La Suisse n’est-elle pas trop petite pour avoir un réel impact sur le climat ?

Réponses aux questions pressantes sur la coopération au développement - Service de presse 08/2019

Si l’on ne considère que les émissions de CO2 dues aux transports, à l’agriculture et aux bâtiments en Suisse, notre impact semble en effet négligeable pour le climat mondial. Mais c’est compter sans le fait que nous prenons l’avion bien plus souvent que la moyenne mondiale et que la Suisse a externalisé son industrie lourde dans d’autres pays.

Selon l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), notre place financière est responsable d’un scénario de changement climatique de plus 4 à 6 degrés par les milliards de francs qu’elle investit dans les secteurs du charbon et du pétrole. Alors que selon les climatologues, le seuil critique est de 2 degrés maximum.

Et si l’on considère notre mode de vie, nos modes de production et de consommation et nos investissements, il apparaît clairement que la Suisse, très interconnectée, n’est pas aussi insignifiante sur ce point que certains voudraient nous le faire croire. Notre pays contribue pour 2 à 3 % au réchauffement climatique global.

La lutte contre le changement climatique remplace-t-elle la lutte contre la pauvreté ?

Le changement climatique menace aujourd’hui déjà l’existence des personnes les plus pauvres des pays en développement. L’assèchement des sources d’eau et les sécheresses de plus en plus fréquentes en Afrique engendrent conflits et migrations dues au changement climatique. En Asie, les intempéries alternant avec des périodes de sécheresse de plus en plus extrêmes pourrissent les récoltes ou les détruisent.

Si l’on ne prend pas des mesures fermes contre le réchauffement climatique, d’ici 2030, plus de 100 millions de personnes de plus qu’aujourd’hui sombreront dans la pauvreté. Et parallèlement, les conséquences du changement climatique pousseront de plus en plus de personnes sur les routes de l’exil.

Le changement climatique renforce la pauvreté partout dans le monde et les déplacements de population des régions touchées. C’est pourquoi il s’agit de lutter fermement et de front contre la pauvreté et contre le changement climatique.

En fin de compte, il convient d’établir une « politique climatique équitable » — une politique qui tient compte du fait que ce sont précisément les personnes les plus touchées par le changement climatique qui en sont les moins responsables. Les pays du Sud en effet paient le prix des émissions élevées de CO2 par habitant des pays les plus riches.

Tiré de : « Faut-il aider le monde entier ? Réponses aux questions pressantes sur la coopération au développement »
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Photo : Le Bétail autours d’un des rares points d’eau du lac Wegnia, Mali, 2018. (c) Lassine Coulibaly/Caritas Suisse

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