Aide aux réfugiés de Syrie

Aide aux réfugiés de Syrie

Plus de onze millions de Syriens sont en fuite, dont la moitié sont des enfants. Caritas Suisse assure depuis 2012 une aide d’urgence et un soutien à long terme pour un montant de 18 millions de francs en Jordanie, en Syrie, au Liban et au nord de l'Irak.

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Offensive de l’UDC pour réduire l’aide sociale

16.10.2014 - L’aide sociale retient depuis des semaines l’attention de la presse. En prenant pour prétexte des cas isolés, les communes concernées entendent réduire les prestations de leur propre chef. Elles sont soutenues par l’UDC, avec une propagande qui se fait sur le dos des plus vulnérables.

Photo: Zuerichs Strassen, Flickr

Le 17 octobre, la « Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté » des Nations Unies sera célébrée pour la 22e fois. Dans le monde entier, d’innombrables organisations s’engagent inlassablement pour que tous les hommes et toutes les femmes vivent dans la dignité et luttent contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Parallèlement, des communes suisses prennent prétexte de quelques exceptions coûteuses pour remettre fondamentalement en cause la conception actuelle de l’aide sociale. Elles menacent de quitter la CSIAS et de ne plus appliquer ses normes de calcul de l’aide sociale. Elles sont soutenues par l’UDC qui prétend que le forfait pour l’entretien d’une personne peut être coupé de 40 % sans problème et passer des mille francs préconisés par la CSIAS à 600 francs.

Par cette revendication, l’UDC part du principe que le niveau de vie des bénéficiaires de l’aide sociale, déjà modeste, soit encore abaissé : lorsqu'il ne vous reste que 10 francs par jour vers la fin du mois, vous devez choisir entre acheter du dentifrice ou du pain, ou prendre le bus. Il ne peut être question d’aller au cinéma ou de manger au restaurant le week-end. La baisse du forfait pour l’entretien contraindrait les personnes concernées à économiser encore plus sur l’alimentation, la prévention en matière de santé, les loisirs et les cotisations aux associations.

Une réduction des prestations de l’aide sociale permettrait sans doute des économies à court terme, mais elle saperait à long terme le système de sécurité sociale. Les efforts d’intégration sociale et professionnelle seraient abandonnés, alors qu’ils sont indispensables si l’on veut que les personnes touchées par la pauvreté puissent sortir de l’aide sociale.

Couper dans l’aide sociale et renvoyer les bénéficiaires d’une commune à l’autre ne peut être une solution. Une politique sociale clairvoyante et efficace nécessite au contraire pour l’ensemble de la Suisse une loi-cadre qui définit d’une part des normes en matière d’aide sociale et qui règle d’autre part la péréquation entre les communes et les cantons économiquement faibles et ceux qui disposent d’importantes ressources.