité omniprésente ont une influence désastreuse sur eux.

 

Que faisons-nous?

Au printemps 2009, tout de suite après la guerre, Caritas a soutenu les premiers soins psychosociaux pour les enfants dans les écoles. Cette aide était mise en œuvre par le partenaire de Caritas sur place, le Youth Enhancement Center (YEC). Le YEC est une organisation locale expérimentée dans le soutien psychosocial des enfants. En 2010, avec l’aide de Caritas, le YEC a ouvert trois nouveaux centres à Bayt Lahiya, Bayt Hanun et Jibaliya, dans le nord de la bande de Gaza. Durant ces trois dernières années, 7000 enfants y ont été pris en charge.

La seconde phase du projet prévoyait de renforcer la résilience des enfants et leur capacité à pouvoir s’affirmer dans cet environnement hostile.

Les nouvelles attaques qui frappent Gaza depuis juillet 2014 obligent le YEC à demander à nouveau une aide d’urgence. Il est actuellement trop dangereux de se rendre dans les centres. Les enfants risqueraient trop d’être frappés par une bombe. Les travailleurs sociaux se rendent donc dans les hôpitaux et essaient de prendre psychologiquement en charge les enfants traumatisés et blessés. Caritas Suisse soutient cet engagement d’urgence.

Les enfants vont apprendre à supporter la pression sociale, familiale et scolaire constante à laquelle ils sont soumis, à faire face à leurs peurs et à les contrôler au lieu de se laisser dominer par elles. On leur apprend à se comporter face au stress, aux peurs irrationnelles, à l’insécurité, à la colère et à l’impuissance et à éviter que ces émotions s’expriment par la violence envers les autres ou envers eux-mêmes. Il s’agit d’apprendre et de connaître des techniques de maîtrise individuelle du stress aigu et à long terme (techniques de respiration, jeux sportifs, expression créative), de mettre sur pied des réseaux d’aide et d’échange entre enfants (cours peer to peer réconfort et solidarité) et de les soutenir et les encourager par le biais de la société de Gaza (famille et voisinage).

Comme les conditions de vie difficiles perdurent dans la bande de Gaza, il est important que les enfants puissent développer de manière proactive et préventive des stratégies susceptibles de les aider durablement. Les offres s’adressent à des enfants de 8 à 11 ans, un âge critique dans leur développement, où ils passent de l’imitation à la créativité propre, à la compréhension de leurs émotions et à l’autonomie en matière d’estime de soi. L’expression créative des enfants est particulièrement encouragée dans des thérapies par la peinture et le modelage. Un homme et une femme psychologues prennent en charge un groupe de filles et de garçons. Les travailleurs sociaux et les enseignants soutiennent les enfants dans leurs efforts personnels et entre eux.

Comme l’environnement contribue beaucoup à la résilience des enfants, le YEC organise aussi des manifestations pour les parents et les proches ainsi que des cours de sensibilisation aux besoins des enfants destinés aux autorités, aux responsables d’organisations, clubs et associations locales. Outre les enfants, les parents, les proches, les enseignants et autres personnes importantes de l’environnement des enfants ont accès aux centres. Les spécialistes traitent les demandes de ces personnes intéressées et répondent aux questions des parents. Par ce biais, le projet endosse également un petit rôle de médiation puisque les conflits familiaux ou les conflits à l’école sont exprimés et que l’on cherche des solutions en commun. On rend visite aux familles et aux écoles qui cherchent le contact avec les centres et on organise un suivi pour discuter et mettre en œuvre des mesures supplémentaires si nécessaire. De cette manière, durant deux ans, plus de 10 000 enfants et leurs familles peuvent bénéficier de cette aide.

 

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