Navigation mit Access Keys

 

L’espoir d’Hassan pour ses dernières chèvres

« Peu importe où je suis. Il n’y a plus nulle part assez de nourriture pour mes chèvres. » Le désespoir se lit sur les traits d’Hassan Abdi Maolit. En temps normal, le berger transhume toute l’année avec ses troupeaux. Maintenant, il croupit au même endroit depuis quatre mois. Avant la sécheresse, il était le fier propriétaire d’un grand troupeau de moutons, de chèvres, de vaches, ainsi que de quelques ânes et chameaux. Aujourd’hui, il ne lui reste plus que quelques moutons et chèvres qui ont survécu à la sécheresse et aux fortes précipitations.

Quelques-unes de ses chèvres donnent encore du lait. C’est d’une importance vitale, surtout pour les enfants d’Hassan. Ce dernier ne peut pas vendre ses maigres chèvres et moutons, parce que le marché est saturé de bétail. Pour gagner de quoi s’acheter quelques vivres supplémentaires, la famille produit du charbon de bois. Mais là aussi, l’offre dépasse la demande. Car la production de charbon de bois représente pour beaucoup de familles la seule possibilité immédiate d’engranger un petit revenu d’appoint. Avec les prix, c’est aussi le revenu de la couche de population la plus pauvre qui s’effondre.

Pour produire du charbon de bois, il faut abattre des arbres et des buissons. Hassan est conscient de ce que cela impliquera à long terme, s’il y a encore moins de végétation sur les surfaces déjà arides de la zone de pâturage : une aggravation de l’érosion des sols, une usure du sol supérieur fertile, une diminution de la capacité du terrain à absorber de l’eau. « Mais je ne vois pas comment sortir de ce cercle vicieux », reconnaît-il.

Suite aux précipitations du printemps, il y a de nouveau de l’eau potable. Mais la famille de plus en plus affaiblie par la malnutrition a de plus en plus de peine à cheminer jusqu’au point d’eau situé à deux heures de marche.

Hassan aimerait au moins que son petit troupeau survive encore jusqu’à ce qu’il y ait à nouveau un peu plus de fourrage. « Et j’espère que le service de santé des services publics de l’agriculture viendra une fois jusqu’à moi pour traiter mes animaux malades.»

Hassan Abdi Maolit vit à l’est de l’Éthiopie, dans la zone administrative de Sitti rattachée à la région de Somali, l’une des plus touchées par la sécheresse. Témoignage recueilli par Jens Steuernagel, délégué de Caritas en Éthiopie.

 

Partager cet article

Contenu de replacement

 
[Übersetzen auf Français] Ersatzinhalt-Startseite-Standard-DE
 
 

Caritas Suisse
Adligenswilerstrasse 15
Case postale
CH-6002 Lucerne

 

PC 60-7000-4
IBAN CH69 0900 0000 6000 7000 4
Les dons peuvent être déduits des taxes.

 

Dons

Prenez contact avec nous. Nous vous conseillons volontiers personnellement.

PLUS