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Une cuisinière à gaz contre le froid de l‘hiver

Stefan Gribi, notre responsable du Département Communication, était la semaine dernière en Jordanie, où il a rencontré des réfugiés syriens. Les récits de ces hommes qui ont subi des violences et les images de ces personnes qui vivent dans des étables, qui ont faim, froid et qui n'ont plus aucun espoir ne le quittent plus.

Tempêtes de neige, températures de dix degrés en dessous de zéro : en janvier 2015, l’hiver est particulièrement rude au Proche-Orient. Le roi Abdullah de Jordanie a décrété une semaine de congés forcés dans tout le pays. Les routes étaient si gelées que les voitures, qui sont mal équipées pour l’hiver, n’arrivaient plus à monter les sept collines d’Amman, et que la ville était transformée en patinoire. L’ordonnance royale a sans doute permis d’éviter de sérieux accidents et beaucoup de tôle froissée.

Pour la plupart des 600 000 réfugiés syriens en Jordanie, l’hiver est un tourment supplémentaire compliquant encore leur situation déjà précaire. Leur logement n’est souvent équipé que d’un simple radiateur électrique ou d’une cuisinière à gaz. « Nous nous tenions toute la journée dans une pièce unique, sous des couvertures, essayant de nous tenir chaud les uns les autres », raconte ce père d’une famille de huit enfants. La toux et le rhume des plus jeunes enfants témoignent de ce froid. L’hiver ne menace pas seulement la santé, il est aussi synonyme de coûts supplémentaires. Une bombonne de gaz coûte 15 francs et suffit pour quelques jours à peine dans ces conditions extrêmes. Il faudrait plus de calories, mais l’argent manque pour acheter de la nourriture. Les familles qui n’avaient pas de chauffage du tout ont reçu des radiateurs électriques et des couvertures de Caritas Jordanie. Souvent, ce sont simplement les voisins qui donnent le nécessaire aux familles les plus démunies. En Jordanie, la solidarité avec les réfugiés syriens reste très grande.

Lors de notre visite en début février, les jours sont plus doux, le thermomètre grimpe même jusqu’à 20 degrés. Il est difficile de croire qu’il peut se remettre à neiger. Mais le soir, lorsque les températures baissent d’un coup, il faut brancher le chauffage. Et aucune amélioration n’est en vue. Les prévisions météo annoncent une nouvelle vague de froid ces prochains jours. Des chutes de neige ne sont pas exclues, neige qui transforme le sol en bourbier. Même s’il ne fait que pleuvoir, l’effet est le même. Le froid et l’humidité traversent tout, les vêtements mouillés ne sèchent pas. C’est ce que nous raconte une famille de deux enfants âgés de un et quatre ans, qui vit sous tente. Lorsque le temps se dégrade ainsi, la famille trouve refuge dans l’ancienne écurie de la maison voisine, transformée par les propriétaires en logement pour les réfugiés. Le père explique : « nous sommes douze dans une pièce. Dès que possible, nous retournons sous notre tente, pour avoir un minimum d’intimité. Oui, l’hiver est dur, mais l’été aussi, quand il fait une chaleur d’enfer. » En été, des températures de 40 degrés ne sont pas rares. Ces variations climatiques sont sans pitié pour les personnes logées dans des abris de fortune.

 

Texte: Stefan Gribi, Caritas Suisse / Photo: Alexandra Wey

 

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