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Éthiopie

Aide d’urgence pour des communes touchées par la sécheresse, en vue de maintenir leurs moyens de subsistance

L’Éthiopie subit la pire sécheresse du dernier demi-siècle. C’est le phénomène météorologique El Niño qui en est à l’origine. Caritas assure une aide alimentaire dans la zone de Borana, dans la ceinture sèche du pays. Pour protéger le bétail – un important moyen de subsistance de la population essentiellement paysanne -, l’œuvre d’entraide distribue du fourrage et propose des prestations vétérinaires. Elle aide en outre la population à améliorer l’accès à l’eau potable et à prévenir les maladies. 

 

Pays / région / lieu
Éthiopie, région d’Oromia (zone de Borana, districts de Moyale et Dhas)


Groupe cible
Le projet bénéficie à 63 504 personnes de la région d’Oromia


Budget nécessaire
628 635 CHF


Durée du projet
16.06.2017 – 30.11.2018


Numéro du projet
P170059


Objectif du projet
Le projet a pour but de soutenir la population pastorale et agropastorale de la région d’Oromia touchée par la sécheresse en vue d’atténuer les conséquences directes de la sécheresse et de couvrir les besoins fondamentaux. 


Responsable du projet
Noemi Grossen, tél.: 041 419 23 27; courriel: ngrossento make life hard for spam bots@to make life hard for spam botscaritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Afrique / Amérique latine

 
 

De quoi s’agit-il?

Depuis la famine des années 1983/1984, l’Éthiopie, l’un des pays les plus vastes et les plus densément peuplés d’Afrique, a été dévastée à plusieurs reprises par des phénomènes climatiques extrêmes. Depuis 2015, la plus grave sécheresse du dernier demi-siècle s’est étendue. Elle est causée par El Niño, un phénomène météorologique mondial, qui entraîne des sécheresses et des inondations dans la région selon des cycles irréguliers. En 2015, l’absence de deux saisons des pluies consécutives a provoqué de mauvaises récoltes, une pénurie d’eau et l’assèchement des pâturages. Il s’en est suivi une pénurie alimentaire et la disparition du bétail. Comme les pluies ont également été partiellement retardées et inférieures à la moyenne dans les années 2016 et 2017, près de 8 millions de personnes sont actuellement tributaires d’une aide. On s’attend à une augmentation supplémentaire du nombre de personnes affectées au cours du second semestre de 2017. Tandis que la situation a tendance à s’améliorer dans quelques régions du pays, sa partie sud, région du projet comprise, subit toujours la sécheresse.

Des régions à caractère pastoral et agropastoral sont particulièrement touchées par les températures extrêmes et la sécheresse persistante vu que la population locale dépend dans une large mesure des pâturages. La grande sécheresse les a desséchés au point qu’ils ne fournissent plus de fourrage pour le bétail, la base d’existence des ménages. Le manque de prairies et la pénurie d’eau font périr les animaux tandis que les précipitations diluviennes emportent parfois l’ensemble des prairies desséchées, polluent les sources d’eau potable et accroissent le risque de propagation de maladies humaines et animales. Le manque d’eau potable a une incidence négative sur la santé, l’hygiène et les soins corporels. La plupart des habitants des zones rurales ne sont pas suffisamment informés du lien direct entre manque d’hygiène, pollution de l’eau et problèmes de santé. 

La région du projet se trouve dans la zone de Borana, elle-même sise dans la région d’Oromia, laquelle est l’une des plus arides d’Éthiopie. En 2010/11, elle a déjà été frappée par la grande sécheresse qui s’est propagée dans la Corne de l’Afrique. L’accès à l’eau destinée à la consommation humaine et à l’agriculture représente un des défis majeurs à relever. Le présent projet a pour but d’atténuer les répercussions négatives de la sécheresse sur les conditions de vie des habitants des districts de Moyale et Dhas moyennant un soutien dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable et de l’hygiène, de l’approvisionnement en aliments de base et de l’affouragement du bétail.

 

Que faisons-nous?

Il s’agit de protéger 23 094 personnes touchées par la sécheresse dans les districts de Moyale et Dhas et d’assurer leurs moyens de subsistance en collaboration avec l’organisation locale ACORD. À côté de l’aide d’urgence et de l’affouragement du bétail de rente, la population locale profite aussi des mesures de sensibilisation dans le domaine de l’hygiène et de la gestion durable de l’eau. Afin de renforcer la responsabilité individuelle des habitants, les communes bénéficiaires sont impliquées le plus activement possible dans les processus décisionnels et dans la mise en œuvre des mesures adoptées.

Le projet intègre les activités suivantes :

La sécheresse actuelle a été à l’origine de mauvaises récoltes et d’une pénurie alimentaire. Pour parer au plus pressé, Caritas remet de l’argent liquide à 120 ménages particulièrement touchés et vulnérables afin de leur permettre d’acheter la nourriture dont ils ont un urgent besoin. De plus, 485 ménages sont choisis pour participer au programme de travail contre rémunération (« cash for work ») dans lequel ils sont engagés pour réparer des puits et des abreuvoirs et assurer une meilleure utilisation des prairies. Des compléments alimentaires spéciaux sont de surcroît distribués à 300 femmes enceintes et allaitant leurs enfants.

Moyen de subsistance essentiel des communautés pastorales et agropastorales, le bétail est aussi touché de manière significative par la sécheresse. Les zones de pâturage desséchées et les difficultés d’accès à l’eau affaiblissent les animaux et les rendent plus sensibles aux maladies. Pour maintenir cette base de subsistance cruciale pour la population, 150 ménages pastoraux et agropastoraux reçoivent un total de 39 000 kilos de fourrage sur deux mois. Les ménages bénéficiaires de ce projet ont perdu plus de 80 pour cent de leur cheptel suite à la sécheresse. 300 ménages ont en outre accès à des prestations et à des médicaments vétérinaires, ainsi qu’à des vaccins pour quatre animaux au plus par ménage.

En raison de la sécheresse et des pluies diluviennes, l’eau potable se raréfie en de nombreux endroits. Les étangs d’eau libre et les puits ayant longtemps servi de sources d’eau potable sont souvent pollués. Une partie seulement des puits et des pompes fonctionnent normalement. L’assainissement de deux systèmes d’adduction d’eau garantit l’accès à l’eau potable pour 2 152 ménages. De plus, des produits de purification de l’eau sont distribués à 3 849 ménages pour assurer la potabilité de l’eau disponible. À des fins de contrôle de la qualité de l’eau, l’équipe du projet effectue des tests avant et après l’assainissement des infrastructures et l’utilisation des produits de purification. Pour maintenir une exploitation durable et la fonctionnalité des sources d’eau à long terme, deux « comités de l’eau » établis sont réactivés et bénéficient de nouvelles formations.

Pour prévenir les maladies diarrhéiques, tel le choléra, et améliorer les pratiques en matière d’hygiène et de santé de la population locale, Caritas forme des auxiliaires de santé locaux dans les communes où les systèmes d’adduction d’eau sont assainis. Ces personnes aident l’équipe du projet à informer la population locale de l’interdépendance entre santé et hygiène, réduisant ainsi le risque de propagation des maladies. Près de 12 000 personnes bénéficient de ces mesures et des campagnes d’amélioration de l’hygiène.

Des visites régulières sont menées dans la région du projet pour assurer une mise en œuvre réussie et efficace des activités menées. 

 

L'aide d'urgence en Éthiopie en images

 

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