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Éthiopie 

Des écoliers en meilleure santé grâce à l’hygiène et l’eau potable

Depuis un certain temps déjà, l’Éthiopie investit massivement dans l’éducation scolaire, de sorte qu’aujourd’hui de nombreux jeunes peuvent aller à l’école. Cependant, l’infrastructure des bâtiments laisse souvent beaucoup à désirer. Caritas installe des installations sanitaires dans certaines écoles et fournit une infrastructure de base pour l’eau. L’œuvre d’entraide enseigne aussi aux écoliers les bases de l’hygiène grâce à une méthode ludique. Les maladies telles que les infections au trachome, qui conduisent souvent à la cécité, se propagent donc moins.

 

Pays / région / lieu 
Éthiopie, région d’Oromia (zone Est Hararghe)


Groupe cible
Bénéficiaires directs : 92 300 écolières et écoliers
Bénéficiaires indirects : 560 000 membres des communes de la région du projet 


Budget nécessaire
1 571 253 francs


Durée du projet
Du 01.07.2017 au 31.08.2019


Numéro du projet
P170069


Objectif du projet
Une formation complète à l’hygiène et l’accès à l’eau potable et à des infrastructures sanitaires dans les écoles de la zone de Haraghe Est améliorent durablement la situation sanitaire de 92 300 élèves.


Responsable du projet
Noemi Grossen, Tél :041 419 23 27, ngrossento make life hard for spam bots@to make life hard for spam botscaritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Afrique/Amérique latine

 
 

De quoi s’agit-il?

L’Éthiopie investit massivement dans l’éducation scolaire depuis quelques années, en particulier depuis l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies. Au cours des 15 dernières années, les dépenses consacrées à l’éducation sont passées de 8,2 à 23,6 % du budget de l’État. Grâce à cette évolution, l’Éthiopie a aujourd’hui un taux de scolarisation très élevé. Cependant, il existe un grand potentiel d’amélioration de l’infrastructure des bâtiments scolaires. De nombreuses écoles n’ont pas un accès suffisant à l’eau potable et ne disposent pas d’installations sanitaires. En outre, les élèves manquent de connaissances sur les comportements d’hygiène élémentaire, ce qui est particulièrement important pour la prévention des maladies. L’eau polluée provoque des diarrhées, mais également des infections au trachome, une forme spécifique de conjonctivite qui est l’une des principales causes de cécité infectieuse. En Éthiopie aujourd’hui, près de 40 % des enfants entre un an et neuf ans sont touchés par le trachome. L’amélioration de la situation en matière d’eau et d’hygiène est essentielle pour lutter contre la maladie, et s’inscrit d’ailleurs également dans le cadre du plan d’action de lutte contre les infections au trachome adopté par le gouvernement éthiopien en 2012.

La meilleure façon d’améliorer la situation en matière d’hygiène consiste à combiner des projets d’amélioration des infrastructures et de formation en matière d’hygiène. Cependant, changer les habitudes n’est pas une tâche facile : cela demande du temps et une approche à long terme. Les enfants sont plus réceptifs aux propositions de changements de comportement. Ils diffusent ensuite ce qu’ils ont appris à leurs familles et aux communautés villageoises, ce qui permet au projet d’élargir son bassin de bénéficiaires directs.

Le projet actuel applique la méthode « Children’s Hygiene and Sanitation Training » (CHAST). Caritas Suisse a développé l’approche CHAST sur la base des formations et des approches existantes pour une meilleure compréhension de l’hygiène et l’a depuis lors continuellement adaptée et développée en fonction des dernières découvertes. L’approche est spécifiquement adaptée aux écoliers des deux sexes âgés de 5 à 15 ans. Elle comporte des éléments ludiques et interactifs permettant aux écoliers d’améliorer durablement leurs connaissances en matière d’hygiène. L’approche promeut aussi le débat sur ces thèmes entre les écoliers et apprentis. Le manuel CHAST et le kit d’outils ont déjà été traduits dans les langues locales d’Éthiopie, et notamment en oromiffa, dans le cadre de projets précédents. L’approche est officiellement reconnue par le Ministère éthiopien de l’Éducation pour l’amélioration des pratiques d’hygiène de la population.

 

Que faisons-nous?

L’objectif de ce projet est d’améliorer la situation sanitaire des élèves dans les écoles de la zone orientale de Haraghe dans la région d’Oromia et de lutter ainsi contre la propagation des infections au trachome par le biais d’une formation à l’hygiène, de l’accès à l’eau potable et de la construction d’infrastructures sanitaires.

 

Le projet est mis en œuvre par Caritas Suisse et son partenaire Caritas Harar (HCS) depuis des années, dans 18 woredas (districts administratifs) sur 19 de la zone de l’Est Hararghe. Le projet doit toucher huit ou neuf écoles par woreda, au total 160 écoles primaires, et quelque 92 300 écolières et écoliers bénéficiaires directs. Quelque 400 membres du corps enseignant et les autorités sanitaires locales sont également formés à transmettre l’approche CHAST. Un total d’environ 560 000 habitants des communautés de la région du projet bénéficieront indirectement des mesures grâce à la diffusion des connaissances acquises par les bénéficiaires directs.

Le projet englobe les activités suivantes : les élèves et les enseignants des 160 écoles primaires sélectionnées reçoivent une formation utilisant l’approche CHAST permettant d’améliorer leurs pratiques d’hygiène. Afin d’assurer la pérennité de cette mesure, environ 240 agents de santé communautaires sont formés à la méthode CHAST dès le début du projet, en plus des enseignants. La formation continue et un suivi régulier garantissent que leurs connaissances sont mises à jour et qu’ils mettent en œuvre les cours de formation de manière appropriée. Les activités visant à améliorer la gestion de l’hygiène pourront ainsi se poursuivre après la fin du projet.

Pour une application efficace et durable de l’approche CHAST, il est nécessaire que les écoles disposent d’infrastructures d’eau et d’installations sanitaires de base, sans lesquelles nombre des aspects d’hygiène enseignés ne peuvent être mis en œuvre. Au début du projet, on procède donc à une évaluation complète des infrastructures d’eau et d’installations sanitaires existantes dans les écoles prévues pour la mise en œuvre du projet. Après l’inventaire, des améliorations ou la construction de blocs sanitaires et d’installations d’approvisionnement en eau sont réalisées dans 17 écoles qui ne disposent pas actuellement d’une infrastructure sanitaire suffisante. Les toilettes, séparées selon le sexe, et la mise en place d’installations pour se laver les mains sont particulièrement importantes. Les infrastructures existantes sont intégrées dans l’approche CHAST, et font l’objet d’explications et de discussions. La formation est axée sur le lien entre les pratiques d’hygiène et la propagation des maladies. Ainsi, elle contribue non seulement à lutter contre les infections au trachome, mais aussi à freiner la propagation des maladies en général.

De plus, le concept de « l’école bleue » est mis en œuvre dans trois écoles sélectionnées pour compléter les activités WASH. Outre les thèmes d’hygiène susmentionnés, l’approche « école bleue » comprend des cours de formation sur la gestion efficace et durable de l’eau dans l’agriculture, ainsi que sur la gestion de la terre. En outre, ces trois écoles sont en train d’installer un potager qui permettra d’améliorer la sécurité alimentaire, d’une part, et de sensibiliser les enfants à une alimentation équilibrée d’autre part.

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