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Surmonter la pauvreté des familles monoparentales : la nécessité d’agir

 

Pour combattre immédiatement la pauvreté des familles monoparentales en Suisse, Caritas propose les mesures suivantes :

Garantir le minimum vital des familles monoparentales

Il faut répartir le déficit. Lorsqu’après une séparation ou un divorce, le revenu ne suffit plus à couvrir les besoins des deux ménages, le montant manquant – le déficit – doit être réparti entre les deux parents. La réglementation actuelle impute l’entier de ce montant au parent qui est en charge des enfants. Conséquence : beaucoup de familles monoparentales doivent faire appel à l’aide sociale. La répartition de ce déficit entre les parents permettrait de soulager la famille monoparentale et de réduire la pauvreté. Il faut harmoniser les réglementations cantonales des avances sur contribution d’entretien. Elles doivent être calculées indépendamment du montant du revenu et axées sur les besoins de l’enfant. Un montant minimal d’entretien de l’enfant doit être inscrit dans la loi. Pour pouvoir soutenir les familles monoparentales de manière plus ciblée, les cantons sont invités à introduire des prestations complémentaires pour familles. Il s’agit de prendre en compte lors de leur conception de la situation spécifique des familles monoparentales. Les familles monoparentales en bénéficient notamment lorsque la perception des prestations complémentaires pour familles ne prévoit pas de revenu minimal et lorsque les coûts de prise en charge extrafamiliale sont intégralement à leur charge.

Mesures efficaces à l’aide sociale et à l’assurance-chômage

L’aide sociale est invitée à planifier soigneusement et précocement l’intégration professionnelle des parents seuls. Il s’agit de tenir compte de la charge importante que représentent pour eux les arrangements de soins et prises en charge familiale. Il faut améliorer durablement la situation des parents seuls sur le marché du travail, par le biais des formations continues ciblées. Cela permettrait également aux personnes de vivre au-dessus du minimum vital même lorsqu’elles ne peuvent travailler qu’à temps partiel. Une première solution serait d’installer des programmes de coaching pour les parents seuls sans emploi.

Harmonisation entre vie familiale et vie professionnelle pour les familles monoparentales

Il s’agit de créer un monde du travail qui tient compte des activités de soins et de prise en charge familiale des personnes, qui combat la précarisation des conditions de travail et favorise les formations continues pour tous, y compris les parents seuls et les personnes à temps partiel. Les conditions de travail doivent permettre aux pères également de prendre une part plus importante dans le travail de soins et de prise en charge familiale. L’introduction d’un congé parental serait un grand pas dans ce contexte. Il faut assurer l’accès à des offres de prise en charge extrafamiliale bon marché et faciles d’accès. Une plus grande souplesse des horaires d’ouverture des crèches et garderies pourrait contribuer à cette facilitation. En outre, le domaine des soins et de la prise en charge familiale doit éprouver de nouveaux modèles et des mesures pilotes et apporter une attention particulière aux compensations de temps pour les grands-parents, aux jours de congé supplémentaires pour les personnes qui complètent la prise en charge familiale et à des congés sabbatiques pour les activités de soins et prises en charge familiales dans certaines périodes particulièrement intenses (p. ex. versement anticipé d’une année de pension).

Encourager les nouvelles formes de logement, renforcer les réseaux sociaux

Des logements intergénérationnels, coopératifs et bon marché favorisent pour les parents seuls la mise en place d’un réseau social. Il faut donc les encourager. Pour éviter les changements non souhaités de logement, il faut traiter les seuils de loyer de l’aide sociale de manière plus souple pour les familles monoparentales.

Investir dans l’information et adapter les services de consultation

Les parents seuls touchés par la pauvreté ont besoin d’être informés des possibilités financières spécifiques auxquelles ils pourraient faire appel ainsi que des services de consultation. Les offres de soutien du domaine de l’éducation notamment doivent être conçues pour atteindre toutes les personnes concernées de manière simple et aisée.

Égalité des chances et des droits

Les possibilités de prises en charge extrafamiliales doivent être conçues de manière éducative et mettre en valeur les ressources des enfants. Il s’agit de rendre systématique la formation continue pour ce qui concerne l’encouragement précoce, aussi bien pour les collaborateurs des crèches et garderies que pour les mamans de jour. Les communes sont invitées à introduire si nécessaire des programmes de rattrapage et d’aides aux devoirs dans les écoles ainsi qu’un soutien financier pour les activités scolaires. Il faut étendre l’offre en loisirs et vacances à petits prix pour les enfants de familles touchées par la pauvreté.

Protéger les familles monoparentales de la pauvreté 

La situation des familles monoparentales
 

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