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Syrie

Les familles d’Alep touchées par le conflit reconstruisent leur vie et leur communauté

Depuis la fin des combats, la situation humanitaire de la population d’Alep ne s’est guère améliorée. Plus de 4000 personnes déplacées et de familles dans le besoin bénéficient des divers services de soutien fournis dans le cadre de ce projet. L’aide est adaptée aux situations individuelles et comprend des bons d’alimentation et d’habillement ou encore la participation aux frais de logement et médicaux.

 

Pays / région / lieu
Alep, Syrie


Groupe cible
Déplacés internes et population locale d’Alep touchée par le conflit


Budget nécessaire
74 432 CHF


Durée du projet
Du 01.04.2017 au 31.05.2018


Numéro du projet
P170063


Objectif du projet
Aide d’urgence pour plus de 4000 personnes déplacées internes et familles locales (plus de 15 000 personnes) à Alep, pour les aider à reconstruire leur vie dignement, ainsi que leur communauté.


Responsable du projet
Richard Asbeck, Tél : +41 41 419 22 29, rasbeckto make life hard for spam bots@to make life hard for spam botscaritasto make life hard for spam bots.ch


Département
Aide d’urgence à l’étranger

 
 

De quoi s’agit-il?

Au début de la huitième année de guerre en Syrie, les civils continuent d’être victimes d’un conflit marqué par d’immenses souffrances, la destruction et le mépris de la vie humaine. 13,1 millions de personnes en Syrie dépendent de l’aide humanitaire. La violence constante, les déplacements forcés, la destruction des moyens de subsistance et le manque d’accès aux biens et services de première nécessité sont la réalité quotidienne de la population syrienne.

Environ 70 % de la population syrienne vit aujourd’hui dans la pauvreté et est incapable de subvenir à ses besoins de base, et même de se nourrir. De nombreuses familles sont donc contraintes de recourir à de terribles stratégies de survie, par exemple le mariage forcé ou précoce, les mariages temporaires, le travail des enfants, le recrutement dans des groupes armés ou la prostitution.

Alep, autrefois plus grande ville de Syrie avec ses deux millions d’habitants, et centre économique florissant, a été le théâtre d’années de combats entre les troupes du gouvernement syrien et l’opposition. De grandes parties de la vieille ville ont été détruites et on estime qu’un quart de la population a été déplacé. En raison de l’amélioration progressive des conditions de sécurité depuis que les combats ont cessé dans la vieille ville d’Alep à la fin de 2016, les premières familles retournent dans leurs quartiers. Néanmoins, la situation reste précaire ; nombre d’entre elles ont perdu tous leurs moyens de subsistance à la suite des années de guerre.

Les personnes déplacées et celles qui reviennent ont un besoin urgent d’aide pour répondre aux besoins les plus élémentaires tels que le logement, la nourriture et l’eau potable. Certains de ces besoins ne sont pas satisfaits pendant des mois. Les familles vivant sur place dépendent également de l’aide humanitaire. Nombre d’entre elles ont perdu leur revenu et épuisé leurs économies en raison d’années de conflit. Cette situation a été rendue encore plus difficile par l’admission de personnes déplacées. Les ménages qui vivaient déjà au seuil de pauvreté avant la guerre et les familles avec de jeunes enfants, des malades et des personnes âgées sont particulièrement touchés.

 

Que faisons-nous?

Depuis le début de la crise syrienne, Caritas Suisse, en collaboration avec ses partenaires locaux, a fourni une aide d’urgence aux réfugiés syriens dans les pays voisins et en Syrie même. Plus de 4000 personnes déplacées et familles autochtones dans le besoin bénéficient des divers services de soutien fournis dans le cadre de ce projet. Cela comprend plus de 15 000 bénéficiaires qui bénéficient directement du projet.

Les ménages les plus pauvres reçoivent des bons d’alimentation. Ces bons sont distribués aux familles à intervalles réguliers et peuvent être échangés dans différents magasins dans un délai de 45 jours. Cela permet aux familles de choisir les aliments dont elles ont besoin. Les familles reçoivent également un soutien pour couvrir les besoins quotidiens de base sous forme de produits d’hygiène, d’ustensiles de cuisine et de récipients pour stocker l’eau et la nourriture. Pour ce faire, les bons ou les kits sont distribués en fonction des besoins préalablement déterminés.

En raison des destructions massives, l’accès à l’eau potable n’est pas garanti partout. Les longues distances jusqu’au réservoir d’eau le plus proche sont un obstacle majeur, surtout pour les femmes et les personnes âgées, tout comme le fait que les stations d’eau sont parfois très isolées. Caritas installe donc 16 réservoirs d’eau supplémentaires pour garantir l’accès à l’eau potable.

En raison des destructions massives, les logements adéquats à prix abordables sont rares. Pour leur permettre de se loger convenablement, les familles les plus pauvres reçoivent un soutien sous forme de paiement de leurs frais de logement pendant trois ou six mois, selon leurs besoins. En outre, les abris sont en train d’être améliorés par des travaux de réparation urgents.

Les personnes ayant des problèmes de santé reçoivent des soins médicaux essentiels, notamment des soins chirurgicaux et des médicaments.

Le conflit a privé de nombreux enfants de toute possibilité d’aller à l’école. Pour rattraper des interruptions qui durent parfois depuis des années, les enfants ont besoin d’un soutien scolaire supplémentaire leur permettant de reprendre l’enseignement public. Les enfants bénéficient de cours de rattrapage en anglais, en mathématiques et en arabe. En outre, 5000 colis de matériel scolaire seront distribués. La guerre a traumatisé de nombreux enfants. Caritas offre donc un soutien psychosocial aux enfants touchés par le conflit.

Les familles bénéficiaires sont sélectionnées sur la base d’un questionnaire qui permet de s’assurer que l’aide bénéficie aux plus pauvres. Les critères comprennent notamment le nombre de membres de la famille et d’enfants, l’état du logement, le soutien reçu d’autres organisations et le fait que le chef de famille est une femme seule.

Ce projet est financé par diverses organisations Caritas. Caritas Suisse apporte une contribution financière ainsi qu’un soutien technique. Pour que Caritas Syrie puisse poursuivre son travail dans un environnement complexe et en constante évolution, Caritas Suisse soutient et renforce la Caritas locale par des mesures de soutien ciblées et de formation.

 

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