Aide aux réfugiés de Syrie

Aide aux réfugiés de Syrie

Plus de neuf millions de Syriens sont en fuite, dont la moitié sont des enfants. Caritas Suisse assure des secours d’urgence pour un montant de près de 8 millions de francs, notamment au Liban, en Jordanie et au nord de l’Irak.

Faire un don ici

Oui, je voudrais soutenir ce projet et faire un don

World map + -

Brésil: lutter contre la pauvreté et protéger le climat

Les conditions de vie des petits paysans de la région de Caruarù sont précaires et leur existence est menacée. C'est pourquoi la migration est forte en direction des grandes villes, Recife, São Paulo ou Rio de Janeiro. Le projet permet de garantir durablement le minimum vital des petits paysans de cette région du nord-est du Brésil. Différents éléments sont combinés, l'équipement de citernes d'eau potable, la culture de jardins potagers et la construction d'installations de biogaz.


 
Pays/région:Brésil, État de Pernambuco, région de Caruarù
Groupe cible:50 familles de petits paysans et 50 habitants d'une maison de retraite qui bénéficient de la production de biogaz, de l'installation de citernes d'eau et de la mise en culture de jardins potagers.
Budget nécessaire:CHF 240 586.-
Durée du projet:Du 01.09.2012 au 31.08.2014
Numéro du projet:p120052
Objectif du projet:La production de biogaz contribue à l'économie durable des ressources et à la réduction de CO2. En association avec des jardins potagers et des citernes d'eau, elle permet d'assurer les principales sources de revenu des petits paysans du nord-est du Brésil.
Responsable du projet:Esther Belliger, Tel: +41 41 419 24 41; ebelliger@caritas.ch
Département:Afrique/Amérique latine

De quoi s’agit-il?+-

L’accession du Brésil au rang de pays émergent se fait à partir de moyennes nationales qui ne tiennent pas compte des énormes disparités existant dans les régions. Certaines régions du Brésil au sud et au sud-est pourraient prendre place dans le classement de développement des pays européens, alors que d’immenses régions du nord-est présentent encore les caractéristiques de pauvreté typiques des pays en voie de développement.

Le développement démographique du Brésil a subi de très importants changements en peu de temps. Des migrations internes intenses et un exode rural exponentiel ont engendré une très forte urbanisation du pays. Les problèmes complexes dus au développement des grandes villes ont encore renforcé la rupture ville-campagne, ce qui a provoqué dans les régions urbaines une surcharge des infrastructures et une fracture sociale lourdes de conséquences. Contrairement à d’autres pays émergents, comme l’Inde par exemple, le Brésil n’a pas encore entrepris de réforme agraire significative: plus de 80% des terres agricoles appartiennent à moins de 10% de grands propriétaires.

Les régions rurales sont de plus en plus vouées aux activités de l’industrie agraire, ce qui provoque dans certaines régions des problèmes vitaux pour la petite agriculture. L’expansion de l’agriculture et de l’élevage industriels ont provoqué des conflits sociaux et des dégâts environnementaux irréparables. Les nombreuses années de monoculture de plantes comme le soja et la canne à sucre et d’emploi massif de produits chimiques ont rendu ces régions écologiquement très vulnérables aux changements de la faune et à la prolifération d’espèces nuisibles.

La région de Caruarù fait partie des zones arides du Brésil et la saison sèche y dure normalement plus de huit mois par an. À cela s’ajoutent maintenant des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes dues au changement climatique. Les rares rivières se tarissent complètement durant ces périodes, obligeant les femmes et les enfants à aller chercher l’eau de plus en plus loin, parfois à des kilomètres, à des puits d’une eau souvent contaminée qu’ils doivent partager avec le bétail. Les estimations et prévisions du rapport spécial publié en 2011 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montrent que le nord-est du Brésil va faire partie ces prochaines années des zones les plus durement touchées par le changement climatique et la sécheresse. 

Que faisons-nous?+-

Les conditions de vie des petits paysans de la région de Caruarù sont précaires et leur existence est menacée. C’est pourquoi la migration (particulièrement masculine) est forte en direction des grandes villes, Recife, São Paulo ou Rio de Janeiro.

À Caruarù, le projet poursuit une approche globale permettant de garantir durablement le minimum vital des petits paysans. La combinaison de différents éléments – l’équipement en citernes d’eau potable, la culture de légumes, l’élevage de petits animaux, la culture de jardins potagers permettant la sécurité alimentaire, la génération d’un revenu et l’équipement de biogaz pour le gaz de cuisine et l’engrais – contribue à assurer l’existence des petits paysans du nord-est du pays. De plus, cela permet de réduire les émissions de CO2.  

À partir de bouse de vache et de déchets organiques, et grâce à une simple installation de biogaz, on fabrique du gaz de cuisine qui remplace le bois, devenu rare, et le propane, beaucoup plus cher. De même, à partir de ce précieux substrat, on fabrique un engrais de qualité qui peut être directement épandu dans les champs et qui remplace parfaitement les engrais artificiels et chimiques. Avec nos partenaires, nous aménageons 50 installations de biogaz pour les petits paysans et une grande installation pour une maison de retraite de la région de Caruarù. Les familles sont formées et accompagnées dans l’exploitation des installations.

Grâce aux ressources qu’offrent les citernes à eau (52’000 l), qui sont financées par le gouvernement, les petits paysans sont désormais en mesure de cultiver des fruits et des légumes. Sept carrés sont prévus pour chaque famille que ces dernières peuvent cultiver en plus de leur travail quotidien. Ces carrés de cultures sont irrigués grâce à un système de goutte-à-goutte et enrichis par les restes fermentés des installations de biogaz. Les légumes issus de ces cultures suffisent à couvrir les besoins des familles. Le reste est vendu sur le marché local et les déchets organiques recyclés dans l’installation de biogaz. L’objectif est que ces cultures couvrent les besoins propres des familles et génèrent un revenu suffisant pour assurer le minimum vital.Tous les bénéficiaires sont formés par des experts en agriculture durable.

Le projet se concentre sur cinq des communes les plus pauvres de la région de Caruarù situées géographiquement à proximité les unes des autres, ce qui permet un développement régional. Les éléments en relation avec l’eau font partie du développement régional et sont financés par le gouvernement brésilien.

Aujourd’hui, 12 installations de biogaz pour les petits paysans et une installation plus grande pour un centre de réhabilitation sont déjà terminées et mises en service. Les responsables du programme visitent régulièrement les familles et le centre qui sont formés à l’entretien des installations. Pour l’instant, toutes les installations fonctionnent impeccablement.