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« Je veux apporter mon aide. Ces gens ont besoin de nous. »

Des centaines de milliers de Syriens ont fui leur pays, afin d’échapper aux attaques du régime contre sa propre population. Dans les centres d’accueil en Jordanie et au Liban, beaucoup ont besoin de soins médicaux. Le pédiatre Simon Kolanjian leur vient en aide, avec une clinique mobile de Caritas Liban. Propos recueillis par Laura Sheahen, de Caritas USA (CRS).

Legende : Le pédiatre de Caritas, Simon Kolanjian soigne sans cesse les enfants réfugiés au Liban.Comment se présente la situation pour les enfants syriens réfugiés au Liban?

Les enfants sont sous-alimentés. Ils sont faibles et très minces. Beaucoup d’entre eux souffrent de diarrhée. L’eau n’est pas propre. Je leur dis qu’ils doivent absolument la faire bouillir. Nous devons apprendre aux gens comment utiliser l’eau. En été, le nombre d’infections augmente. C’est inutile de leur donner des antibiotiques s’ils continuent d’utiliser de l’eau impure. Nous devons traiter le problème à la racine. Nous devons également ordonner des médicaments contre des maladies des voies respiratoires, des mycoses et traiter les gens contre les poux.

Combien d’enfants traitez-vous en moyenne par jour ?

Hier, ils étaient 22. Aujourd’hui, 10 jusqu’à maintenant.

Quels sont les problèmes les plus importants ?

Le besoin en antibiotiques est plus grand que le stock dont nous disposons actuellement. Nous avons aussi besoin de pommades antibiotiques et contre les allergies. Les enfants ont besoin de davantage de préparations multivitaminées. Il y a peu, notre stock de sels de réhydratation orale s’est épuisé, mais j’en ai recommandé. Certains réfugiés souffrent de maladies chroniques, comme l’asthme ou l’épilepsie, et là, nous n’avons pas les préparations nécessaires. Nous distribuons nos médicaments gratuitement. Lorsque je leur prescris un médicament, ils me demandent : « Comment pouvez-vous me prescrire quelque chose, alors que vous savez que je ne peux pas le payer ? »

Qu’est-ce qui vous motive à faire ce travail ?

J’aimerais travailler dans l’humanitaire. J’aide ainsi des êtres humains. Ils ont besoin de cette aide ; ils n’ont sinon personne pour s’occuper d’eux. Je veux aider chaque personne, indépendamment de son appartenance religieuse. Nous devons simplement aider ces gens autant que nous le pouvons. Aucune bonne action ne sera oubliée. C’est ce qui restera lorsque nous mourrons.

Texte: Stefan Gribi / Photo : Laura Sheahen/CRS

 

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