Bosnie-Herzégovine

Le jardin d’enfants pour tous !

Le jardin d’enfants joue un rôle central dans le processus d’apprentissage, en particulier pour les enfants défavorisés. Mais dans les cantons de Sarajevo et Zenica-Doboj en Bosnie-Herzégovine, beaucoup n’y ont pas accès. Caritas effectue un travail d’information, aide les communes à améliorer l’offre en la matière et investit dans la formation de puéricultrices et puériculteurs.

 

Pays / région / lieu
Les cantons de Sarajevo et Zenica-Doboj, Bosnie-Herzégovine


Groupe cible
Des enfants en âge préscolaire (jardin d’enfants), en particulier ceux issus de milieux défavorisés et/ou marginalisés (Roms)


Budget nécessaire
Environ 835'000 francs suisses par an


Durée du projet
Parrainage de longue durée 


Numéro du projet
P180040


Objectif du projet
Accès à une formation préscolaire de qualité (jardin d’enfants) pour tous les enfants, en particulier ceux qui viennent de familles défavorisées et qui habitent dans des régions retirées et/ou sans jardin d’enfants à proximité ; améliorer la formation professionnelle du personnel des jardins d’enfants en élargissant l’offre de cours et en introduisant des méthodes pédagogiques modernes.


Responsable du projet
Berry Kralj, Tél : 041 419 24 91, bkraljnot shown@caritasto make life hard for spam bots.ch

 
 

De quoi s’agit-il?

Voilà maintenant plus de 70 ans que l’ordre juridique international estime que le droit à la formation fait partie des droits humains. Ce droit fondamental est ancré dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Laquelle souligne en particulier le rôle essentiel de l’éducation de la petite enfance dans le processus de développement et dans le déploiement du plein potentiel de l’enfant. On entend par « formation précoce » le jardin d’enfants, tel qu’on le connaît aussi bien en Suisse qu’en Bosnie-Herzégovine. En tant que préparation à l’école, la formation préscolaire revêt même encore plus d’importance pour les enfants qui vivent dans des conditions difficiles, car leurs parents n’ont souvent pas la conscience ou pas les ressources nécessaires pour favoriser leur développement à domicile.

Selon la loi bosnienne, tous les enfants doivent avoir suivi une année d’école enfantine avant leur entrée en primaire. Dans le canton de Zenica-Doboj, la formation préscolaire obligatoire comprend 180 heures dispensées trois jours par semaine entre mars et juillet. Dans le canton de Sarajevo, la loi prévoit 150 heures de jardin d’enfants obligatoires. Celui-ci dure de septembre à juillet, comme l’année scolaire normale, à raison de trois heures par semaine. En parallèle, il y a aussi la possibilité de fréquenter le jardin d’enfants facultatif. Payant, celui-ci fait normalement office de crèche à la demi-journée. Pour les enfants de familles économiquement et socialement défavorisées, la loi prévoit dans les deux cantons que les autorités communales ou cantonales prennent également en charge les frais du jardin d’enfants non-obligatoire. Mais les communes se soustraient souvent à cette obligation. Et même s’il y avait suffisamment de places dans les jardins d’enfants facultatifs, ce type de garde ne serait pas abordable pour beaucoup de familles en Bosnie.

Malgré quelques progrès observés ces dernières années, les besoins restent immenses, comme le soulignent aussi les derniers sondages officiels : il y a bien trop peu d’enfants qui fréquentent régulièrement le jardin d’enfants. Il n’existe par ailleurs aucune indication relative aux enfants de familles particulièrement défavorisées ni à ceux de la minorité rom. Or, ceux-ci sont particulièrement touchés par l’exclusion, la marginalisation et la discrimination à plusieurs niveaux. Les ministères de l’instruction publique des cantons de Sarajevo et Zenica-Doboj reconnaissent la situation et sont prêts à aborder le problème en collaboration avec Caritas.

Les raisons de cette faible fréquentation des jardins d’enfants sont complexes : les sociétés plus traditionnelles (comme les Roms) n’ont pas suffisamment conscience de l’importance que revêt la formation préscolaire dans le développement de l’enfant. Au manque de ressources publiques s’ajoute une pénurie de personnel, ainsi que de locaux appropriés et correctement aménagés. Enfin, les méthodes pédagogiques sont désuètes.

 

Que faisons-nous?

Le projet se concentre – tout d’abord – sur les cantons de Sarajevo et Zenica-Doboj. Caritas peut s’y appuyer sur des années de bonne collaboration avec les autorités, y compris le ministère de l’instruction publique. Sans compter que les autorités compétentes témoignent de l’intérêt pour une collaboration et une volonté politique d’apporter des modifications dans le domaine préscolaire.

Le projet poursuit une approche en trois volets :
Par un renforcement du travail de sensibilisation, il s’agit tout d’abord de mieux ancrer dans la conscience de la société l’importance que revêt le jardin d’enfants dans le développement de l’enfant et d’en faire un incontournable. Il faut que tous les enfants puissent y avoir accès, en particulier ceux de familles défavorisées. Dans les communes et les quartiers sans jardin d’enfants, il s’agit d’en ouvrir un en collaboration avec les autorités ou de permettre l’accès à l’éducation par le biais d’un jardin d’enfants mobile.

Il faut ensuite aider les autorités à aménager les jardins d’enfants de façon adéquate et à respecter leurs obligations légales. Cela peut passer par des mesures architecturales et par la mise à disposition d’installations, ou par la prise en charge des salaires de puéricultrices/puériculteurs, travailleurs/travailleuses sociaux et spécialistes supplémentaires (pour les besoins spéciaux par exemple en logopédie ou en kinésithérapie). Les médiateurs et médiatrices roms introduits dans une partie des écoles et jardins d’enfants jouent un rôle très important compte tenu de l’exclusion des Roms : dans des projets antérieurs de Caritas, cette collaboration s’est révélée particulièrement efficace pour l’intégration des enfants les plus défavorisés à l’école primaire et secondaire, de même que le recours à des travailleuses et travailleurs sociaux. Le présent projet doit profiter de cette expérience.

Enfin, il y a lieu d’améliorer la formation des puéricultrices/puériculteurs. Les directions des Universités de Sarajevo et Zenica ont exprimé un vif intérêt à l’idée de développer et d’introduire de nouveaux modules avec l’aide de Caritas Suisse. Les thèmes traités touchent en particulier l’inclusion sociale, les droits de l’enfant et une méthodologie moderne de l’enseignement.

Au vu de la situation financière difficile des autorités en charge de l’instruction sur le plan cantonal et communal, le projet participera au financement des postes et de l’équipement ; mais uniquement à condition qu’il y ait un cofinancement public, ceci afin d’assurer l’ancrage local et la durabilité des activités du projet. Les ministères de l’instruction publique des deux cantons ont expressément assuré leur appui financier et signé des déclarations d’intention dans ce sens.

 

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