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Les jeunes migrants vulnérables

Côme compte aujourd’hui quelque 150 migrants mineurs. « L’urgence est de les loger et de les encadrer correctement, estime Roberto Bernasconi, directeur de Caritas Como. Car ils sont vulnérables, et donc en danger. Du jour au lendemain, ils peuvent virer criminels, tomber dans la prostitution. Ces gens méritent un grand respect, car ils sont vraiment en train de mettre en danger leur vie à la recherche d’un avenir meilleur. »

Pour l’heure, il sont éparpillés à travers la ville, souvent dans des institutions religieuses. A lui seul, Don Giusto Della Valle en héberge plus de 60 dans sa paroisse de Rebbio. Mais il faut trouver plus de logements adéquats, avec des personnes de confiance pour les encadrer, voire dans des familles. 

Parmi ces jeunes, ces enfants, certains vont chaque jour à la gare de Côme pour prendre le train pour Chiasso. Même plusieurs fois par jour. Ils sont renvoyés par les gardes-frontières suisses. Ils ont traversé l’Afrique et la Méditerranée. Qu’ils soient encore vivants relève du miracle pour beaucoup. Ils refusent d’être photographiés : ils craignent que cette visibilité ne leur attire des ennuis, ils ont peur d’être reconnus chez eux, par les autorités, ou par la Suisse ou l’Italie. Ils ont honte que leur famille voie dans quelle galère ils sont embarqués, eux qui voulaient commencer une nouvelle vie !

Texte: Fabrice Boulé, Caritas Suisse
Creédit photos: Reto Albertalli/phovea

 

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