Aide aux réfugiés de Syrie

Aide aux réfugiés de Syrie

Plus de onze millions de Syriens sont en fuite, dont la moitié sont des enfants. Caritas Suisse assure depuis 2012 une aide d’urgence et un soutien à long terme pour un montant de 18 millions de francs en Jordanie, en Syrie, au Liban et au nord de l'Irak.

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À l’aide sociale à 50 ans

06.03.2014 - Les statistiques actuelles confirment les craintes des dernières années. Les personnes actives de plus de 50 ans quittent de plus en plus le monde du travail. Rares sont celles qui parviennent à retrouver un nouveau travail après avoir perdu leur emploi. Les personnes touchées sont menacées de glisser dans la pauvreté. 

Bild: Urs Siegenthaler

La dernière statistique de l’aide sociale montre que c’est actuellement la part des bénéficiaires âgés de 46 à 64 ans qui augmente le plus. Les licenciements de travailleurs de plus de 50 ans sont plus fréquents que précédemment. Plus de 40% des congés concernent des personnes de plus de 50 ans, alors que celles-ci ne constituent que 30% de l’ensemble de la population.

La part des plus de 50 ans augmente également sans cesse parmi les chômeurs de longue durée. Seul un cinquième des personnes de plus 50 ans retrouve un emploi après un licenciement. Un tiers de toutes les personnes qui ont épuisé chaque mois leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage ont plus de 50 ans, et la tendance est à la hausse.

Le dernier rapport sur les indicateurs de l’aide sociale de l’Initiative des villes pour la politique sociale montre que de nombreuses personnes de plus 50 ans restent souvent longtemps à l’aide sociale et qu’un suivi et un encadrement intensifs ne permettent qu’à un cinquième d’entre elles d’en sortir. Les bénéficiaires de l’aide sociale de plus de 50 ans sont, au moins pour moitié, des femmes et des hommes bien formés. Leur exclusion ne peut être imputée ni à un manque de formation et de perfectionnement ni aux évolutions de la conjoncture.

De plus en plus de cas de régression sociale

Les parcours de régression sociale dans la génération des plus de 50 ans ne sont pas seulement des coups du sort individuels. Dans ce contexte, se posent des questions urgentes de politique économique et sociale : Les personnes de plus de 50 ans n’ont-elles plus leur place dans la société compétitive de demain ? Quelle est la responsabilité des entreprises, de l’économie ? Que signifie une telle situation pour l’aide sociale ? Que signifie, dans ce contexte, la prochaine réforme des rentes, qui entend notamment relever l’âge de la retraite des femmes ? Et qu’est-ce que cette situation signifie pour la solidarité entre les générations et la cohésion de notre société ?

L’intégration professionnelle n’est pas qu’une question individuelle, c’est aussi un problème de politique sociale et économique. C’est sous cet angle que nous devons en discuter.