Sommet de l’ONU au Mexique au sujet du Pacte mondial pour la migration

Un pas décisif vers une migration digne ? - Service de presse 1/2018

En 2018, pour la première fois de l’histoire, un Pacte mondial pour la migration devrait être signé par la communauté internationale. Selon António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, le Sommet de Puerto Vallarta (Mexique) sur la migration qui a eu lieu en décembre a été le théâtre de discussions sur la migration qui furent les plus complètes et inclusives de l’histoire. La société civile a d’ailleurs activement contribué au succès de ce sommet. Caritas Suisse y était.

Les consultations au plan national, régional et international sur le Pacte mondial pour la migration ont commencé voilà plus d’un an. Les organisations étatiques et internationales, mais aussi les experts et organisations de la société civile y ont participé activement. Le sommet des Nations Unies de Puerto Vallarta, qui s’est tenu du 4 au 6 décembre 2017, en a été l’un des jalons importants. On y a analysé les faits et discuté des défis que représentent les mouvements migratoires, en expansion partout dans le monde. Fin janvier 2018, le Secrétaire général de l’ONU António Guterres présentera le rapport de l’ONU le plus complet à ce jour sur la question, ainsi qu’une première ébauche d’un Pacte mondial pour la migration, soutenu par la communauté internationale. D’ici l’automne 2018, ce pacte doit être négocié et adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies. Il devrait fournir le cadre de valeurs et les bases des futures politiques migratoires nationales.

La Suisse assure la participation de la société civile

Les négociations à venir montreront si la communauté internationale est prête à travailler pour une migration basée sur les droits de l’homme et à reconnaître que les migrants sont des acteurs importants du développement durable. La veille du Sommet, les représentants de 70 organisations importantes de la société civile et de plus de 20 gouvernements se sont rencontrés. Ils ont appelé notamment les acteurs à prendre des mesures pour maîtriser les crises migratoires dans le respect des droits de l’homme et à proposer des conditions équitables pour tous sur le marché du travail.

La Suisse organisatrice avec le Mexique du Sommet de Puerto Vallarta, est chargée d’organiser la participation de la société civile. Les représentantes et représentants de la société civile ont donc pu s’exprimer et prendre position durant le Sommet. On peut également s’attendre à ce que la société civile soit entendue au stade de la négociation. Elle est appelée à renforcer les partenaires de négociation qui sont attachés aux droits de l’homme et à une politique migratoire légitime, et qui promeuvent en particulier des mécanismes de mise en œuvre humains et dignes.

Une politique migratoire basée sur l‘Agenda 2030

Au niveau international, il est donc important qu’il existe des forums d’échange dédiés aux questions de migration dans lesquels les acteurs de la société civile peuvent exprimer leurs préoccupations de manière ciblée et coordonnée et formuler des recommandations pour une mise en œuvre au plan national. Cette recommandation doit se fonder en particulier sur les objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.

Dans son discours de clôture à Puerto Vallarta, Louise Arbour, commissaire chargée des migrations, a résumé les causes profondes de la migration irrégulière : pression démographique, stress environnemental et changement climatique, conflits et pauvreté. Elle a également exprimé la revendication de combattre ces causes grâce au Pacte mondial pour les migrations. Madame Arbour a souligné les effets positifs de la migration, ainsi que la nécessité pour la communauté internationale de créer un cadre national de gestion des migrations équitable pour tous, créant des marchés du travail équilibrés avec de meilleures normes de travail et reposant sur la solidarité.

En particulier, elle a invité le monde politique à renoncer à parler de façon indigne des personnes qui migrent, à attiser les polémiques, à se concentrer plutôt sur la protection des migrants et à engager des politiques fondées sur des faits. Elle a insisté sur le fait que la communauté internationale se doit de s’engager envers les droits humains universels et donc toutes les personnes qui vivent sur la Terre. L’ONU et la société civile se rejoignent sur l’idée qu’un pacte mondial doit viser à soutenir particulièrement les femmes, les enfants et les jeunes et veiller à ce que les migrants bénéficient d’une protection dans des situations précaires et sur les itinéraires migratoires. 

La Plateforme de la société suisse sur la migration et le développement

En Suisse, des organisations civiles, parmi lesquelles Caritas Suisse, dans le but de coordonner leurs efforts, ont déjà mis sur pied la Plateforme de la société suisse sur les migrations et le développement (mdplatform.ch). L’objectif d’un Pacte mondial pour la migration doit être de garantir la protection, la dignité humaine et les droits humains de tous les réfugiés et migrants, hommes et femmes, quel que soit leur statut juridique. Les pays doivent créer davantage de possibilités de migration légale basées sur des modèles tels que la migration pendulaire de main-d’œuvre, et au travers de partenariats. Les organisations représentant les diasporas réclament également l’égalité des chances sur le marché du travail. 

 

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