Aide aux réfugiés de Syrie

Aide aux réfugiés de Syrie

Plus de douze millions de Syriens sont en fuite, dont la moitié sont des enfants. Caritas Suisse assure des secours d’urgence pour un montant de près de 12 millions de francs, notamment en Jordanie, Syrie et au nord de l’Irak.

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Colombie: les enfants maîtrisent la violence

Combos, le partenaire de Caritas, s’engage pour les enfants et les jeunes dans les quartiers pauvres dominés par la violence à Medellín, pour qu’ils puissent terminer leur scolarité et qu’ils ne passent pas leur temps libre dans les rues.


 
Pays/région:Colombie, Medellín
Groupe cible:700 enfants et jeunes des quartiers pauvres
Budget nécessaire:Environ 126 000 francs par an
Durée du projet:Parrainage d’enfants à long terme
Numéro du projet:P120071
Objectif du projet:Les enfants doivent achever l’école et ne pas passer leur temps dans les rues des quartiers pauvres dominés par la violence.
Responsable du projet:Ira Amin, tél.: +41 41 419 22 67, iamin@caritas.ch
Département:Afrique / Amérique latine

De quoi s’agit-il?+-

Depuis près de 50 ans, la Colombie est le théâtre d’un conflit armé interne entre la guérilla de gauche, les troupes gouvernementales et les groupes paramilitaires. Jusqu’à aujourd’hui, ce conflit a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, et trois millions de personnes ont été déplacées. La population civile est la première victime, surtout dans les régions dont les acteurs principaux armés se disputent le contrôle. Les menaces, assassinats, enlèvements et rançonnements en toute impunité font partie de la vie quotidienne. La société colombienne est jeune: 43% de la population a moins de 18 ans. Dans aucun autre pays, le pourcentage des enfants et adolescents parmi les victimes, mais aussi parmi les délinquants, n’est aussi élevé qu’en Colombie. Il est évident qu’un grand nombre de délits perpétrés dans le pays est dû aux insuffisances du système d’éducation.

5,4 millions de la population colombienne (qui s’élève à 41 millions) vivent dans un dénuement absolu, manquant de revenus et d’infrastructures de toutes sortes. Ce sont surtout les enfants de familles nombreuses qui sont souvent contraints de travailler pour contribuer au revenu familial. En Colombie, le travail des enfants fait partie du quotidien.  Certains d’entre eux cherchent la protection de bandes de jeunes, surtout lorsque les conditions de leur employeur deviennent insupportables.
Si Medellin, la plaque-tournante colombienne de la drogue, est dominée par la violence, elle est en même temps un refuge pour les personnes déplacées venant des régions rurales de la province d’Antioquia et de la province voisine du Chocó. Celle-ci est considérée comme l’une des provinces les plus fortement menacées par le conflit armé et elle détient aussi le record de pauvreté du pays. Les personnes déplacées s’installent dans les bidonvilles de Medellin. Elles sont négligées de façon notoire par l’État et  leur situation est précaire : les pénuries de denrées alimentaires, d’eau et de courant sont courantes et le chômage est élevé. Des affrontements violents entre bandes et entre gangs de la drogue sont le résultat de tensions sociales, politiques et économiques. Ce climat de violence a surtout des répercussions pour les femmes, les enfants et les adolescents : ils souffrent de la violence sexuelle omniprésente et sont recrutés par des groupes et des bandes criminelles.

Que faisons-nous?+-

En collaboration avec son organisation partenaire COMBOS, Caritas Suisse se porte garante des droits des enfants, jeunes, femmes et familles déplacés. Ce projet a pour objectif de réduire et de prévenir le recrutement de mineurs par des groupes armés et/ou criminels et il s’adresse à 700 enfants et adolescents âgés de 7 à 14 ans. Ceux-ci s’investissent pour le respect de leurs droits et encouragent la cohabitation pacifique au sein de la société, fruit de la compétence sociale et transculturelle, la transmission du savoir, les relations publiques et le lobbying polique. Ils découvrent les répercussions du conflit en Colombie sur la société et sur l’individu. Ils apprennent à ne pas répondre à la violence par la violence, à connaître leurs droits, ce que la discrimination et l’égalité des chances signifient, comment on peut échapper à la spirale de la pauvreté et le rôle que joue l’éducation à cet égard.