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Trop d’orangers

Egge Abdulai doit prendre soin de beaucoup de monde. Âgé de 46 ans, il est père de huit enfants. En plus de sa femme et de ses enfants, son ménage compte encore dix autres personnes. Une famille de vingt, c’est beaucoup, même aux standards locaux.

Egge vit dans la région de Somali à l’est de l’Éthiopie – là où les répercussions de la sécheresse se font le plus durement sentir. Depuis quelques années, l’agriculture est sa principale activité. Il n’est donc pas considéré comme pauvre. Mais Egge est l’un des chefs de clan de la région. C’est pourquoi il doit régulièrement contribuer aux besoins des 35 membres de son clan. Il a ainsi acheté une vache laitière à l’un d’eux, afin que l’autre famille puisse à nouveau faire suffisamment de provisions de nourriture.

Comme beaucoup d’autres familles, celle d’Egge produit du charbon de bois qu’elle peut commercialiser pour améliorer un peu son maigre revenu (env. 150 CHF/mois en moyenne annuelle).

La plupart des habitants du village d’Egge reçoivent une aide alimentaire des organismes d’assistance publics. Mais Egge possède quelques orangers dont il peut vendre les fruits, ce qui le disqualifie pour un soutien public. Il n’y a donc pas que des avantages à passer pour aisé !

Egge Abdulai vit à l’est de l’Éthiopie, dans la zone administrative de Sitti rattachée à la région de Somali, l’une des plus touchées par la sécheresse. Témoignage recueilli par Jens Steuernagel, délégué de Caritas en Éthiopie.

 

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