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Il n’y a que la peur qui soit présente en abondance

Des familles qui n’ont nulle part où retourner cherchent un peu d’ombre dans les rues poussiéreuses d’Alep et surtout un abri contre les violents combats opposant les troupes gouvernementales et les forces de l’opposition dans la partie Est de la ville. Des centaines de victimes du conflit qui fait rage autour d’Alep traînent dans la rue, affamées, assoiffées et traumatisées. Des collaboratrices et des collaborateurs de Caritas Alep leur fournissent des biens de première nécessité au péril de leur propre vie.

Un père s’occupe de ses quatre enfants du mieux qu’il peut, la famille ayant dû fuir son domicile pour échapper aux combats. La mère y a laissé sa vie. Au bruit de grenades lancées à proximité, les enfants commencent à trembler de panique. Le père leur donne du pain et de la sauce tomates. C’est tout ce qu’il a pu trouver de comestible. Il invite l’équipe de Caritas à partager ce frugal repas qui est tout ce que la famille possède comme nourriture. « Nous ne négligeons pas nos traditions, même dans une situation difficile », explique-t-il. 

Des collaboratrices et des collaborateurs de Caritas Alep ont rencontré 150 familles en fuite qui vivent maintenant dans la rue, dans des quartiers relativement sûrs de la ville. La plupart des enfants ont faim. Les parents ne peuvent pas leur acheter à manger. Dans toute la ville, on ne déniche pratiquement plus rien de comestible. « J’ai vu un petit garçon supplier un étranger de lui donner une bouchée de son sandwich pour se remplir un peu l’estomac », déclare Fadel, un collaborateur de Caritas à Alep.

Les familles doivent en outre se débrouiller sans eau courante et sans la moindre forme d’installations sanitaires. « Chaque matin au réveil, j’espère qu’une goutte d’eau coulera au robinet, mais ça n’arrive malheureusement pas », déclare Fadel qui vit à l’ouest d’Alep. « C’est chaque jour notre espoir à tous, depuis que nous n’avons plus d’eau courante en ville. » À Alep, le manque de carburant et d’électricité vient s’ajouter au manque d’eau. Parmi les personnes âgées et les enfants, beaucoup ont besoin de médicaments, sans compter que des moustiques, potentiellement vecteurs de maladies, harcèlent beaucoup de monde. La liste des besoins de première nécessité est longue.

Il n’y a actuellement que la peur qui soit présente en abondance à Alep. « Je crains que l’un des groupes armés ne vienne un jour nous infliger de mauvais traitements », déclare Fadel. Rana raconte qu’elle a toujours redouté les missiles : « J’ai été touchée voici trois semaines, j’ai survécu de justesse à des frappes, j’ai été blessée et conduite à l’hôpital. » Mais malgré tous ces dangers, des gens comme Fadel et Rana vont tous les jours trouver les nécessiteux pour améliorer au moins un peu leur situation.

Texte et photo: Caritas Syrie, août 2016. Photo: Vivre avec le strict minimum : ces enfants manquent presque de tout.

 

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