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Les Haïtiens repartent de zéro. Aidons-les

Plus d’un mois après le cyclone Matthew - Service de presse 11/2016

L’ouragan du 4 octobre pourrait avoir des conséquences encore plus lourdes que le tremblement de terre de 2010. Les Haïtiens ont besoin de tout et pour longtemps. Beaucoup n’ont plus de toit et l’agriculture est ravagée.

L’aide est malheureusement longue à arriver partout. Chaque jour, l’ampleur du désastre apparaît plus clairement. Près de 200 000 personnes n’ont plus de toit. L’ouragan du 4 octobre en Haïti a provoqué des dégâts aussi importants, voire pires que ceux du tremblement de terre de 2010. Le séisme avait touché principalement la capitale Port-au-Prince. Les dégâts et les victimes étaient regroupés dans une région plus limitée et plus accessible que la grande péninsule au sud. Le cyclone, lui, est allé partout sur la péninsule sud, où la population est éparpillée dans des centaines de villages souvent dans des régions montagneuses très difficiles d’accès. Une partie de l’aide ne peut arriver que par la mer et les airs. C’est un défi logistique difficilement imaginable.

Les dommages causés par Matthew sur la péninsule sud d’Haïti sont catastrophiques. Maisons détruites, écoles, centres de santé très endommagés, récoltes ou stocks de nourriture anéantis. Le déluge intervenu autour du 20 octobre a encore rendu les choses plus difficiles. Des milliers de personnes qui avaient déjà tout perdu après le tremblement de terre doivent à nouveau repartir de zéro. 1,4 million d’Haïtiens sont dépendants de l’aide humanitaire aujourd’hui. Le choléra menace. La famine pourrait s’installer. Les jardins, les plantations ont littéralement été lavés sur la péninsule sud. Pour beaucoup de familles et de paysans, les torrents de sable descendus des montagnes rendront presque impossible de replanter aux mêmes endroits. Non seulement les populations locales, à Jérémie, aux Cayes, ont perdu leur subsistance, mais l’approvisionnement de la capitale et d’autres régions du pays est fortement hypothéqué.

Dans l’urgence, et à plus long terme

Dans l’immédiat, Caritas distribue de la nourriture, de l’argent aux plus nécessiteux et des kits d’hygiène avec son partenaire local aux Cayes. Il faut informer sur les risques liés au choléra et sur les bons gestes à adopter. Cette aide d’urgence est appelée à durer. Il faut aussi des médicaments, un toit pour chacun, il faut faire redémarrer les écoles, fournir du matériel aux écoliers, rendre les centres de soins opérationnels à nouveau. Les paysans ont besoin rapidement de semences, d’engrais et d’outils pour pouvoir travailler et produire la nourriture de leur famille et des marchés locaux. De même, les pêcheurs doivent pouvoir reprendre la mer au plus vite. Caritas Suisse va poursuivre son action dans plusieurs de ces directions, en étant proche des communautés pour assurer la pérennité et l’efficacité de l’aide apportée.

Modeste réconfort dans cet océan de destruction. À Léogâne notamment, où des maisons et des écoles ont été construites avec les moyens fournis par Caritas depuis le tremblement de terre, toutes sont restées debout. Les toitures ont souffert, mais elles pourront être réparées. Dans la même région, l’agriculture est ravagée. Caritas s’engage à travailler à long terme pour restaurer la capacité de production alimentaire des paysans.

 

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