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Un peu de joie de vivre à travers la capoeira

Rire, danser, chanter, jouer de la musique et oublier pour une fois le quotidien difficile – voilà ce que proposent les deux ateliers de capoeira que Caritas a organisés en septembre, en collaboration avec l’ONG Bidna Capoeira, pour les Syriens réfugiés dans la ville jordanienne de Zarqa.

Une enfance détruite

Quand on rend visite aux familles syriennes, les regards sérieux des enfants en disent long : on sent le poids qui pèse sur leurs épaules. Beaucoup d’enfants et d’adolescents souffrent de stress négatif ou de traumatismes ; l’atroce réalité de la guerre et la lutte quotidienne pour survivre ont eu raison de leur insouciance. La violence, le stress et la peur, ainsi que l’absence de repères et de perspectives, perturbent leur développement psychique et social. Comme nombre d’entre eux n’ont pas accès à l’école, les enfants ont certes beaucoup de temps libre, mais peu de possibilités de bouger et de moyens de surmonter leurs expériences traumatisantes.

La capoeira en tant que soutien psychosocial

Pour les deux ateliers organisés à Zarqa, Caritas a pu compter sur la longue expérience de l’ONG Bidna Capoeira qui aide les enfants et adolescents des régions en crise à dépasser leurs expériences traumatisantes par le jeu et l’expression artistique. La capoeira, ce mélange de danse, de musique et de sport, offre un espace pour la détente tout en stimulant les compétences sociales et l’expérience commune. Dans cet art, tout le monde est sur pied d’égalité : il n’y a ni gagnants, ni perdants. Les participants chantent et font de la musique ensemble. À tour de rôle, ils occupent le cercle deux par deux, par une danse asynchrone et des mouvements de combat sans contact. À la fin, tout le monde s’assied en cercle pour parler du jeu et de la vie. La capoeira offre ainsi un espace où il est possible d’exprimer ses sentiments et d’évacuer les émotions négatives comme la colère et la frustration.

Un moment précieux

À Zarqa, 80 personnes entre 5 et 40 ans ont participé aux ateliers. Même les parents se sont impliqués activement en chantant et en jouant des instruments. Malgré la situation difficile, les ateliers de capoeira ont provoqué des rires chez les enfants et leur ont apporté un précieux moment de joie, de courage et d’espoir.

 

Texte: Beatrice Winkler / Photo: Dana Shahin

 

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