Navigation mit Access Keys

 

Le rire de la grand-mère du village

Le tremblement de terre au Népal a plongé beaucoup de monde dans la détresse. Bien des choses font encore défaut, la nourriture entre autres. Les gens tentent de tirer le meilleur parti de la situation. L’humour les y aide.

Dans son village de Balthali, dans le district de Kavrepalanchok, Maya Tamang est affectueusement surnommée la « grand-mère du village ». Cette femme seule partage actuellement un logement temporaire avec deux familles. Elle nous explique qu’elle ne prend en ce moment que deux repas par jour, afin de ménager les réserves pour les mois prochains. « Je n’ai pas précisément l’air de quelqu’un qui mange beaucoup », ajoute-t-elle en riant, et le rire de cette femme charismatique se transmet à toute la communauté villageoise.

Mais elle retrouve ensuite son sérieux : « Vous savez, même si je ris et plaisante maintenant, dans la nuit, il m’arrive souvent de pleurer et de rester éveillée. » Cet aveu trouve un écho chez les autres habitants: « Nous sommes tous dans la même situation difficile, ajoute quelqu’un, nous sommes tous encore bouleversés et ne savons pas précisément ce que nous allons faire maintenant. » Mais les conditions sont propices pour qu’à long terme, la situation s’améliore dans le village : avant le tremblement de terre, les hommes étaient souvent ivres, raconte l’une des femmes, et cela entraînait parfois des querelles. Maintenant, il n’y a pratiquement plus de conflit et les gens se sont rapprochés. « Au lieu de nous bagarrer, nous unissons désormais nos forces pour surmonter ensemble cette période difficile. Oui, nous nous sommes rapprochés », ajoute la grand-mère du village en riant à nouveau.

Texte: Manuela Brülisauer, Caritas Suisse
Photo: Caritas Suisse

 

Partager cet article

Contenu de replacement