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Bangladesch

Sortir de la pauvreté en devenant jeune entrepreneur

Le projet «Papillon» (Projaboti) soutenu par Caritas offre aux enfants des plus pauvres des structures d’accueil et de promotion précoce à Mymensingh. Il s’agit d’offrir de meilleures conditions pour permettre une formation. C’est un chemin à long terme pour sortir de la pauvreté.

 

Pays / région / lieu
Bangladesh, Mymensingh


Groupe cible
Enfants préscolaires des familles les plus pauvres de la ville de Mymensingh


Budget nécessaire
Environ 75'000 francs par année


Durée du projet
Parrainages d'enfants à long terme


Numéro du projet
P150087


Objectif du projet
Le projet Projaboti (papillon) veut mettre en place de bonnes conditions d'apprentissage et d'éducation pour les enfants des personnes les plus défavorisées de la ville de Mymensingh par le biais de la mise en place de garderies et d'encouragement précoce, ce qui leur donnera plus tard la possibilité de sortir de la pauvreté.


Responsable du projet
Nicola Malacarne, tél: 041 419 22 46; nmalacarneto make life hard for spam bots@to make life hard for spam botscaritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Asie / MONA

 
 

De quoi s’agit-il?

Le Bangladesh est l’un des pays les plus pauvres du continent asiatique : selon le seuil de pauvreté établi par l’ONU, 50 % de ses habitants, ce qui représente quelque 80 millions de personnes (la population de l’Allemagne), vivent dans la pauvreté. 75 % de la population vit dans les régions rurales, mais l’exode vers les villes est important et ces dernières ne peuvent absorber tous ces migrants pauvres. Beaucoup de familles se retrouvent donc dans des zones de bidonvilles appelés des bostees. À Mymensingh, une ville du centre du pays, qui compte officiellement 375 000 habitants, on estime le nombre réel d’habitants à au moins un demi-million de personnes. Une étude, le « City Health Survey 2013 », a montré qu’un enfant sur deux vit dans un bostee, est sous-alimenté au point de voir sa croissance entravée. Seul un quart des enfants sont suffisamment et régulièrement nourris. 5 % des enfants meurent avant d’avoir atteint 5 ans. 50 % des enfants n’ont pas accès à des soins médicaux adaptés. Et l’organisation non gouvernementale germano-bangladaise MITA, notre partenaire sur place, a montré dans une récente étude que la moitié des enfants abandonnent l’école avant la cinquième année et que pratiquement aucun ne termine sa dixième.

Les coûts de la vie (loyers, électricité, nourriture, transports) sont plus élevés en région urbaine qu’en région rurale, et pourtant le revenu des familles est plus bas : dans les régions rurales, les femmes travaillent à la fois aux tâches domestiques et aux champs, alors qu’en ville, cette possibilité de gain n’existe pas. Ainsi, beaucoup de femmes ne trouvent que des emplois très mal payés, souvent comme femmes de ménage ou cuisinière dans des familles aisées, ou elles vont de porte en porte pour vendre leurs maigres marchandises. Elles travaillent sept jours sur sept, neuf heures par jour, et sont constamment livrées au stress et à l’épuisement, sans avoir pour autant la possibilité de prendre en charge correctement leurs enfants de moins de 5 ans.

L’éducation précoce est la formation et l’encouragement qu’un enfant reçoit avant d’avoir 6 ans et d’entrer dans le système scolaire. Elle forme la base de la formation à suivre et du développement des enfants et est un facteur-clef de ses succès scolaires et d’apprentissage. C’est donc un élément particulièrement important de l’éducation des enfants défavorisés, qui peuvent ainsi créer des liens avec les autres enfants et acquérir les compétences sociales nécessaires. En outre, cet encouragement précoce permet aux parents de revenir à leur emploi. En Suisse, l’encouragement précoce se fait par le biais des prises en charge dans les crèches et garderies et de différents programmes adaptés aux enfants (p.ex. sport, musique, danse, dessin).

Dans beaucoup de pays, l’encouragement précoce n’est pas une priorité pour les ministères de l’éducation. Il n’est pas obligatoire, alors même que l’on connaît son importance. Caritas Suisse soutient plusieurs projets d’encouragement précoces dans des pays en crise dans lesquelles l’organisation est active. Souvent, ce sont des activités pilotes qui se concentrent notamment sur la formation du personnel enseignant qui apprend ainsi concrètement à prendre en compte et stimuler concrètement, notamment par l’observation et la relation, l’évolution des enfants. Les expériences montrent que les petits enfants qui ont appris à surmonter un stress négatif ou un traumatisme se montrent des élèves socialement plus actifs et sont mieux à même de contribuer plus tard au développement de la société dans laquelle ils vivent. Un élément important de ces projets est qu’ils doivent toujours s’orienter dans le contexte du système de formation du pays, pour garantir leur durabilité.

 

Que faisons-nous?

Dans les familles pauvres du Bangladesh, les mères doivent travailler pour pouvoir nourrir leurs enfants. Elles ont donc besoin d’un lieu sûr, accueillant leurs enfants pendant qu’elles travaillent pour subvenir aux besoins de la famille. Si elles n’ont pas cela, le cercle vicieux de la pauvreté ne peut être rompu : les enfants plus âgés doivent se charger des plus jeunes, ce qui les oblige à abandonner l’école, ou alors les enfants sont dans la rue pendant que leur mère travaille. Le problème est particulièrement aigu pour les familles des minorités ethniques qui sont doublement pénalisées, parce qu’elles sont pauvres et discriminées à cause de leur origine et de leur religion.

Le projet Papillon (Projaboti) soutenu par Caritas se situe dans ce créneau. Il offre des garderies d’enfants et une éducation précoce aux enfants des familles les plus pauvres de Mymensingh, mettant ainsi en place certains éléments qui permettront à ces familles de sortir du cercle vicieux de la pauvreté. Caritas soutient l’organisation germano-bangladaise MATI à mettre en place le projet Papillon qui se base sur l’approche ECD (Early Childhood Development). La priorité est mise sur la formation du personnel enseignant, la création de lieux de prise en charge des jeunes enfants, et aussi sur la prise de conscience de la population et des autorités sur cette question pour que des projets similaires soient encouragés à l’avenir.

Nous visons les résultats suivants dans le cadre de la durée du projet (juillet 2015 — juin 2018) :

  • Quatre garderies pouvant accueillir 80 enfants d’âge préscolaire sont construites dans les bidonvilles de la ville de Mymensingh.
  • Durant les trois ans que dure le projet, 120 enfants d’âge préscolaire ont la possibilité d’acquérir une éducation précoce donnée par du personnel qualifié dans un environnement sûr.
  • On renforce les compétences du personnel et on les forme à travailler avec l’approche ECD.
  • La population (les parents, la famille, les éducateurs, les personnes-clef des domaines de l’éducation et du développement pour la ville) sont mis au courant du projet Papillon et de son approche et sont encouragés à mettre en place d’autres projets analogues.

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